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FIL Jules

Ancien sénateur de l'Aude

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 11 juin 1967
  • Fin de mandat le 23 septembre 1968 (décédé)

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe Socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

FIL (Jules)

Né le 2 février 1899 à Bize-Minervois (Aude)

Décédé le 23 septembre 1968 à Montpellier (Hérault)

Député de l'Aude de 1962 à 1967

Sénateur de l'Aude de 1967 à 1968

Né le 2 février 1899 dans un modeste foyer de viticulteurs du Minervois, Jules Fil poursuit des études à l'Ecole normale de Carcassonne où il devient militant socialiste, alors que son père était déjà secrétaire de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) à Bize. Après avoir obtenu le brevet supérieur, il exerce les fonctions d'instituteur dans son département d'origine de 1918 à 1926 (notamment à Fourtou). Ayant obtenu un détachement en Afrique occidentale française, il s'installe au Sénégal où il occupe dans l'enseignement primaire local plusieurs postes de responsabilité. Il devient ainsi directeur de l'école primaire supérieure Blanchot (par la suite collège moderne de Saint-Louis-du-Sénégal) et enfin inspecteur du primaire. En 1941, le gouvernement de Vichy met à la retraite d'office ce socialiste franc-maçon, ancien secrétaire fédéral adjoint de la fédération SFIO de l'Afrique occidentale française (AOF) à l'époque du Front Populaire. Jules Fil doit rentrer en Métropole et rejoint la Résistance.

A la Libération, il s'installe de nouveau à Carcassonne où après un passage à Électricité de France (EDF) comme chef de bureau, il crée un cabinet d'études et de gestion industrielle. En 1947, la puissante fédération socialiste de l'Aude (il est secrétaire de la section de Carcassonne) le porte au conseil municipal de la ville. Devenu premier adjoint du dernier maire radical-socialiste, il remporte la mairie en 1953 avec le renfort de voix du Mouvement républicain populaire (MRP), ce qui suscite quelques critiques dans les rangs laïcs locaux. Il restera le premier magistrat de la ville jusqu'à sa mort, en obtenant le soutien des autres composantes de la gauche. Renforçant son implantation politique dans le département, Jules Fil, déjà président de l'assemblée des maires de l'Aude, entre au Conseil général en 1958 comme représentant du canton de Carcassonne-Ouest. Il est réélu en 1964. Il s'emploie au service de sa cité dans les domaines qui lui sont chers : l'enseignement (formation professionnelle, bourses d'étude), la solidarité (aide sociale), l'aménagement du territoire (logement, équipement routier, implantation industrielle). Lors des législatives de 1958, Jules Fil est suppléant de Georges Guille, ancien ministre, député SFIO sortant et président du Conseil général de l'Aude. Mais le tandem est battu de peu par le MRP Louis Raymond-Clergue qui profite de la triangulaire imposée par le communiste Félix Roquefort. Ses amis socialistes le désignent comme candidat lors des législatives d'avril 1962 et Jules Fil devient député de la première circonscription de l'Aude. Membre de la commission des finances, de l'économie générale et du Plan, il intervient lors de la discussion du budget des charges communes pour défendre la situation des agents de la fonction publique, et réclamer l'amélioration de la situation des rapatriés d'Algérie, très nombreux dans l'Aude. Il occupe les fonctions de secrétaire à l'Assemblée nationale d'avril 1965 à avril 1966.

En avril 1967, Georges Guille, alors sénateur de l'Aude, devient député. Aux termes d'une entente entre élus SFIO, Jules Fil prend sa place au Palais du Luxembourg en lui cédant la sienne au Palais-Bourbon. L'élection elle-même n'est que formalité dans ce bastion socialiste et aux sénatoriales du 12 juin 1967, le maire de Carcassonne bat facilement l'ancien député communiste Félix Roquefort par 628 voix contre 129. Il est nommé membre de la commission des affaires sociales. Dès le 22 novembre 1967, il intervient dans la discussion du projet de loi de finances de 1968 sur le budget des affaires culturelles en réclamant une plus juste répartition pour la protection des sites et des monuments historiques. Il soutient avec ténacité la création d'un centre régional d'art dramatique dans la région du Languedoc-Roussillon. Mais, gravement malade, Jules Fil est contraint de quitter le Sénat un an à peine après son élection pour être hospitalisé à la clinique Saint-Eloi de Montpellier. Il y décède le 23 septembre 1968. Son éloge funèbre est prononcé le 1er octobre 1968 par le président du Sénat, Gaston Monnerville, qui rappelle son oeuvre municipale, départementale et nationale, tout en louant son esprit clair et son sens du dévouement. Son suppléant, le cheminot narbonnais Marcel Souquet, le remplace au Palais du Luxembourg tandis qu'en octobre 1968, le socialiste Antoine Gayraud est élu maire de Carcassonne.

Jules Fil était officier de l'ordre national du Mérite, officier des Palmes académiques et officier de la Légion d'honneur. Son nom a été donné à un lycée de Carcassonne qu'il avait fait construire et à une école primaire de Limoux où il avait enseigné au début de sa carrière.

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Photo de M. Jules FIL, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 2 février 1899
Décédé le 23 septembre 1968
Profession
Directeur d'école en retraite
Département
Aude