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PERIDIER Jean

Ancien sénateur de l'Hérault

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Réélu le 23 septembre 1962
  • Réélu le 26 septembre 1971
  • Fin de mandat le 1er octobre 1980 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

PÉRIDIER (Jean)

Né le 2 avril 1909 à Montpellier (Hérault)

Décédé le 8 août 1982 à Montpellier (Hérault)

Sénateur de l'Hérault de 1949 à 1980

Représentant l'Hérault à la Haute Assemblée depuis 1949, Jean Péridier sollicite le renouvellement de son mandat le 26 avril 1959. Il se présente en troisième position sur la liste d'Entente républicaine pour la défense permanente de la viticulture et des intérêts économiques du département, que conduit le maire de Béziers Emile Claparède. Les trois sénateurs héraultais sortants sont réélus à une large majorité des suffrages, Emile Claparède et le président du conseil général de l'Hérault, Jean Bène, dès le premier tour, Jean Péridier lors du second. Après avoir recueilli 547 voix sur 1 105 suffrages exprimés au premier tour, le maire du Pouget obtient en effet 654 voix sur 1 101 suffrages exprimés au second.

Jean Péridier se représente le 23 septembre 1962. Candidat comme en 1959 sur une liste d'union formée par les trois sénateurs sortants, il est cette fois réélu dès le premier tour de scrutin avec 796 voix sur 1 036 suffrages exprimés. Le succès de la liste de Rassemblement démocratique et de défense des intérêts économiques est net : elle enlève les trois sièges à pourvoir puisque Emile Claparède et Jean Bène sont eux aussi reconduits à l'issue du premier tour.

Le 26 septembre 1971, Jean Péridier retrouve une nouvelle fois son fauteuil sénatorial. Mais contrairement au scrutin de 1962, il n'est élu qu'à l'issue du second tour. Placé en troisième position sur la liste d'Union des républicains, il ne recueille en effet que 631 voix sur 1 274 suffrages exprimés. Lors du second tour, il est réélu avec 766 voix sur 1 253 suffrages exprimés. Ses colistiers Pierre Brousse et Charles Alliès remportent les deux autres sièges.

Au Palais du Luxembourg, Jean Péridier, vieux militant de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) constamment demeuré fidèle au Parti socialiste, siège tout naturellement au sein du groupe socialiste. D'octobre 1959 à la fin de son mandat, il est membre de la commission des affaires étrangères. Il en assure la vice-présidence de 1967 à 1978. En novembre 1968, il est élu représentant de la France à l'Assemblée du Conseil de l'Europe et à l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale. Il y siège jusqu'en 1980.

Avocat à la cour d'appel de Montpellier, bâtonnier de l'ordre des avocats de Montpellier de 1972 à 1974, il est en outre élu juré suppléant à la Haute Cour de justice en novembre 1959.

Parlementaire actif, Jean Péridier intervient très fréquemment en séance publique. Descendant d'une famille de viticulteurs, il ne cesse de défendre la viticulture française. Il exprime ainsi régulièrement son inquiétude par rapport au faible niveau des prix des vins ou à l'importation de vins étrangers. Il juge par exemple nécessaire en 1972 que soit menée une action pour protéger la viticulture française dans le cadre du Marché commun européen. Estimant qu'ils « se dressent pour défendre leur droit à la vie », il soutient aussi les manifestations des viticulteurs méridionaux en 1975. Il intervient en outre pour demander l'indemnisation des viticulteurs quand ceux-ci voient leurs vignobles sinistrés par le gel ou les orages.

Il est également l'auteur de nombreux rapports au nom de la commission des affaires étrangères. A partir de 1961, il rapporte ainsi plusieurs traités de coopération signés entre la France et des Etats africains nouvellement indépendants. Il exerce aussi les fonctions de rapporteur pour avis de la commission des affaires étrangères pour le budget de la coopération. Il rapporte encore divers textes relatifs à des traités internationaux, qu'il s'agisse de la ratification de la convention sur le service militaire entre la France et la Belgique en 1964 ou de celle de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires en 1969. Il est de même le rapporteur de projets de loi portant ratification d'accords internationaux relatifs à la pollution des mers, en particulier celle de la Méditerranée (1977). A la suite du naufrage du pétrolier Amoco-Cadiz sur les côtes bretonnes en 1978, il rapporte un projet de loi sur la pollution des mers par les hydrocarbures.

Le sénateur de l'Hérault prend en outre fréquemment la parole pour s'opposer à la politique extérieure conduite par les différents gouvernements de droite, de 1959 à 1980. En 1969, il condamne l'envoi de troupes françaises au Tchad. Le socialiste critique aussi bien la politique étrangère du général de Gaulle, à commencer par son refus de l'entrée de la Grande-Bretagne dans la Communauté économique européenne (1968), que celle de Valéry Giscard d'Estaing, en raison de ses « relations amicales avec les régimes les plus fascistes » (1976) et de son soutien à des dictateurs africains « discrédités » (1978).

Fervent défenseur de la construction européenne, Jean Péridier plaide en 1977 pour l'élection d'un Parlement européen au suffrage universel. En 1978, il exprime toutefois son refus de l'élargissement méridional de la Communauté européenne à la Grèce, au Portugal et à l'Espagne, craignant notamment la concurrence des fruits et des vins espagnols.

Outre les questions internationales, Jean Péridier intervient au Sénat aussi bien sur la retraite du combattant (1959) et l'extension du camp militaire du Larzac (1972) que sur la lutte contre la drogue (1978) ou la politique énergétique (1980).

Il prend part aux scrutins sur les principaux textes. Il se prononce ainsi en faveur de la loi autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie en 1960, de la loi portant réforme des régimes matrimoniaux en 1965, de la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances en 1967, de la loi fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité en 1974, de la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse en 1974 et de la loi portant réforme du divorce en 1975. Il vote en revanche contre la loi portant création et organisation des régions en 1972 et s'abstient sur la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973.

Après avoir siégé à la Haute assemblée durant trente et une années sans interruption, il décide de ne pas se représenter lors des élections du 28 septembre 1980. En quittant le Palais du Luxembourg, Jean Péridier se retire définitivement de la vie politique. Auparavant il avait en effet déjà abandonné ses mandats locaux : celui de maire du Pouget dès 1965 et celui de conseiller général du canton de Roujan en 1976. Peu de temps après son départ du Sénat, il publie La Commune et les artistes, ouvrage qui analyse les relations de la Commune de Paris en 1871 avec Jules Vallès, Gustave Courbet ou Jean-Baptiste Clément.

C'est à Montpellier, à l'âge de soixante-et-onze ans, que Jean Péridier s'éteint le 8 août 1982.

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Photo de M. Jean PERIDIER, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe socialiste
Etat-civil
Né le 2 avril 1909
Décédé le 8 août 1982
Profession
Avocat
Département
Hérault