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PLAIT André

Ancien sénateur de l'Yonne

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Fin de mandat le 1er octobre 1968 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires sociales

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe des Républicains et Indépendants

Travaux parlementaires

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

PLAIT (André, Marie)

Né le 8 juillet 1892 à Auxerre (Yonne)

Décédé le 8 avril 1979 à Ancy-le-Franc (Yonne)

Conseiller de la République puis sénateur de l'Yonne de 1947 à 1968

Le Centre national des Indépendants et paysans (CNI) accorde son investiture aux deux sénateurs sortants de l'Yonne, Philippe de Raincourt et André Plait, à l'occasion des élections du 26 avril 1959. Dans leur profession de foi électorale, ces derniers soulignent que la Constitution de la Ve République reconnaît au Sénat « les mêmes prérogatives » qu'à l'Assemblée nationale. Le bon fonctionnement de la démocratie exige selon eux que le Parlement exerce pleinement son « rôle de contrôle et d'orientation » à l'égard de l'exécutif. Philippe de Raincourt et André Plait s'engagent à défendre « l'Algérie française et la Communauté ». Atlantistes convaincus, ils voient la solidarité comme une nécessité pour le monde libre afin de « barrer la route à l'hégémonie communiste ». La rumeur d'une candidature du maire d'Auxerre Jean Moreau agite un temps les milieux politiques yonnais. Le 26 avril 1959, seules une liste gaulliste emmenée par l'ancien maire de Chablis Raymond Rassinier et la candidature isolée du maire de Tonnerre Roger Picand concurrencent pourtant la liste du CNI auprès des grands électeurs modérés. André Plait obtient 401 voix sur 887 au premier tour, soit 96 de moins que son colistier Philippe de Raincourt, qui est réélu. Lors du vote décisif, le soutien de 460 grands électeurs sur 888 permet toutefois au conseiller général d'Ancy-le-France de conserver son mandat parlementaire.

André Plait reste fidèle au groupe des Républicains indépendants sous la Ve République. Il retrouve également la vice-présidence de la commission des affaires sociales. En juillet 1959, il est désigné par ses collègues pour siéger au Sénat de la Communauté.

La plupart de ses interventions au Sénat entre 1959 et 1968 abordent les problèmes sanitaires ou sociaux. Il est en effet rapporteur pour avis du budget du ministère de la Santé publique et de la population pendant toute cette période. André Plait s'en tient, dans ses discours au Palais du Luxembourg, à des considérations budgétaires ou techniques et évite tout éclat inutile. Il se montre particulièrement soucieux des problèmes de ce qu'on appelle alors l'« enfance inadaptée » et déplore avec constance que les réalisations relèvent plutôt de l'initiative privée que des pouvoirs publics en ce domaine. Il plaide en particulier pour que les établissements dédiés aux enfants handicapés n'accueillent qu'un nombre limité de patients afin de conserver un caractère familial. Dans chacun de ses rapports, le sénateur de l'Yonne souligne de surcroît que l'allongement de l'espérance de vie impose de repenser la prise en charge des personnes âgées par la société. Il considère le maintien à domicile comme la meilleure des solutions et préconise par exemple d'étendre le dispositif des aides ménagères dans un rapport déposé le 29 janvier 1963. Il est favorable à la construction d'« hôpitaux ruraux » qui serviraient avant tout de maisons de retraite mais auxquels seraient adjoints quelques lits en médecine, voire en maternité. Rapporteur pour avis du projet de loi de programme relatif à l'équipement sanitaire et social au printemps 1959, l'élu bourguignon déplore déjà la modicité des crédits mis à la disposition du ministère de la Santé publique et de la population pour faire face aux défis de la démographie (rapport du 4 juin 1959).

Trois plus tard, André Plait est désigné comme rapporteur pour avis du IVe Plan de développement économique et social. Il est chargé d'en examiner les dispositions quant aux équipements sanitaires et sociaux, et plus particulièrement quant à la prise en charge de la vieillesse. Il estime que la question de l'emploi des personnes âgées peut être reposé à la faveur de l'arrivée massive des générations issues du baby-boom sur le marché du travail. Dans son rapport daté du 28 juin 1962, il juge ainsi « très souhaitable d'envisager dès maintenant et pour un avenir assez proche les modalités d'un abaissement de l'âge de la retraite ». André Plait salue les efforts engagés par de nombreuses communes pour offrir aux personnes âgées un cadre de vie adapté et agréable, mais défend l'idée d'un plan de construction de petits logements à leur intention, pour mieux coordonner ces initiatives isolées. Les offices HLM pourraient alors, selon lui, être désignés comme maîtres d'oeuvre de ces programmes de construction.

Le sénateur de l'Yonne s'intéresse en outre aux conséquences des activités industrielles et de transports sur la nature et la santé des citoyens. Il soutient le projet de loi relatif à la lutte contre le bruit et les pollutions atmosphériques et intervient dans l'hémicycle du Sénat lors de sa discussion en qualité de rapporteur pour avis, les 29 juin et 6 juillet 1961. Rapporteur du projet de loi réglementant le contrôle sanitaire aux frontières (juin 1965), André Plait défend enfin des textes plus « techniques » comme une proposition de loi réglementant la profession d'audioprothésiste (15 décembre 1966). Il effectue plusieurs missions à l'étranger dans le cadre de ses fonctions parlementaires, en particulier au Japon, dans les années 1960.

Au début de la Ve République, le médecin yonnais semble à tout le moins gêné par ce qu'il comprend comme une volte-face du pouvoir gaulliste sur la question algérienne. Il fait le choix de l'abstention quand le gouvernement Debré demande les pouvoirs spéciaux pour rétablir l'ordre en Algérie après la semaine des barricades (3 février 1960). Ce catholique convaincu approuve la réforme des régimes matrimoniaux comme la légalisation de la contraception médicamenteuse (5 décembre 1967), que beaucoup d'Indépendants rejettent pourtant à la Chambre haute.

André Plait perd son mandat de conseiller général lors des élections cantonales des 8 et 15 mars 1964. Il est défait au second tour de scrutin dans ce canton où les communistes conservent une solide implantation. En septembre 1968, il renonce à solliciter le renouvellement de ses fonctions au Sénat. Il s'investit dès lors dans des associations de déportés et victimes de guerre.

L'ancien parlementaire yonnais s'éteint à l'âge de 85 ans. Il avait été fait grand officier de la Légion d'honneur par décret du président de la République, Georges Pompidou, le 27 mai 1971, au titre de ses activités dans la Résistance.

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Photo de M. André PLAIT, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe des Républicains et Indépendants
Etat-civil
Né le 8 juillet 1892
Décédé le 8 avril 1979
Profession
Médecin
Département
Yonne