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TAUGOURDEAU Martial

Ancien sénateur d'Eure-et-Loir

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 24 septembre 1989
  • Réélu le 27 septembre 1998
  • Fin de mandat le 14 octobre 2001 (décédé)

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe du Rassemblement pour la République

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

TAUGOURDEAU (Martial)

Né le 14 décembre 1926 à Beaufort-en-Vallée (Maine-et-Loire) Décédé le 14 octobre 2001 à Tremblay-les-Villages (Eure-et-Loir)

Député d'Eure-et-Loir de 1978 à 1981 et de 1986 à 1989

Sénateur d'Eure-et-Loir de 1989 à 2001

C'est dans l'Anjou, à Beaufort-en-Vallée, que Martial Taugourdeau voit le jour le 14 décembre 1926. Issu d'une famille de modestes producteurs grainiers, il fréquente le lycée d'Angers puis étudie la médecine à Paris. Après avoir exercé comme remplaçant à Dreux en 1949, il s'installe en 1952 comme médecin généraliste à Tremblay-le-Vicomte. Dès lors, ce médecin de campagne ne quitte plus la petite commune rurale du Thymerais située entre Dreux et Chartres.

Il y débute également sa carrière politique : il est élu conseiller municipal de Tremblay-le-Vicomte en

1959 sans avoir pourtant été candidat. Constamment reconduit, il est élu maire en 1971. Dès son élection, il mène à bien la fusion de six communes qui donnent naissance à Tremblay-les-Villages en 1972. Il conserve ensuite son fauteuil majoral jusqu'aux élections municipales de 2001, lors desquelles il choisit de ne pas se représenter.

Son véritable engagement politique date cependant de 1968. Très marqué par les événements de mai

1968, il adhère en réaction à l'Union pour la défense de la République (UDF). Il devient alors, dès juin 1968, suppléant d'Edmond Thorailler, élu député de la deuxième circonscription d'Eure-et-Loir. Il rejoint ensuite le Rassemblement pour la République (RPR) dès sa création en 1976.

C'est sous cette étiquette qu'il se présente aux élections législatives de mars 1978, dans la deuxième circonscription d'Eure-et-Loir. Devancé par le député socialiste sortant, Maurice Legendre, lors du premier tour avec 16 009 des 65 885 suffrages exprimés, il est pourtant élu au second tour : il obtient 34 909 des

68 173 suffrages exprimés, contre 33 264 pour Maurice Legendre.

Au Palais Bourbon, il s'inscrit au groupe du RPR et siège à la commission des affaires culturelles de

1978 à 1981. Ce médecin s'intéresse surtout aux questions de santé. Il rapporte ainsi une proposition de loi sur la généralisation de la sécurité sociale en 1980. Administrateur de l'hôpital de Dreux et président du syndicat des médecins d'Eure-et-Loir, il s'exprime, en 1979 et 1980, au sujet des créations abusives de lits hospitaliers, de la modification des conseils d'administration des hôpitaux ou du coût des examens de santé pratiqués par les caisses de sécurité sociale. Il vote par ailleurs la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980.

Il perd toutefois son siège de député lors des élections législatives de juin 1981. Distancé dès le premier tour par le maire socialiste de Dreux, Françoise Gaspard, qui réunit 24 739 des 60 886 suffrages exprimés contre

22 024 pour le maire de Tremblay-les-Villages, Martial Taugourdeau est battu au second tour : il ne recueille que

32 446 des 66 892 suffrages exprimés contre 34 446 pour son adversaire.

Entretemps, en 1979, il est devenu conseiller général de Châteauneuf-en-Thymerais. Constamment réélu, il siège à l'assemblée départementale d'Eure-et-Loir jusqu'à son décès. Il accède à la présidence du Conseil général d'Eure-et-Loir en 1985, renonçant alors à la pratique de la médecine. Exerçant ces fonctions jusqu'au terme de son existence, il oeuvre à la mise en place de la décentralisation dans son département et veille au

maintien de l'équilibre entre les villes et les campagnes. Il impulse aussi un vaste mouvement de rénovation des collèges, maisons de retraite et établissements spécialisés.

Exclu momentanément du RPR en décembre 1985 en raison de désaccords avec la direction nationale du parti, il se représente à la députation dans la deuxième circonscription d'Eure-et-Loir en mars 1986. Deuxième sur la liste de l'Union de l'opposition de l'Eure-et-Loir que conduit le député sortant Maurice Dousset et qui, avec 67 194 des 190 980 suffrages exprimés, obtient deux sièges, Martial Taugourdeau retrouve ainsi l'Assemblée nationale. Il est ensuite réélu, en juin 1988, sous l'étiquette du RPR : arrivé en tête au premier tour avec 15 897 des 38 879 suffrages exprimés, contre 13 063 pour la socialiste Françoise Gaspard, il l'emporte au second tour avec 23 768 des 42 567 suffrages exprimés contre 18 799 pour l'ancien maire de Dreux.

Au Palais Bourbon, le président du RPR de l'Eure-et-Loir siège de nouveau au groupe du mouvement gaulliste ainsi qu'à la commission des affaires culturelles. Il vote la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988.

Député d'Eure-et-Loir, il se porte pourtant candidat aux élections sénatoriales du 24 septembre 1989 sous l'étiquette du RPR. Élu dès le premier tour avec 582 des 1 094 suffrages exprimés, il démissionne de l'Assemblée nationale pour faire son entrée au Sénat. Il est ensuite réélu à la Haute assemblée le 27 septembre

1998 : après avoir réuni 302 des 1 144 suffrages exprimés au premier tour, il est reconduit avec 601 des

1 146 suffrages exprimés au second tour, devancé seulement par l'ancien député RPR, Gérard Cornu.

Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe du RPR. Il est par ailleurs membre de la commission des affaires sociales.

Très occupé par ses mandats locaux, il intervient assez peu en séance publique. Il dépose, en 1995, une proposition de loi sur le transfert aux départements d'une partie des services déconcentrés du ministère de l'Équipement. Toujours sensible aux questions de santé et de protection sociale, il est nommé membre de la Commission nationale du contentieux de la tarification sanitaire et sociale en 1997, et s'exprime en 1996 sur la proposition de loi relative à une prise en charge adaptée de l'autisme. Il interpelle le ministre de l'Emploi, en

1998, sur le dérapage des dépenses d'assurance maladie et le financement des associations d'aide à domicile des personnes âgées handicapées.

Martial Taugourdeau s'intéresse par ailleurs à des sujets variés. Il dépose, en 1998, une proposition de loi sur la titularisation des personnels de la mission générale d'insertion de l'Éducation nationale, et pose des questions au Gouvernement sur l'interdiction de la culture du maïs transgénique (1997), la sécurité (1998) ou l'avenir des buralistes (2000).

S'il vote contre la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en

1992, il se prononce pour la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en

1993, la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998, la loi relative au pacte civil de solidarité, et la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999.

Cette grande figure de la vie politique d'Eure-et-Loir trouve la mort le 14 octobre 2001 dans un accident de la route, non loin de son domicile de Tremblay-les-Villages, à l'âge de soixante-quatorze ans.

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Photo de M. Martial TAUGOURDEAU, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 14 décembre 1926
Décédé le 14 octobre 2001
Profession
Médecin
Département
Eure-et-Loir