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VICTOR SCHOELCHER : UN SENATEUR PHILANTHROPE

 



 

        LE SENATEUR INAMOVIBLE

Voir aussi le dossier : 
Les médailles de la Salle des séances

 

1875

Elu sénateur inamovible par l'Assemblée nationale le 16 décembre 1875, Victor Schoelcher s'inscrit à l'Union républicaine et défend une politique d'assimilation dans les colonies. Cet engagement prend la forme d'un soutien à la politique coloniale des ministres républicains.

 

1876

Parallèlement à ces activités en faveur des colonies, il poursuit son combat humaniste en renouvelant sa proposition de loi pour l'abolition de la peine de mort.

 

1877

Lors de la crise du 16 mai, il refuse la dissolution de la Chambre demandée par le cabinet. Inlassable défenseur de la dignité humaine, il dépose la même année une proposition de loi interdisant la bastonnade dans les bagnes.

 

1881

Victor Schoelcher préside le congrès anticlérical. Au Parlement, son engagement politique se traduit par une action en faveur des enfants. Il est élu président des commissions chargées de l'examen des projet et proposition de loi  relatifs à l'enseignement primaire obligatoire et à la protection des enfants abandonnés, délaissés ou maltraités.

 

1882

En collaboration avec Gaston Gerville-Réache, député guadeloupéen, Victor Schoelcher fonde le journal Le Moniteur des Colonies. Au Sénat, il suscite l'étonnement en séance publique en affirmant clairement son athéisme.

 

1890

Victor Schoelcher signe une proposition de loi relative aux droits civils des femmes, qui illustre son souci de défendre le principe d'égalité en droit des hommes et des femmes.

 

1893

Victor Schoelcher se retire à Houilles (Yvelines) en 1891. Il y décède dans la nuit du 25 au 26 décembre. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, le 5 janvier 1894. Des monuments sont érigés à sa mémoire en métropole, à la Martinique et à la Guadeloupe.

 

1949

Cinquante ans après sa mort, la classe politique rend toujours hommage à Victor Schoelcher. Le 20 mai 1949, ses cendres sont transférées au Panthéon en même temps que celles de Félix Eboué. En Martinique, un billet de 5.000 francs est mis en circulation en 1952, à la mémoire de celui qui s'est battu pour l'abolition de l'esclavage.