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PHILIPPON Gustave

Ancien sénateur de la Haute-Vienne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Fin de mandat le 1er octobre 1968 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires culturelles
  • Membre du Groupe Socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

PHILIPPON (François Pierre Gustave)

Né le 19 septembre 1900 à Limoges (Haute-Vienne)

Décédé le 16 décembre 1974 à Limoges (Haute-Vienne)

Sénateur de la Haute-Vienne de 1959 à 1968

Gustave Philippon est le quatrième enfant d'une famille de négociants en tissus. Après de brillantes études secondaires à Limoges, il poursuit sa scolarité à Poitiers. Licencié en droit et certifié d'études physiques et chimiques naturelles, il embrasse finalement la carrière d'avocat. C'est en 1925 qu'il prête serment devant la cour d'appel de Limoges. Il débute alors une remarquable carrière au cours de laquelle il devient en 1947 bâtonnier de l'ordre puis vice-président de la caisse nationale des barreaux français.

Parallèlement à son activité professionnelle, Gustave Philippon parvient à se consacrer à ses deux autres passions : la politique et le sport. Lui-même sportif, le futur sénateur de la Haute-Vienne s'est depuis ses études supérieures toujours investi dans l'organisation du sport universitaire. Secrétaire général du Limoges-étudiants-club (LEC), il en devient le président à partir de 1947. L'autre grande passion de cet imminent juriste limousin se noue également dans sa jeunesse. Convaincu par l'idéal socialiste, il adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) de la Haute-Vienne. Dans cette terre de gauche qu'est le Limousin, Philippon fait ses premiers pas en politique dans le sillage de ceux de Léon Betoulle, maire socialiste de Limoges depuis 1912, député de la Haute-Vienne de 1906 à 1924 puis sénateur de 1924 à 1944. En 1929, le jeune avocat est élu pour la première fois conseiller municipal de Limoges sur la liste du maire sortant. Il est alors le benjamin du conseil municipal.

Gustave Philippon participe à la Seconde guerre mondiale du 27 août 1939 au 20 juillet 1940. Le 15 mai 1940, il est promu brigadier. De retour dans la capitale limousine, il continue à participer à la gestion municipale jusqu'en 1941 date à laquelle le gouvernement de Vichy décide de révoquer l'ensemble du conseil municipal.

A la Libération, Philippon est élu conseiller général du canton Est de Limoges face à l'une des figures de la résistance française à la tête des maquis du Limousin, Georges Guingouin, devenu maire de Limoges en 1945. Alors que ses relations avec le PCF se dégradent, Guingouin cède la mairie en 1947 au profit des socialistes et de Léon Betoulle. Philippon devient alors son premier adjoint jusqu'en 1956, puis celui du nouveau maire socialiste Louis Longequeue, député puis sénateur de la Haute-Vienne. Homme de plus en plus influent, Philippon devient vice-président du conseil général de 1954 à 1964. C'est alors qu'il se présente aux élections sénatoriales de 1959 et est élu au premier tour (553 voix sur 787 votants) le 26 avril en compagnie du sénateur socialiste sortant Georges Lamousse.

Inscrit au groupe socialiste, le sénateur Philippon siège à la commission des affaires culturelles. En 1960, il vote pour la loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie. IL vote également en faveur de la loi portant réforme des régimes matrimoniaux en 1965, et de celle relative à la régulation des naissances en 1967.

Juriste reconnu, il est élu juge titulaire de la Haute Cour de justice dès 1959. C'est également le plus souvent sur des questions relatives à la justice qu'il intervient en séance. Il dénonce à plusieurs reprises, à l'occasion de la discussion du budget principalement, le manque de moyen accordé à ce ministère : « je regrette pour ma part que le budget d'un grand ministère, qui devrait être le ministère le plus important de l'Etat (...) ne représente que 1 % du budget national ». Le 22 novembre 1960, il manifeste ses inquiétudes concernant l'éventuelle suppression des tribunaux administratifs. A deux reprises en 1966, lors de la discussion du projet de loi portant amnistie de droit commun, il s'oppose à des amendements visant à exclure de cette loi les condamnations pour proxénétisme. Membre de l'opposition, il use également de son éloquence pour combattre différents projets gouvernementaux comme l'idée d'une hausse de l'impôt sur le tiercé en novembre 1963, ou encore une augmentation de la répression du « doping » dans les compétitions sportives en novembre 1964. A cette occasion et sur un sujet qu'il maîtrise tout particulièrement, il s'adresse au Gouvernement en ces termes : « vous allez, par cette loi, appliquer le droit pénal à une question sportive. »

En 1968, quelques mois avant de se représenter devant les grands électeurs de la Haute-Vienne, Gustave Philippon est nommé secrétaire du Sénat en remplacement du sénateur de la Martinique Paul Symphor, décédé.

Très impliqué dans la vie politique nationale, l'influence du sénateur de la Haute-Vienne diminue cependant au niveau local. Dès mars 1964, il perd son siège de conseiller général suite à sa défaite au deuxième tour des élections cantonales dans le canton de Limoges Est. A l'été 1968, la fédération socialiste décide de ne pas représenter Philippon à sa propre succession aux élections sénatoriales de septembre, lui préférant le maire d'Isle, Robert Laucournet, plus proche des communistes. Philippon qui décide malgré tout de se représenter est largement battu par Laucournet et Lamousse, l'autre sénateur socialiste sortant, n'obtenant que 188 voix sur les 790 votes exprimés. Après cette lourde défaite, l'ancien sénateur conserve jusqu'en 1971 sa fonction de premier adjoint au maire de Limoges avant de se retirer de la vie politique pour des raisons de santé.

Gustave Philippon était chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique et du Mérite sportif, chevalier du Ouissan Alaouite et commandeur du Nicham Iftikar.

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Photo de M. Gustave PHILIPPON, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 19 septembre 1900
Décédé le 16 décembre 1974
Profession
Avocat
Département
Haute-Vienne