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OLIVIER Henri

Ancien sénateur de l'Orne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 22 septembre 1974
  • Réélu le 25 septembre 1983
  • Fin de mandat le 1er octobre 1992 (non réélu)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe de l'Union des Républicains et des Indépendants

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

OLIVIER (Henri)

Né le 17 janvier 1917 à Alençon (Orne)

Décédé le 18 août 2004 à Saint-Germain-des-Grois (Orne) Sénateur de l'Orne de 1974 à 1992

Fils d'un chef de bureau à la mairie d'Alençon, Henri Olivier exerce la profession d'exploitant agricole.

Ancien militant à la Jeunesse ouvrière chrétienne, il se présente pour la première fois devant le suffrage universel aux élections municipales de 1947 dans la commune de Saint-Germain-des-Grois, où il vient de s'installer. Conseiller municipal puis adjoint au maire à partir de 1959, il est élu à la tête de la mairie en 1971. Défenseur du monde rural, Henri Olivier représente le canton de Rémalard en remplacement de Jean Pelletier à partir des élections cantonales de 1964. Fort de cette expérience locale accumulée, il est candidat aux élections sénatoriales de septembre 1974. En compagnie du sénateur gaulliste sortant, Hubert d'Andigné, qui est également maire de Champ-de-la-Pierre et président du Conseil général de l'Orne, il est élu au second tour en obtenant 536 voix sur les 931 exprimées. Les deux hommes, qui partagent une même passion pour les terroirs du Perche, sont très largement réélus au renouvellement de septembre 1983.

De sensibilité de droite et membre du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), Henri Olivier intègre, à son arrivée au Palais du Luxembourg, le groupe des Républicains et Indépendants. Durant ses deux mandats, le sénateur de l'Orne siège à la commission des affaires économiques. Homme de terrain, il intervient peu durant les séances. Il est nommé membre suppléant de diverses commissions mixtes paritaires, notamment celle chargée en 1984 de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion du projet de loi modifiant la loi du 16 avril 1897 concernant la répression de la fraude dans le commerce du beurre et la fabrication de la margarine.

Très indépendant dans ses votes, le sénateur Olivier se prononce contre la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse (1975), la loi portant réforme du divorce (1975) et la loi portant abolition de la peine de mort (1981). A l'inverse, il vote la loi relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions (1982), celle relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982), celle relative au revenu minimum d'insertion (1988) et la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « Des Communautés européennes et de l'Union européenne » (1992).

Pendant ses dix-huit années passées au Sénat, Henri Olivier conserve un ancrage politique local très fort, que ce soit à l'échelle communale, départementale ou régionale. A partir de 1975, il siège au Conseil régional de Basse-Normandie. Il s'investit en outre tout particulièrement dans les travaux du Conseil général de l'Orne dont il occupe pendant neuf ans la présidence de la commission des affaires sociales, scolaires et culturelles. Son volontarisme se traduit notamment par la décision de créer un collège à Rémalard. En 1982, il devient vice- président de l'assemblée départementale.

Les élections sénatoriales de septembre 1992 marquent la fin de sa carrière politique nationale. En effet, à l'issue d'un premier tour décevant, il préfère se désister afin de préserver les chances de son colistier, Hubert d'Andigné. En dépit de cette stratégie, le second tour concrétise le succès d'une nouvelle génération de la droite ornaise incarnée par Daniel Goulet, maire de Mêle-sur-Sarthe, et Alain Lambert, maire d'Alençon.

Remi Olivier reste conseiller général du canton de Rémalard et maire de Saint-Germain-des-Grois respectivement jusqu'en 1994 et 1995. Âgé de 78 ans, il se retire alors de la vie publique. Il était officier des Palmes académiques, chevalier du Mérite agricole et titulaire de la Croix de guerre 1939-1945.

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Photo de M. Henri OLIVIER, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union des Républicains et des Indépendants
Etat-civil
Né le 17 janvier 1917
Décédé le 18 août 2004
Profession
Agriculteur
Département
Orne