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Le carnet du déplacement - Étude "Risques naturels majeurs dans les outre-mer"

Vendredi 20 avril - Martinique

Dès leur arrivée le vendredi 20 avril, les sénateurs ont été reçus à leur arrivée en Martinique par la mairie de Fort-de-France où ils ont retrouvé Mme Catherine Conconne, sénatrice de la Martinique et ancienne adjointe au maire de la ville. Le maire de la ville, M. Didier Laguerre, assisté de l’élu en charge de la prévention, a pu présenter les risques naturels identifiés sur le chef-lieu de la Martinique : la ville de Fort-de-France est confrontée comme l’ensemble de la Martinique aux risques cyclonique et sismique - avec une problématique particulière de liquéfaction - mais aussi au risque de tsunami. Les élus ont pu revenir sur les politiques menées depuis des décennies par la ville en matière de prévention des risques naturels majeurs avec la politique de prévention des inondations menée par Aimé Césaire mais aussi la construction du Malecon contre les effets de la houle. Le maire de Fort-de-France a rappelé l’importance de la prévention et d’une culture du risque sur les territoires, notamment auprès des jeunes générations. 

 

 

De gauche à droite : Mme Catherine Conconne, sénatrice de la Martinique, M. Didier Laguerre, maire de Fort-de-France, M. Guillaume Arnell, sénateur de Saint-Martin, Mme Victoire Jasmin, sénatrice de la Guadeloupe, et M. Mathieu Darnaud, sénateur de l’Ardèche

Le préfet de la Martinique, M. Franck Robine, a reçu les sénateurs dans le cadre d’un dîner de travail avec les responsables de son cabinet, du SIDPC, de l’EMIZ, du SDIS et de la DEAL. Le représentant de l’État en Martinique a pu dresser un panorama des risques naturels présents à la Martinique, sur le travail mené par l’ensemble des services de l’État sur le territoire, de la connaissance des risques jusqu’à la gestion de crise, en collaboration étroite avec les collectivités. Les participants ont notamment échangé sur les questions de prévention des risques, de connaissance du territoire et le cas particulier de la Martinique qui cumule l’ensemble des risques naturels. Le préfet de la Martinique, responsable de la zone de défense Antilles, est revenu sur la gestion des ouragans Irma-José-Maria en 2017 et la longue et complexe période de pilotage de crise depuis Fort-de-France.

 

Samedi 21 avril - Martinique

La journée du samedi 21 avril a été consacrée aux risques volcaniques et sismiques.

Les sénateurs se sont rendus le matin dans la commune du Prêcheur, sur la problématique des lahars, boues volcaniques. Reçus par le maire, accompagné d’élus de la ville mais aussi de la sous-préfecture, de responsables de l’OVSM et du BRGM, de la gendarmerie et de collectifs d’habitants, les sénateurs ont pu mieux appréhender ce risque qui a conduit depuis janvier 2018 à de nombreuses alertes et évacuations urgentes de populations aux abords de la rivière Samperre. Ils se sont rendus, avec les élus, les services scientifiques et les habitants, sur le terrain - quartier Coquette, Abîmes et Pont du Prêcheur- pour constater l’état de la rivière et mieux comprendre la réalité de ce phénomène particulier au nord de la Martinique qui génère de vives inquiétudes.

 

Les lahars sur la commune du Prêcheur

 

Au début de l’après-midi, la délégation s’est rendue dans la commune de Saint-Pierre, qui a été historiquement frappée par l’éruption en 1902 de la Montagne Pelée. Dans cette commune, souvent désignée comme parmi les villes de France cumulant le plus de risques naturels, les sénateurs ont pu se rendre avec le maire, le SDIS et des habitants sur plusieurs sites - rivière des Pères, rivière aux écrevisses, quartier Clitandre - exposés à des éboulements ou des risques de montée des eaux à proximité des rivières. Les sénateurs ont examiné les problématiques d’aménagement et d’urbanisme, mais aussi de mise en sécurité des populations vivant parfois dans des habitats sans titre de propriété ou d’occupation.

Les sénateurs ont pu visiter avec le maire de Fonds Saint-Denis, en fin de journée, l’observatoire volcanologique et sismologique de la Martinique (OVSM) où la directrice a pu leur présenter l’observation et la surveillance du volcan de la Montagne Pelée d’une part, mais aussi le suivi des séismes sur la zone grâce au réseau de capteurs reliés à l'observatoire. Sur une année, plus de 1000 micro-séismes sont répertoriés sur la zone.

À l’occasion de la commémoration des dix ans de la disparition d'Aimé Césaire - qui a été maire de Fort-de-France durant 56 ans-, le maire de Fort-de-France a invité les sénateurs au spectacle musical organisé en hommage au poète martiniquais.

 

Dimanche 22 avril - Martinique

Les sénateurs sont allés à la rencontre des forces armées aux Antilles (FAA), basées à Morne-Desaix, à Fort-de-France. Ils ont pu échanger avec l’état-major des forces armées sur les moyens humains et matériels disponibles aux Antilles, leur évolution, leur répartition et les capacités d’action qu’ils permettent. Cette réunion a également été l’occasion de revenir sur la gestion d’Irma-José-Maria sur la zone et les interventions des forces armées en Guadeloupe et dans les îles du nord, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Dans un contexte de réorganisation des armées et de renouvellement des matériels, les sénateurs sont particulièrement attentifs aux moyens positionnés dans les territoires et aux matériels dont les armées disposent.

La délégation s’est également rendue au CROSS Antilles-Guyane où le directeur du centre de la Martinique a pu présenter la mission du CROSS aux Antilles. À périmètre constant, le nombre d’opérations a doublé en quinze ans. Les échanges ont permis d’évoquer la complexité des actions du CROSS en cas de catastrophe naturelle. Aussi, le retour d’expérience sur les épisodes cycloniques de 2017 dans les Antilles a souligné les problématiques de sécurité et sauvetage en mer en cas de cyclone sur la zone.

La journée s’est poursuivie dans la ville du François, où la délégation a rejoint M. Maurice Antiste, sénateur de la Martinique et ancien maire de la ville. Dans une réunion organisée par le maire de la ville et réunissant les élus, le SDIS, la gendarmerie, la police municipale et des représentants d’associations de sécurité civile et de l’université populaire de prévention, les sénateurs ont pu constater l’étendue des risques que connaît la ville du François, et notamment les nuisances générées par les algues sargasses. Une forte attention a été portée à la préparation de la ville et à l’implication des habitants face aux risques, à travers les plans communaux de sauvegarde et les documents d’information communale sur les risques majeurs. Les intervenants ont aussi pu revenir notamment sur les très fortes intempéries du 16 avril qui ont conduit à une montée rapide des eaux sur une partie de la ville, inondant de nombreuses habitations. Conduits par le maire de la ville et le sénateur Antiste, la délégation s’est ensuite rendue sur le terrain, en bordure de l’eau, pour constater les zones souillées par les algues sargasses, puis dans les quartiers touchés par les pluies du début de la semaine, à la rencontre des habitants.

 

 Les sénateurs à la rencontre des habitants du François avec, du premier plan à l’arrière-plan : Mme Victoire Jasmin, sénatrice de la Guadeloupe, et MM. Mathieu Darnaud, sénateur de l’Ardèche, Guillaume Arnell, sénateur de Saint-Martin, et Maurice Antiste, sénateur de la Martinique

 

Lundi 23 avril - Martinique

Les sénateurs ont rencontré les services de la DEAL et du BRGM revenant sur les risques identifiés en Martinique et constatés sur le terrain les jours précédents. Un focus a été fait sur les plans de prévention des risques naturels (PPRN) et sur le déploiement du plan séisme Antilles.

La matinée s’est poursuivie à l’agence régionale de santé (ARS) avec la direction de l’agence, des représentants du CHUM, du SAMU et de différents pôles médicaux, afin d’échanger sur la gestion sanitaire des catastrophes naturelles.

L’après-midi a été consacrée à la gestion de crise. Les sénateurs ont pu visiter les installations des centres opérationnels départemental et de zone (COD et COZ). Le SIDPC et l’EMIZ Antilles ont pu présenter chacun leurs missions et moyens autour du préfet dans la gestion des crises en Martinique et dans les Antilles. Une attention a été portée à l’explication de l’organisation des services et à la préoccupation d'un pilotage efficace et efficient, à travers les modalités de coordination, de mobilisation et d’intervention en cas d’urgence.

Les sénateurs ont ensuite pu rencontrer les représentations d’associations de protection civile présentes en Martinique, au rôle incontournable lors de la survenue d’aléas naturels outre-mer. Celles-ci ont fait état de leurs préoccupations concernant le statut des bénévoles et l’accès de ceux-ci au bénéfice d’une formation régulièrement actualisée, avec des difficultés financières marquées en termes d’équipements.

 

Les sénateurs à l’écoute des représentants des associations de sécurité civile

 

À l’issue de trois journées denses au plus près du terrain, la séquence martiniquaise s’est terminée par la visite de la direction interrégionale Antilles-Guyane de Météo France basée au Lamentin. Les sénateurs ont pu échanger sur les prévisions et la vigilance réalisées par Météo France sur la zone et sur sa mission d’aide à la décision ainsi que les capacités d’anticipation de l’opérateur sur les phénomènes de 2017 et 2018.

 

Mardi 24 avril - Saint-Martin

Le président et les rapporteurs se sont rendus le mardi 24 avril sur l’île de Saint-Martin. Cette étape de deux journées dans les îles du Nord a permis de revenir sur l’événement Irma, huit mois après ce cyclone majeur qui a profondément marqué le territoire. Les sénateurs ont rencontré à leur arrivée les directeurs du port et de l’aéroport de Saint-Martin, afin d’évoquer la problématique des infrastructures de transport en cas de catastrophe naturelle, tant pour les questions de possibilité d’intervention de renforts extérieurs que d’appuis logistiques ou de capacités d’évacuations. Ils se sont ensuite rendus sur le terrain, sur le littoral de la baie orientale, partie de l’île qui a été la première frappée par le cyclone en septembre 2017, où ils ont pu constater les stigmates du passage du cyclone, mais aussi évoquer les travaux de cartographie menés par le centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema). La matinée s’est conclue par une table ronde avec les opérateurs de réseaux - électricité, eau, telecom - présents sur l’île, où les intervenants ont pu évoquer leurs difficultés de sauvegarde des infrastructures pendant la crise et de rétablissement des réseaux dans les jours qui ont suivi.

Les sénateurs observent la carte des risques avec les représentants du service des territoires de la mer et du développement durable (STMDD)


Les sénateurs ont pu rencontrer la direction du centre hospitalier de Saint-Martin, qui a fait état de la stratégie de préparation aux crises en matière médicale. La délégation a pu ensuite longuement revenir sur la gestion d’Irma et sur les enjeux de gestion de catastrophe naturelle majeure sur les îles du Nord dans le cadre d’une réunion avec la préfète Mme Anne Laubiès, accompagnée de son cabinet, de la gendarmerie, de la police aux frontières et du service d’incendie et de secours. Les échanges ont permis de mettre en lumière les difficultés vécues durant Irma, avec notamment la perte, dès les premières heures, du centre opérationnel de la préfecture. Les sénateurs se sont intéressés particulièrement aux capacités de pilotage sur l’île en lien avec la Guadeloupe et la Martinique qui assure la responsabilité de zone. Cette réunion a également permis d’échanger sur la difficulté majeure qui a été celle de l’alerte et de l’information des populations, et parfois d’évacuation, alors que les moyens habituels de communication étaient indisponibles durant plusieurs heures et que, à la suite d’Irma, les cyclones José et Maria menaçaient également les îles du Nord. La préfète a pu évoquer le retour d’expérience des trois cyclones successifs de septembre 2017 et la préparation de la saison cyclonique 2018 sur une île durement fragilisée.

 

 Des stigmates du cyclone Irma, 8 mois après

Après une autre séquence de terrain sur Marigot et Sandy Ground, où les sénateurs ont pu constater les traces encore béantes du passage du cyclone sur des quartiers résidentiels mais également des installations économiques et touristiques, et notamment des hôtels en bordure d’eau, la délégation a été reçue par le président de la collectivité, M. Daniel Gibbs, accompagné d’élus et responsables de la gestion des risques à la collectivité. Les sénateurs ont pu échanger sur la gestion de crise au niveau de la collectivité, en étroite collaboration avec la préfecture, mais aussi sur l’accompagnement de la population réalisé par la collectivité dans l’immédiat après-crise et dans les mois qui suivent.

Réunion à la collectivité de Saint-Martin avec le président Daniel Gibbs

La journée s’est conclue par une rencontre avec les médias locaux : radios locales, médias internet et presse écrite ont fait état de leurs difficultés à assurer leur rôle d’information de la population lors d’Irma, quand les émetteurs étaient hors service et que les capacités techniques d’impression ou d’accès internet étaient quasi nulles.

 

Mercredi 25 avril - Saint-Barthélemy

La deuxième journée sur les îles du Nord, le mercredi 25 avril, a été consacrée à l’île de Saint-Barthélemy. Reçus par le président de la collectivité, M. Bruno Magras, accompagné des responsables des services de la collectivité et de la gendarmerie et des services d’incendie et secours, de la police territoriale, les sénateurs ont pu échanger sur la préparation face aux différents risques par la collectivité, et revenir sur la gestion d’Irma en 2017. Ils se sont notamment intéressés à la préparation face au risque cyclonique et à la répartition des rôles formalisée entre les différents acteurs, à leur capacité à réagir de manière efficace et rapide à chaque étape, de l’alerte jusqu’à l’après-crise. Les sénateurs ont pu également participer à une visioconférence consacrée à la mission Cerema sur l’île.

Réunion à la collectivité de Saint-Barthélemy avec le président Bruno Magras

La délégation a pu échanger, sur le risque tsunami, avec M. Mathieu Perroche, chercheur à l’Université de Montpellier, et particulièrement sur le projet Exploit mené dans les Antilles françaises qui vise notamment à établir une cartographie du risque et à appuyer les collectivités dans l’établissement d’itinéraires d’évacuation et de zones refuges. Ils sont ainsi revenus sur les exercices menés en la matière et sur les problématiques d’information et d’alerte, avec la signalétique déployée et les capacités de nouvelles sirènes.
La journée s’est conclue par une visite de terrain, à la gendarmerie de Saint-Barthélemy, au Fort-Oscar, au centre opérationnel de la collectivité, sur l’ancien site de Météo France, et dans le quartier Saint-Jean où se trouve la caserne des pompiers, envahie par les eaux lors d’Irma.

 

 Gustavia : des habitations à fleur d’eau, particulièrement vulnérables aux risques cyclonique et de submersion

 

 

Mercredi 25 avril (soir) - Guadeloupe

La délégation a été reçue à son arrivée en Guadeloupe par M. Éric Maire, préfet, pour un dîner de travail, avec son cabinet et des représentants du conseil régional, du conseil départemental et le président de l’association des maires, M. Jean-Claude Pioche. Ce dîner a été l’occasion d’évoquer les sujets propres au territoire, l’actualité relative aux sargasses mais aussi de revenir sur la gestion de l’ouragan Maria qui a particulièrement frappé le territoire en septembre 2017.

 

Jeudi 26 avril - Guadeloupe

Les sénateurs ont pu rencontrer les responsables des services de la DEAL de Guadeloupe, avec lesquels ils ont évoqué la pluralité de risques que connaît le territoire, et les problématiques de déploiement du plan séisme Antilles.

Ils ont ensuite rencontré Mme Manuela Avril, vice-présidente du conseil départemental, qui a souligné la nécessaire implication des collectivités dans les cellules de crise alors que les infrastructures qu’elles gèrent sont déterminantes dans la crise ou l’immédiat après-crise, puis Mme Sylvie Gustave-Dit-Duflo, vice-présidente du conseil régional, qui a mis l'accent sur les efforts de la région Guadeloupe en matière de recherche sur les changements climatiques et sur les nouveaux risques naturels comme les sargasses.

La délégation s’est rendue à l’observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe, où les responsables de l’OVSG et de l’IPGP ont pu présenter les grands événements de l’histoire récente de la Soufrière et l’évolution de l'activité de ce volcan actif sur les dernières années.

Les sénateurs ont enfin pu revenir, avec les responsables du SIDPC de Guadeloupe, de la gendarmerie, de la police nationale et du SDIS, sur la gestion de crise en Guadeloupe, éventuellement en lien avec les îles du Nord ou la préfecture de zone. Ils ont notamment été attentifs aux capacités de repli en cas d’indisponibilité du COD initial, mais aussi à l'association des collectivités au COD. Cette réunion se tenait alors que le préfet de la Guadeloupe signait le nouveau plan ORSEC sur le risque volcanique.

 Les sénateurs sur le perron de la préfecture en compagnie des responsables de la gestion de crise

 

Vendredi 27 avril - Guadeloupe

La délégation a souhaité se rendre à la rencontre du régiment du service militaire adapté de Guadeloupe (RSMA). Après une présentation des missions du SMA par le colonel Sébastien Pellissier, commandant le SMA Guadeloupe, en cas de catastrophe naturelle outre-mer, les sénateurs ont pu échanger avec les jeunes du régiment et saluer leur engagement dans le cadre de la crise liée à l’ouragan Irma l’an dernier.

La rencontre avec le RSMA

Les sénateurs se sont ensuite rendus à Petit-Bourg avec le directeur du BRGM et un élu de la ville, pour constater sur le terrain plusieurs risques qui affectent la commune. Ils ont notamment pu voir les stigmates de glissements de terrain, mais aussi appréhender des exemples concrets des phénomènes d’érosion côtière et de recul du trait de côte, ou encore les derniers échouages d’algues sargasses sur les plages.

Échouage d'algues sargasses

La matinée s’est terminée par une visite du centre de Météo France Guadeloupe, où les échanges ont permis de faire un retour détaillé sur les prévisions des phénomènes cycloniques Irma-Maria-José en 2017 en comparaison avec celles de l’organisme américain NHC. 

 

 La réunion avec Météo France Guadeloupe

Avec la direction générale de l'ARS de Guadeloupe, des représentants du CHU, du SAMU et des médecins libéraux, la délégation s’est intéressée à la préparation des crises par les acteurs de la santé du territoire. Les intervenants ont pu souligner l’organisation et la coordination qui est la leur, et la mise à jour de différents plans adaptés aux multiples risques naturels que connaît la Guadeloupe. 

Les sénateurs ont enfin rencontré des représentants d’organes de presse guadeloupéens afin d’avoir leur ressenti sur leur rôle et les difficultés qui sont les leurs dans la diffusion de l’information en cas d’aléa naturel majeur.

La journée s’est conclue par la participation de M. Guillaume Arnell, rapporteur coordonnateur, au journal télévisé de Guadeloupe 1ère.

 

 M. Guillaume Arnell, rapporteur coordonnateur, au journal télévisé du 27 avril

 

Samedi 28 avril - Guadeloupe

La délégation a rencontré les représentants de la Croix-Rouge en Guadeloupe accompagnés du directeur de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DJSCS). Les sénateurs ont pu revenir sur les schémas d’intervention de la Croix-Rouge à travers la plateforme d’intervention Amériques-Caraïbes (PIRAC) et le cas précis des ouragans Irma, José et Maria. Les échanges ont permis de faire état de l’intervention de la DJSCS lors de cette crise exceptionnelle en 2017 : cette direction, habituellement non mobilisée dans la gestion de crise, a répondu spontanément au besoin urgent de gestion des évacuations, de l’accueil et de l'hébergement d’urgence en Guadeloupe des sinistrés de Saint-Martin. 

Après une rencontre avec des représentants d’EPCI de la Guadeloupe pour évoquer les problématiques communales et intercommunales de prévention des risques et de gestion d’aléas, la mission s’est achevée par une réunion avec les opérateurs de réseaux -telecom et électricité- et infrastructures -port et aéroport- qui ont été mobilisés à différentes étapes, en base arrière immédiate pour le cyclone Irma, et directement pour le cyclone Maria.