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MARQUÈS René

Ancien sénateur des Pyrénées-Orientales

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 27 septembre 1992
  • Fin de mandat le 30 septembre 2001 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


MARQUÈS (René)

Né le 17 janvier 1923 à Perpignan (Pyrénées-Orientales)

Décédé le 1er août 2013 à Cabestany (Pyrénées-Orientales)

Sénateur des Pyrénées-Orientales de 1992 à 2001

René Marquès voit le jour le 17 janvier 1923 à Perpignan. Fils d'un fonctionnaire de la direction des hôpitaux, il effectue sa scolarité au lycée de la préfecture du département des Pyrénées-Orientales. Il débute ensuite en octobre 1940 des études de médecine à la faculté de Toulouse. Il les interrompt en septembre 1944 lorsqu'il s'engage volontairement au sein de la Première armée française. Il participe ainsi à la campagne en Allemagne en 1945.

Démobilisé en janvier 1946, il reprend ses études et obtient le doctorat en médecine en 1947. Dès l'année suivante, il s'installe à Saint-Laurent-de-la-Salanque, petit village situé près du littoral méditerranéen qu'il ne va désormais plus quitter. Il s'y installe comme médecin et est expert près la cour d'appel de Montpellier de 1976 à 1988.

Il entre tardivement en politique : il a cinquante ans lorsqu'il se présente aux élections cantonales en 1973 dans le canton de Saint-Laurent-de-la-Salanque. Candidat sans étiquette de sensibilité centriste, il défait au second tour le conseiller général sortant, le maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque, Amédée Cadène. Il mène dès lors de front sa carrière de médecin et ses mandats politiques jusqu'en 1988, date de son élection à la présidence du conseil général. Réélu à quatre reprises, il occupe le siège de conseiller général du canton de Saint-Laurent-de-la-Salanque sans discontinuer jusqu'en 2004. Il est également élu maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque en 1983. Il conserve ce fauteuil majoral jusqu'en 2001 et préside l'association des maires et adjoints des Pyrénées-Orientales de 1989 à 2001.

René Marquès devient donc peu à peu une figure incontournable sur la scène politique des Pyrénées-Orientales. Il est ainsi porté à la vice-présidence de l'assemblée départementale de 1976 à 1987. Puis, en décembre 1987, à la suite du décès de Guy Malé, il est nommé président du conseil général par intérim. Il est ensuite confirmé dans ces fonctions par un vote en février 1988. Abandonnant aussitôt l'exercice de la médecine, il préside le conseil général des Pyrénées-Orientales jusqu'en 1998. Il dirige également l'Office départemental d'HLM des Pyrénées-Orientales à partir de 1983.

Membre de l'Union pour la démocratie française, il aspire également à représenter les Pyrénées-Orientales au Parlement. Aussi sollicite-t-il un siège sénatorial aux élections du 27 septembre 1992. Déjà candidat lors du précédent scrutin sénatorial du 25 septembre 1983, il n'avait réuni que 84 des 861 suffrages exprimés au premier tour. Cette fois, en 1992, il est aisément élu dès le premier tour avec 472 des 896 suffrages exprimés. Il devance les deux sénateurs sortants, le maire RPR de Prades Paul Blanc, qui réunit 405 voix, et le maire UDF de Perpignan, Paul Alduy, qui ne recueille que 185 voix.

Président départemental de l'UDF à partir de 1992 et élu au bureau national de ce mouvement, il s'inscrit au groupe sénatorial de l'Union centriste. Il siège à la commission des affaires économiques de 1992 à 1995 puis à celle des affaires sociales de 1995 à 1998 et enfin à celle des affaires étrangères de 1998 à 2001. Il participe ainsi à la rédaction de plusieurs rapports d'information : en 1994 et 1995 sur l'économie de la Chine et les investissements étrangers dans ce pays, en 1997 sur l'organisation du système de santé au Danemark.

Au cours de son mandat sénatorial, René Marquès se préoccupe notamment des rapatriés d'Afrique du Nord. De fait, les Pyrénées-Orientales, et plus particulièrement les communes de Perpignan et Port-Vendres, accueillent de nombreux Pieds-Noirs. En 1996, il cosigne ainsi avec trois autres sénateurs une proposition de loi relative à la prorogation de la suspension des poursuites en faveur des rapatriés réinstallés. La même année, il interpelle le ministre des relations avec le Parlement sur le fonctionnement des commissions de reclassement des anciens combattants d'Afrique du Nord. En 2000, il soumet avec succès un amendement au projet de loi de finances pour 2001 visant à exonérer de l'impôt sur le revenu des sommes versées aux fonctionnaires et agents de l'État rapatriés et anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale.

Il intervient également au Sénat sur d'autres sujets qui concernent son département électif. Il s'exprime ainsi à propos de l'immigration irrégulière dans les Pyrénées-Orientales en 1997. Il est du reste nommé membre de la commission d'enquête chargée de recueillir des informations sur les régularisations d'étrangers en situation irrégulière en 1997-1998. Il pose également deux questions orales relatives aux transports dans son département : sur les fouilles archéologiques dans l'emprise de la liaison routière Perpignan-Canet (1998) et sur le TGV Méditerranée (1999).

Président du conseil général des Pyrénées-Orientales jusqu'en 1998, date laquelle il doit céder son fauteuil au socialiste Christian Bourquin, il s'intéresse en outre au fonctionnement des collectivités territoriales. Aussi pose-t-il des questions orales sur les budgets départementaux d'aide sociale, la dotation générale de décentralisation ou la carrière des directeurs généraux des conseils régionaux et généraux.

En outre, il prend part aux scrutins publics. Il vote ainsi la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993, la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998 et la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999. Il se prononce en revanche contre la loi relative au pacte civil de solidarité en 1999.

Après avoir déjà abandonné en mars 2001 son fauteuil de maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque à son adjoint Fernand Siré, il ne sollicite pas le renouvellement de son mandat sénatorial aux élections du 23 septembre 2001. Ne conservant que son mandat de conseiller général, René Marquès se retire définitivement de la vie politique en mars 2004 : il quitte le Conseil général des Pyrénées-Orientales, trente et un ans après y avoir fait son entrée.

Chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, il s'éteint le 1er août 2013 à l'âge de quatre-vingt-dix ans, à la clinique Médipôle de Cabestany, où il était hospitalisé.

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Photo de M. René MARQUÈS, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 17 janvier 1923
Décédé le 1er août 2013
Profession
Médecin
Département
Pyrénées-Orientales