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VANRULLEN Emile

Ancien sénateur du Pas-de-Calais

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Fin de mandat le 1er octobre 1965 (non réélu)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe socialiste

Travaux parlementaires

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

VANRULLEN (Emile)

Né le 7 mars 1903 à Tourcoing (Nord)

Décédé le 18 juillet 1980 à Annezin-les-Béthune (Pas-de-Calais))

Conseiller de la République puis sénateur du Pas-de-Calais de 1946 à 1965

Aux élections sénatoriales du 26 avril 1959, Emile Vanrullen se présente en troisième position sur la liste d'Union républicaine et socialiste pour la défense de la démocratie, qui obtient trois élus sur les six sièges à pourvoir. Il s'inscrit au groupe sénatorial socialiste et siège de 1959 à 1965 à la commission des affaires économiques et du Plan. Durant la même période, il est également vice-président de l'Assemblée unique des Communautés européennes.

Au Palais du Luxembourg, il intervient, le 17 novembre 1959, à l'occasion d'un débat sur la politique européenne du Gouvernement, pour rappeler l'attachement du groupe socialiste au principe de supranationalité inscrit dans le traité de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) et décrire les difficultés rencontrées par cette Haute autorité. Il en profite par ailleurs pour saluer l'une des dispositions du traité de Rome, signé en 1957, qui prévoit l'élection directe au suffrage universel des membres de l'Assemblée parlementaire européenne, et permet « d'implanter l'idée européenne dans le public », condition essentielle « si l'on veut faire comprendre la nécessité de l'Europe ». Il se montre également favorable à une unification politique au niveau européen.

Ses prises de parole rappellent son souci constant de défendre les intérêts économiques et sociaux de son département. Il revient ainsi à plusieurs reprises, en séance publique, sur les difficultés rencontrées par l'industrie charbonnière française, notamment lors de la séance du 21 juin 1960 et lors du vote du budget de l'industrie dans le projet de loi de finances pour 1962. La crise charbonnière qui touche les pays de la CECA est, selon lui, liée au manque de coordination entre les différents pays et à l'impossibilité pour la Haute autorité d'imposer des mesures communautaires d'urgence. Certains gouvernements refusent qu'elle proclame la « crise manifeste » dans le domaine de l'industrie charbonnière, alors que cela permettrait de mieux protéger les travailleurs en leur donnant les moyens de se reconvertir. Il rappelle toutefois que la politique mise en place par la CECA a permis un développement considérable de l'industrie sidérurgique. Il insiste également sur la nécessité de ne pas totalement abandonner l'utilisation du charbon comme source d'énergie, sous peine de devenir plus vulnérable face aux changements de contexte international. Il rappelle d'ailleurs les conséquences de la crise survenue après la nationalisation du canal du Suez, en 1956, sur l'approvisionnement en fuel. Avant d'envisager une fermeture définitive des mines, il explique qu'il faut être en mesure de proposer une énergie de substitution viable. Il met notamment en doute la compétitivité des prix de l'électricité produite par de futures centrales nucléaires.

Emile Vanrullen évoque également les problèmes rencontrés par les bassins miniers de sa région. Les puits situés à l'Ouest arrivant en fin d'exploitation, il convient que l'Etat et les collectivités locales parviennent à attirer des industries de remplacement pour éviter une montée du chômage. A cet égard, il demande au ministre de l'industrie d'étendre le statut de « zone critique » et de « zone spéciale de conversion » à l'ensemble du bassin minier du Pas-de-Calais. Il insiste sur l'aide que peut apporter la CECA dans la reconversion professionnelle des mineurs, et milite pour la création de centres de formation professionnelle qui bénéficieraient aux travailleurs placés dans la nécessité de changer de métier.

Il réclame également une meilleure prise en compte de la situation sanitaire et sociale des mineurs, évoquant notamment la possibilité d'un départ anticipé à la retraite pour certaines catégories d'entre eux (diminués physiquement, silicosés) ayant travaillé pendant trente ans. Il profite de la discussion sur la proposition de loi relative au droit à révision des victimes de la silicose et de l'asbestose professionnelle - maladie spécifique résultant d'une mise en présence durable avec l'amiante -, pour décrire la situation dramatique des mineurs, victimes de ce type d'infections pulmonaires liées aux conditions de travail.

Emile Vanrullen vote la loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie (1960), ainsi que la loi portant réforme des régimes matrimoniaux (1965).

Parallèlement à son mandat national, il demeure conseiller général du canton de Béthune, mais démissionne, en 1958, de son poste de premier adjoint à la mairie de cette ville, après la mise en minorité des socialistes au sein du conseil municipal. En 1961, il est battu au deuxième tour des élections cantonales.

Âgé de 62 ans, Emile Vanrullen choisit de mettre un terme à sa carrière politique après avoir subi un début de congestion cérébrale : lors des élections sénatoriales du 26 septembre 1965, il se place volontairement en position non éligible sur la liste d'Union républicaine et socialiste, qui, comme lors des élections sénatoriales précédentes, n'obtient que trois élus, soit la moitié des sièges à pourvoir.

Il se retire alors de la vie politique et décède quinze ans plus tard, le 18 juillet 1980, à Annezin-les- Béthune, dans son département d'adoption.

Il était commandeur des Palmes académiques.

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Photo de M. Emile VANRULLEN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe socialiste
Etat-civil
Né le 7 mars 1903
Décédé le 18 juillet 1980
Profession
Professeur
Département
Pas-de-Calais