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DAYAN Georges

Ancien sénateur de Paris

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1977
  • Fin de mandat le 28 mai 1979 (décédé)

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe Socialiste

Travaux parlementaires

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

DAYAN (Georges)

Né le 5 mars 1916 à Oran (Algérie)

Décédé le 28 mai 1979 à Paris

Député du Gard de 1967 à 1968

Sénateur de Paris de 1977 à 1979

Georges Dayan est issu d'une famille de notables d'Oran. Son père occupait les fonctions de directeur de l'agence oranaise de la Compagnie des messageries maritimes. Il poursuit des études secondaires au lycée de la ville et manifeste un goût prononcé pour le droit, qu'il part étudier à la faculté de Paris. Il y fait la rencontre qui a marqué sa vie, en la personne de François Mitterrand. Les deux amis poursuivent un cursus d'avocat, et se retrouvent encore une fois lors du service militaire, étant appelés au 23ème régiment d'infanterie coloniale, avant la Seconde guerre mondiale, et ont dès lors entretenu une amitié qui ne s'est pas démentie.

Après sa démobilisation, en 1940, il s'inscrit au barreau d'Oran, où il exerce jusqu'en 1947, date à laquelle il s'installe à Paris. De 1947 à 1954, il est chef de cabinet des secrétariats d'Etat ou ministères exercés par François Mitterrand (secrétariat à la présidence du Conseil en 1948, ministère d'Etat en 1952, ministère délégué au conseil de l'Europe en 1953, ministère de l'Intérieur en 1954). Il joue notamment un rôle important en 1950-1951 au ministère de la France d'outre-mer, au sein duquel François Mitterrand se heurte aux administrateurs coloniaux. Il est son conseiller technique entre 1956 et 1957, lorsque celui-ci exerce la fonction de ministre de la justice, à un moment où la guerre d'Algérie pose la question de l'application de la loi en période de conflit. Parallèlement à cette activité au sein des cabinets ministériels de François Mitterrand, il exerce la fonction de secrétaire général adjoint de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR) de 1952 à 1962. Il devient ainsi un homme-clé des réseaux de la gauche non communiste, et l'un des animateurs de ce parti indispensable à la constitution des majorités de la IVe République.

En janvier 1956, Georges Dayan s'est présenté pour la première fois aux élections législatives, en Saône-et-Loire, sans succès. Il est nommé maître des requêtes au Conseil d'Etat la même année, siégeant pendant près de vingt ans à la section du contentieux. Il est promu conseiller d'Etat en 1974.

Sous la Ve République, Georges Dayan apparaît comme l'un des plus proches collaborateurs de François Mitterrand. Il est réputé être un homme de contacts, ce qui explique en partie la fortune politique de la Convention des institutions républicaines (CIR), dès sa création en juin 1964. Après l'échec de la candidature de Gaston Defferre, en 1965, il participe à l'organisation de celle de François Mitterrand. Hommes-clé de la constitution de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS), il sert d'intermédiaire au candidat présidentiel de la gauche non communiste auprès des différentes composantes de la Fédération et obtient en 1967 une alliance électorale avec le PSU, à la suite d'une série de négociations serrées.

Il est élu député du Gard en février. Nommé membre de la commission de la production et des échanges, puis de celle des lois constitutionnelles, il s'inscrit au groupe parlementaire de la FGDS, dont il est élu vice-président. En séance publique, il prend part au débat sur les questions orales relatives à la situation de la viticulture, et évoque la situation des rapatriés d'Algérie lors de la discussion du projet de loi de finances pour 1968.

Il perd son mandat législatif, lors du triomphe électoral de l'UDR en juin 1968. Il rejoint la même année le groupe permanent et le présidium de la CIR, ralentissant ses activités au sein d'une FGDS en voie de délitement. Après l'échec de la tentative de candidature de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1969, il oeuvre à la recomposition de la gauche en prenant part aux différentes discussions entre la convention et la SFIO, qui échouent. Puis en juillet, il participe aux négociations précédant le congrès d'Issy-les-Moulineaux qui préfigure la naissance du nouveau Parti socialiste, la CIR restant en dehors de celui-ci. Georges Dayan devient le vice-président de la convention entre 1970 et 1971.

Après le congrès d'Epinay, en 1971, à l'occasion duquel les membres de la CIR rejoignent le Parti socialiste, il devient le représentant personnel de François Mitterrand au sein du comité directeur. La même année, il est élu conseiller municipal, puis maire de Caveirac, dans le Gard, où il conserve des attaches. En 1972, il est candidat pour le PS à la députation dans ce département, mais se retire après le premier tour. La même année, il devient vice-président de la Fédération des élus socialistes et républicains. Entre 1973 et 1978, il reste le représentant du premier secrétaire du Parti socialiste. A ce titre, Alain Poher a rappelé, lors de son éloge funèbre du 19 juin 1979, que Georges Dayan a servi de correspondant entre le candidat de l'Union de la gauche et lui, lorsqu'il exerçait par intérim les fonctions de Président de la République, en 1974. François Mitterrand lui rend d'ailleurs un hommage anonyme dans La paille et le grain (1975), écrivant « devoir beaucoup à la compétence et à l'amitié » de ses collaborateurs.

Georges Dayan a joué un rôle important dans le recrutement des « sabras », nom donné aux nouveaux cadres du PS entrés après le congrès d'Epinay. Ainsi, tête de liste de la gauche du 2ème secteur de Paris lors des municipales de Paris en 1977 (IIe et IIIe arrondissements de Paris), et opposé à Jacques Dominati, il parraine la première campagne électorale de Jack Lang. Il mène avec lui une campagne très active contre le projet de réaménagement des Halles. Georges Dayan et Jack Lang cosignent une tribune dans Le Monde du 7 décembre 1977, réaffirmant leur hostilité à ce projet. Partisan de l'alliance avec le Parti communiste français (PCF), il affirme lors de l'élection municipale de Paris: « On ne peut exclure des millions de communistes de la vie politique française ». En mars 1977, il accompagne François Mitterrand en Israël, y rencontrant notamment Golda Meir et les dirigeants du parti travailliste.

L'activité sénatoriale de Georges Dayan est limitée en raison de la brièveté de son mandat. Elu sénateur de Paris, le 25 septembre 1977, il adhère au groupe socialiste et devient membre de la commission des lois. Il est l'une des chevilles ouvrières de la délégation de parlementaires socialistes à la conférence de la CSCE à Belgrade, le 15 octobre 1977. Il y défend notamment le sort des Juifs soviétiques, auquel il a été sensibilisé durant sa campagne électorale à Paris. Il intervient sur le projet de loi relatif à l'indemnisation des Français rapatriés d'outre-mer dépossédés de leurs biens (14 décembre 1977), un sujet auquel il tient personnellement et qui constitue un enjeu électoral important pour le Parti socialiste. En 1978, un grave accident de santé l'affecte. Diminué physiquement, il ne peut participer activement aux travaux de la Haute assemblée. Georges Dayan ne se remet pas de sa maladie et disparaît l'année suivante. Il était chevalier de la Légion d'honneur.

Au lendemain de son élection, le 11 mai 1981, le président François Mitterrand s'est rendu sur sa tombe pour lui rendre hommage.

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Photo de M. Georges DAYAN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 6 mars 1915
Décédé le 28 mai 1979
Profession
Conseiller d'Etat
Département
Paris