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ROSETTE Marcel

Ancien sénateur du Val-de-Marne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1977
  • Fin de mandat le 1er octobre 1986 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe Communiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

ROSETTE (Marcel)

Né le 3 décembre 1925 à Lyon (Rhône)

Décédé le 18 novembre 2005 à Paris

Sénateur du Val-de-Marne de 1977 à 1986

Fils d'un médecin mauricien, Marcel Rosette voit le jour le 3 décembre 1925 à Lyon. Après un séjour à l'île Maurice de 1927 à 1932, il retourne en France, à Chavannes-sur-Suran, petit village situé au nord-est de Bourg-en-Bresse, où son père s'établit comme médecin de campagne. Il fréquente ensuite le lycée Lalande à Bourg-en-Bresse jusqu'au baccalauréat.

Il n'a pas dix-sept ans lorsqu'il s'engage dans la Résistance, comme son père, devenu médecin du maquis de l'Ain, et rejoint le Parti communiste français (PCF). Ayant fondé un groupe du Front uni de la jeunesse dans son lycée à l'automne 1942, il exerce notamment le rôle d'agent de liaison. Arrêté deux fois, en avril et juin 1944, avant d'être à chaque fois relâché, il entre dans la clandestinité en rejoignant les Francs tireurs partisans (FTP) de l'Ain. Participant aux combats de la Libération, il est ensuite affecté à l'Ecole des cadres jusqu'à sa démobilisation, en octobre 1945.

Décoré de la médaille de la Résistance, ce militant communiste, devenu ouvrier métallurgiste après la guerre, accède rapidement à d'importantes responsabilités au sein du Parti, en dépit de son jeune âge. Secrétaire départemental des FFI-FTP à partir de 1946, il est nommé secrétaire de la fédération de l'Ain du Parti communiste de 1948 à 1955. Directeur adjoint de plusieurs écoles centrales du Parti en 1955, il s'installe en banlieue parisienne, à Vitry-sur-Seine. Nommé membre suppléant du Comité central du PCF au XIVe Congrès, en 1956, il en est élu membre titulaire au XVIe Congrès, en 1961. Il siège dès lors au Comité central jusqu'en 1987, y exerçant la responsabilité de la section « collectivités locales ».

Marcel Rosette se présente en outre aux élections municipales de mars 1965 à Vitry-sur-Seine, commune de la « ceinture rouge » parisienne dotée d'un premier magistrat communiste depuis 1925. Élu maire, il préside jusqu'en 1977 aux destinées de Vitry-sur-Seine qui connaît alors une très forte croissance démographique, atteignant les 87 000 habitants en 1975.

Également suppléant de 1967 à 1977 de Georges Gosnat, député de la troisième circonscription du Val-de-Marne, il brigue un siège sénatorial le 25 septembre 1977 : conduisant la liste du Parti communiste français, qui arrive en tête du scrutin avec 627 voix sur 1 530 suffrages exprimés, Marcel Rosette est élu sénateur du Val-de-Marne, en compagnie de deux de ses colistiers, Charles Lederman et Hélène Luc. Il abandonne alors ses fonctions de maire de Vitry-sur-Seine en novembre 1977 afin de mieux se consacrer à son mandat parlementaire.

Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe communiste dont il exerce la présidence d'avril 1978 à décembre 1979. Il est successivement nommé membre de plusieurs commissions sénatoriales : la commission des lois en 1977 et 1978, celle des affaires étrangères en 1978 et 1979 puis de 1983 à 1986, ainsi que celle des affaires économiques de 1979 à 1983.

Président de l'Association nationale des élus communistes et républicains à partir de sa création en 1977, après en avoir soumis l'idée dès 1974 avec le maire d'Arcueil Marcel Trigon, mais aussi membre de la commission des élus du PCF et auteur de La gestion communale dans l'action en 1977, il consacre l'essentiel de son activité sénatoriale aux questions de gestion des collectivités locales. Il dépose ainsi avec des collègues du groupe communiste plusieurs propositions de loi sur ces sujets : en 1977, sur l'attribution aux élus locaux et régionaux des droits et moyens de remplir leur mandat ; en 1978, sur les indemnités de fonction aux conseillers municipaux, les pouvoirs et libertés des collectivités locales ainsi que leur financement ; en 1979, sur la création d'un Conseil supérieur des collectivités territoriales, l'organisation de la fonction publique locale et l'institution de la représentation proportionnelle pour l'élection des députés, conseillers généraux et conseillers municipaux.

L'ancien maire de Vitry-sur-Seine intervient aussi en séance publique à propos du rapport Guichard « Vivre ensemble » en 1977, du développement des responsabilités locales en 1979, des problèmes posés aux communes par le chômage ou du transfert des charges de l'État sur les collectivités locales en 1980. Désireux de « casser l'étatisme », favorable à la décentralisation, il s'abstient toutefois lors du vote de la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982.

Outre les questions relatives aux collectivités territoriales, Marcel Rosette dépose une proposition de loi en 1978 sur l'élection des représentants français au Parlement européen et une proposition de résolution en 1979 relative au contrôle des décisions prises par les représentants gouvernementaux dans les institutions européennes. Il prend également la parole lors du débat sur la déclaration de politique générale du gouvernement Raymond Barre, en mai 1978, pour critiquer sa politique industrielle, sociale, éducative et militaire. Il intervient aussi en 1986 à propos de la négociation collective sur l'aménagement du temps de travail ainsi que de la liberté de communication.

Il se prononce par ailleurs contre la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980, mais vote la loi portant abolition de la peine de mort en 1981 et la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982.

En désaccord avec la direction du Parti communiste français depuis le milieu des années 1980, il ne se représente pas aux élections sénatoriales du 28 septembre 1986. Il quitte ensuite, en 1987, la présidence de l'Association nationale des élus communistes et républicains ainsi que le Comité central. De plus en plus critique à l'égard du mode de fonctionnement du PCF dirigé par Georges Marchais, il adresse même une lettre à tous les membres du Comité central, en septembre 1989, pour dénoncer l'absence de démocratie interne du parti. Engagé jusqu'en 1993 dans le courant « Refondations » animé par Charles Fiterman, il décide de ne pas reprendre sa carte du PCF en 2000, cinquante-huit ans après y avoir fait son entrée.

À la suite du vote de la loi du 10 mai 2001 reconnaissant la traite négrière et l'esclavage en tant que crime contre l'humanité, ce descendant d'esclaves noirs du Mozambique déportés à l'île Maurice crée, en septembre 2001, l'Association de descendants d'esclaves noirs et leurs amis. Chevalier de la Légion d'honneur, il s'éteint le 18 novembre 2005 à Paris des suites d'une longue maladie, à l'âge de soixante-dix-neuf ans. Ce passionné d'arts plastiques, créateur du prix de peinture contemporaine de Vitry-sur-Seine en 1969, disparaît ainsi juste après l'inauguration dans sa ville du musée d'Art contemporain du Val-de-Marne.

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Photo de M. Marcel ROSETTE, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Communiste
Etat-civil
Né le 3 décembre 1925
Décédé le 18 novembre 2005
Profession
Employé
Département
Val-de-Marne