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Extrait de la table nominative 1977

COGNIOT (GEORGES), sénateur de Paris (C.).

N'était pas candidat aux élections sénatoriales du 25 septembre 1977.

NOMINATION

Membre de la commission des affaires culturelles.

QUESTIONS

Questions orales avec débat :

Question n° 74, à M. le ministre de l'éducation, concernant l'enseignement secondaire (réforme de l'enseignement applicable en septembre 1977), posée le 22 mars 1977 [J.O., Débats 29 mars 1977] (p. 327). - Caducité.

Question n° 75, à Mme le secrétaire d'Etat aux universités, concernant l'enseignement supérieur (projet de déplacement de l'université de Vincennes), posée le 22 mars 1977 [J.O., Débats 29 mars 1977] (p. 327). - Caducité.

Question n° 44, à M. le ministre de l'éducation, concernant l'enseignement (réforme de l'enseignement, formation des enseignants), posée le 19 avril 1977 (p. 450). - Discutée avec les questions n° 80 de M. Adolphe Chauvin, 93 de M. Jean Fleury, 94 de M. Pierre Jourdan et n° 11 de M. Pierre Giraud, le 24 juin 1977 (p. 1738) : la propagande en faveur de la réforme Haby. L'accusation sans preuve de certains enseignants qui transformeraient l'école en tribune politique. La partition politique du réseau scolaire contraire aux traditions de la République. La déclaration du ministre au journal L'Aurore. La laïcité de l'école. (p. 1739) : la suppression des commissions Lichnerovicz et Lagarrigue. L'élaboration des textes de la réforme.

La discrimination à l'école maternelle. La sélection pour l'entrée dans le cycle élémentaire. Les regroupements d'élèves dans les sixièmes. Les classes « préparatoires à l'apprentissage ». La nécessité d'un enseignement véritablement polytechnique. Le gaspillage des ressources humaines. La nécessité d'une éducation morale, civique, philosophique. L'enseignement de l'histoire, de la philosophie et de l'économie. Pas d'école démocratique sans démocratie économique. Le renforcement de la double filière traditionnelle. La réforme débouchera sur l'égalitarisme par le bas. La baisse du niveau de la culture générale. Il n'y a pas de contradiction entre enseignement de masse et enseignement de qualité. (p. 1740) : les activités socio-éducatives. La violation de l'article 7 de la loi du 11 juillet 1975 (activité d'approfondissement en français, mathématiques et langues vivantes). L'appauvrissement et la simplification des manuels scolaires. Les fiches « pédagogiques ». L'estompage de la notion de programmes scolaires. La réduction de l'éducation physique et de l'éducation artistique. L'enseignement des sciences physiques. On ne met pas à la disposition des élèves l'outillage technique et intellectuel suffisant. L'école actuelle, « école du sous-développement mental ». Le triomphe du programme commun de la gauche. Le Gouvernement plonge l'enseignement français dans la décadence. Cite : « de l'épuisement des oracles » de Plutarque. (p. 1750) : les classes professionnelles ; la réduction de l'effectif des classes de sixièmes à trente élèves. Les remèdes aux échecs et au retard scolaire. Le problème des filières. Le respect de l'enfance et de la jeunesse de la part des enseignants. Le parti communiste ne donne pas de mot d'ordre aux enseignants. La conception du parti communiste de la laïcité à l'école. Les intellectuels n'admettent plus la séparation de la culture d'avec le peuple. Les efforts parallèles pour modifier les structures socio-économiques et socio-éducatives. La diversité des projets des formations de gauche concernant l'enseignement ont un fond commun : le projet de réforme de 1947 Langevin-Wallon. Le Gouvernement va dans l'enseignement à contre-courant de l'évolution de la société. Cite Montesquieu.

Question n° 45, à Mme le secrétaire d'Etat aux universités, concernant l'enseignement supérieur (déplacement éventuel de l'université de Vincennes) posée le 19 avril 1977 (p. 450, 451). - Discutée le 26 mai 1977. (p. 998) : le projet de transfert à Marnes-la-Vallée de l'université de Vincennes. La décision semblait acquise dès le 8 mars 1977 sans attendre les observations de l'université et le rapport du recteur. (p. 999) : le motif avancé pour justifier le transfert (situation juridique des terrains sur lesquels sont construits les bâtiments actuels) apparaît sans fondement. Les contradictions entre les déclarations du maire de Paris en faveur de l'extension de la culture et l'expulsion d'une université qui étend la culture aux salariés. L'opération projetée n'aboutit pas à la création d'une université dans l'Est parisien mais à un déplacement par suppression de ce qui existe à Paris. L'exiguïté du site proposé rendrait impossible les constructions nécessaires à Paris VIII en cas de transfert. Le risque de densification concentrationnaire. Les particularités de 'environnement. Les caractéristiques de l'université de Paris VIII : l'ouverture aux salariés, aux non-bacheliers menacés par une diminution des effectifs actuels. (p. 1000) : les caractères novateurs de la pédagogie, du mode de contrôle des connaissances et de l'ouverture sur le monde contemporain de Paris VIII. L'objectif du Gouvernement est en réalité d'éliminer tout ce qui fait le caractère propre et distinctif de Paris VIII et de mettre un terme à une expérience originale et anticonformiste. On prépare le décès d'un symbole des luttes de mai-juin 1968. L'expérience de Bielefeld en République fédérale d'Allemagne. Les mesures qui permettraient de sauver Vincennes, entreprise de pionniers : création des emplois nécessaires au niveau des enseignants et du personnel administratif. Le rapport au secrétaire d'Etat établi en 1974 par des experts ; des moyens supplémentaires auraient dû être donnés automatiquement en 1975. La nécessité du maintien de l'enseignement des disciplines nouvelles selon des méthodes qui ne soient pas académiques. Vincennes vit dans l'insécurité du fait qu'on lui refuse des moyens matériels de fonctionnement. Le projet de transfert : parachèvement de la stratégie de démantèlement. (p. 1001) : le Gouvernement veut déscolariser Paris. Demande au secrétaire d'Etat si elle assume la responsabilité de mettre fin à l'expérience de Vincennes. Les atteintes aux libertés individuelles pratiquées par le Gouvernement, au droit à l'information à l'institut universitaire de technologie d'Aix-Marseille III. L'appel national dénonçant les menaces d'une « dégradation irréversible » signée par les maîtres de l'enseignement supérieur. Les solutions du Programme commun de gouvernement de la gauche. (p. 1002) : les relents « désagréables et répugnants » de l'argumentation sur le nombre des étudiants étrangers. (p. 1003) : on ne peut appeler étudiants fortunés des ouvriers. Le grand nombre d'étudiants malheureux et misérables dans les autres universités. Le plaidoyer du ministre est une diversion. Demande au ministre pourquoi elle ne s'est pas mise en rapport avec le conseil de l'université pour mettre un terme au marché de stupéfiants et pourquoi la police a observé un tel silence. L'action et le débat engagés par le conseil de l'université contre le trafic de stupéfiants. La drogue, un mal national lié à la misère matériel et psychique, au chômage. Le Gouvernement veut monter une machination de l'extérieur. On a organisé le marché de stupéfiants, forgé un scandale contre l'université. Le Gouvernement essaie de masquer la carence de sa politique dans les domaines scolaire, universitaire et scientifique. Cite un mot de Léon Bérard sur la nécessité de reconnaître le prestige et de respecter les libertés de l'Université. Le rôle de la classe ouvrière dans la rénovation de l'enseignement et de la société. Le ministre est prisonnier du préjugé du misonéisme. Cite le mot du cardinal de Retz : « Il sied encore plus mal à un ministre de dire des sottises que d'en faire. »