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DERYCKE Dinah

Ancien sénateur du Nord

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenue Sénateur le 3 juillet 1997 (en remplacement de M. Jacques BIALSKI, démissionnaire)
  • Elue le 23 septembre 2001
  • Fin de mandat le 19 janvier 2002 (décédée)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Présidente de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe Socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

DERYCKE (Dinah)

Née le 1er avril 1946 à Armentières (Nord) Décédée le 19 janvier 2002 à Lille (Nord)

Sénateur du Nord de 1997 à 2002

Dinah Derycke s'engage très jeune dans la vie politique : elle a dix-huit ans lorsqu'elle adhère à la Section française de l'internationale ouvrière (SFIO). Elle milite par la suite au Parti socialiste (PS), qui succède à la SFIO en 1969, dans le sillage de François Mitterrand et de Pierre Mauroy. Après avoir obtenu une maîtrise de droit public puis le diplôme de l'École nationale des impôts de Clermont-Ferrand, elle est inspecteur des impôts dans sa région natale, à Roubaix, de 1968 à 1981.

Dans le même temps, elle milite à la Confédération générale du travail (CGT). Elle y est membre de la commission exécutive confédérale de 1978 à 1982. Nommée déléguée régionale aux droits de la femme du Nord-Pas-de-Calais de 1982 à 1986, elle n'a dès lors de cesse de lutter pour les droits des femmes et l'égalité des

sexes.

Candidate aux élections sénatoriales du 25 septembre 1983 dans le Nord, elle est la première non élue sur la liste socialiste conduite par Jacques Bialski, qui recueille trois sièges. C'est en mars 1986 qu'elle obtient son premier mandat politique : elle est élue conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais sous l'étiquette socialiste. Reconduite en 1992, elle siège à l'assemblée régionale jusqu'en 1998. Elle est également élue au conseil municipal de Croix, commune de la banlieue lilloise, en 1989.

Nommée conseiller référendaire à la Cour des comptes au tour extérieur en 1986, elle rejoint de 1991 à

1993 le cabinet de Michel Delebarre, ministre de la Ville puis de la Fonction publique et des Réformes administratives, comme conseiller technique. Elle réintègre ensuite la Cour des comptes de 1993 à 1997.

Elle brigue de nouveau un siège sénatorial le 28 septembre 1992. Mais elle occupe encore la première place inéligible sur la liste socialiste dirigée par le maire de Lille, Pierre Mauroy, qui remporte quatre sièges. Elle devient toutefois conseiller municipal de Lys-lez-Lannoy, ville proche de Roubaix, en 1995. Puis le 3 juillet

1997, elle est proclamée sénateur du Nord à la suite de la démission de Jacques Bialski.

Après avoir échoué à conquérir la mairie de Lys-lez-Lannoy aux élections municipales de mars 2001, elle sollicite le renouvellement de son mandat sénatorial le 23 septembre de la même année : deuxième derrière Pierre Mauroy sur la liste d'union entre le PS et les Verts, qui recueille 1 663 des 5 545 suffrages exprimés, elle est réélue.

Au Palais du Luxembourg, elle siège au groupe socialiste. D'abord membre de la commission des affaires sociales à partir de 1997, elle rejoint les rangs de celle des lois en 1998 et y demeure jusqu'à son décès. À partir de 1998, elle exerce la vice-présidence de la commission des lois ainsi que les fonctions de rapporteur pour avis du budget des services généraux de la justice.

Militante féministe déterminée, elle consacre l'essentiel de son activité sénatoriale à se battre pour faire progresser les droits des femmes. Elle oeuvre ainsi à la création d'une délégation du Sénat aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, rapportant la proposition de loi qui lui est relative en

1999. Devenue membre de cette délégation, elle est portée à sa présidence dès novembre 1999.

Rappelant que « notre Marianne fut longtemps, trop longtemps, la seule femme présente dans les hémicycles et les salles de conseil », Dinah Derycke lutte plus particulièrement pour l'accroissement de la

représentation politique féminine. Aussi défend-elle avec ardeur, en 1999, la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes : elle considère l'institution de la parité hommes-femmes dans l'accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives comme le moyen d'inverser la « discrimination positive en faveur des hommes ».

Elle s'attache également à combattre l'ensemble des discriminations dont sont victimes les femmes. En

2000, lors du débat sur la proposition de loi relative à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, elle dénonce les discriminations qu'endurent les femmes dans le monde du travail. Elle plaide régulièrement en faveur de l'amélioration de l'accès à la contraception, notamment dans les départements et territoires d'outre-

mer.

Elle lutte contre la prostitution, dans laquelle elle voit un symbole de l'inégalité des sexes. Elle présente un rapport sur ce thème, dans le cadre de la délégation du Sénat aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, puis elle est chargée d'une mission temporaire auprès de la ministre de l'Emploi et de la solidarité, Élisabeth Guigou, sur la prévention, l'accompagnement et la réinsertion des personnes prostituées de février à avril 2001.

Elle se bat également contre la prostitution des mineurs, notamment lors de la discussion de la proposition de loi relative à l'autorité parentale en 2001 : elle est favorable à la pénalisation des clients des prostitués mineurs. Elle s'engage activement contre la maltraitance des enfants et intervient, en 2000, lors de l'examen des propositions de loi sur l'institution d'un défenseur des enfants et l'amélioration de la détection d'enfants maltraités. Elle dénonce, la même année, la persistance du travail des enfants dans de nombreuses régions du monde.

Par-delà l'enfance, Dinah Derycke s'intéresse à l'ensemble des problèmes qui concernent la famille, qu'il s'agisse des allocations familiales (1997) ou de la prestation compensatoire en cas de divorce (2000). Jugeant nécessaire d'adapter la législation à l'évolution des moeurs, elle plaide aussi, en 1999, en faveur de la loi relative au pacte civil de solidarité dans laquelle elle voit « une avancée sociale et culturelle » et, en aucun cas, une atteinte à la famille et au mariage.

Elle défend, en 1998, la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail, ainsi que la loi sur la lutte contre les exclusions, elle qui n'a précisément cessé de s'engager au service des exclus, des démunis et des plus faibles. Vice-présidente de l'Office parlementaire d'évaluation de la législation à partir de

1999, elle s'exprime par ailleurs sur des sujets très variés, tels que la vente des meubles aux enchères publiques, la protection des trésors nationaux, la sécurité routière (1999) ou l'instauration d'une journée d'hommage à la mémoire des crimes du régime de Vichy (2000).

Dinah Derycke est emportée par la maladie le 19 janvier 2002, à l'âge de cinquante-cinq ans.

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Photo de Mme Dinah DERYCKE, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Née le 1er avril 1946
Décédée le 19 janvier 2002
Profession
Conseiller référendaire à la Cour des Comptes
Département
Nord