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LA LIBERTÉ RETROUVÉE, LA SOUVERAINETÉ RESTAURÉE



 

L'ASSEMBLEE CONSULTATIVE PROVISOIRE AU PALAIS DU LUXEMBOURG


1- D'ALGER A PARIS

A la Libération, le Palais du Luxembourg accueille, au retour des pouvoirs publics d'Alger en métropole, l'Assemblée consultative provisoire. Créée par l'ordonnance du 17 septembre 1943 lorsqu'il a été possible de réunir un nombre suffisant de représentants de la résistance extérieure et intérieure, celle-ci est venue renforcer, aux yeux des Alliés, la légitimité du Comité français de la libération nationale.

L'ordonnance du 17 septembre 1943 avait envisagé que sa composition pourrait être modifiée à l'heure où le siège du gouvernement serait transféré en territoire métropolitain. Après débat entre le Conseil national de la Résistance et les partis politiques, chacun souhaitant augmenter le nombre de ses délégués, l'ordonnance du 11 octobre 1944  qui modifie la composition, le fonctionnement et les attributions de l'Assemblée consultative provisoire, en porte les effectifs à 248 (contre 84 puis 103 au départ) avec la répartition suivante :

- 148 représentants de la résistance métropolitaine 
- 28 représentants de la Corse et de la résistance extra -métropolitaine ;
- 60 représentants des Assemblées parlementaires antérieures ;
- 12 représentants de territoires d'outre-mer.

Les 17 membres du CNR et ses 2 secrétaires généraux sont déclarés membres de droit.

Défense de la France du 12 octobre 1944


« Il a paru d'abord que le Conseil national de la Résistance qui, par son action clandestine, a animé et coordonné magnifiquement l'action des militants pour l'honneur et la gloire de la patrie, devait pouvoir prolonger son rôle en faisant entendre officiellement sa voix... » (exposé des motifs de l'ordonnance du 11 octobre 1944). Il s'agit pour le CNR d'une contrepartie au renoncement que lui a demandé le général  de Gaulle de continuer à exister comme organe d'action.

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