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Sommaire

1 Le terme est impropre compte tenu de l'interdiction des partis depuis 1989 mais quelques membres des anciens partis nordistes de gouvernement demeurent à Khartoum, ainsi que des représentants de certaines mouvances de la rébellion sudiste.

2 Autorité intergouvernementale pour le développement, créée en 1986 pour promouvoir la paix dans la région des grands lacs.

3 Voir " Le Sud-Soudan depuis l'indépendance (1956-1989) ", de Gérard Prunier in
Le Soudan contemporain, ouvrage collectif dirigé par Marc Lavergne, Ed. Karthala-Cermoc, 1989.

4 Proclamée officiellement en 1930, la politique à l'égard du Sud fut l'oeuvre de sir Harold MacMichael, secrétaire assistant, puis secrétaire civil du Soudan (1919-1934).

5 Voir " Langues et identité ", contribution à l'ouvrage collectif
Le Soudan contemporain, op. cit.

6 Au demeurant, il convient de rappeler que l'Armée populaire de libération du Soudan (APLS) de John Garang était initialement procommuniste et anticlérical et avait l'habitude de kidnapper les prêtres étrangers. Voir à ce sujet Alex de Waal, " Exploiter l'esclavage : droits de l'homme et enjeux politiques " in
Politique africaine n° 66, juin 1997.

7 Joseph Lagu faisait pression auprès de Nimeiri pour que la région autonome du Sud soit divisée en trois. C'est ce que l'on appelait la kokora (redivision).

8 Voir " Le Sud-soudan depuis l'indépendance ", op. cit.

9 Le code pénal islamique contenait de nombreuses lois qui permettaient de museler toute opposition. On y trouve pêle-mêle certains articles de la loi de sûreté de l'Etat comme l'article 96 qui punit l'atteinte à la Constitution, l'incitation à la révolte contre l'Etat, la diffusion d'informations mensongères sur la situation intérieure du pays et la possession ou la rédaction d'écrits contenant de telles informations.

10 Voir Roland Marchal, " Le gouvernail islamique ", entretien avec Hassan al-Tourabi, Politique internationale n° 64, juin 1994.

11 Le triangle de Halaieb est occupé depuis 1994 par l'armée égyptienne.

12 Voir Marc Lavergne, " 
Le nouveau système politique soudanais ou la démocratie en trompe-l'oeil ", in Politique africaine n° 66, juin 1997.

13 Les 9 provinces de 1960, qui étaient devenues 21 après la réforme de 1971, étaient depuis la réforme de 1980 transformées en 5 régions au Nord et une entité administrative spéciale pour Khartoum, tandis que la région autonome du Sud allait être redivisée en trois à la suite de la " kokora " de 1983 (voir supra).

14 Cette notion sur laquelle repose le contrôle du souverain en islam, remise à l'honneur par Nimeiri sur le tard, lorsqu'il s'était autoproclamé Imam, implique que chaque citoyen a le droit de s'adresser en public à ses dirigeants et de leur demander des comptes. En pratique, l'usage de ce droit à la libre-expression conduit tout droit à la flagellation et en prison.

15 Voir Marc Lavergne, article cité.

16 Le FNI est issu du Front de la charte islamique créé en 1962 à la suite d'une scission des Frères musulmans soudanais.

17 Voir Roland Marchal, " Le gouvernail islamique ", entretien avec Hassan al-Tourabi, Politique internationale n° 64, juin 1994.

18 Voir " Les Frères musulmans au Soudan ", contribution de Gérard Prunier à l'ouvrage collectif
Le Soudan contemporain, dirigé par Marc Lavergne, Ed. Karthala-Cermoc, 1989.

19 " Le nouveau système politique soudanais ou la démocratie en trompe-l'oeil ", article cité.

20 Lorsque la société Chevron avait découvert du pétrole dans le Sud, Nimeiri avait ainsi créé en 1980 une province ex-nihilo intitulée " province de l'Unité ", détachée du Sud.

21 Voir Einas Ahmed, " 
Banques islamiques et sociétés islamiques d'investissement ", in Politique africaine n° 66, op. cit.

22 Dispensée d'impôt sur les bénéfices, celle-ci avait réalisé un bénéfice de 100 % dès sa première année de fonctionnement.

23 Qui dit tenir ces chiffres de " l'Union des Eglises ". Ce sont les mêmes que ceux donnés par le ministre de la défense au rapporteur spécial des Nations Unies.

24 Parmi les 412 députés, 275 sont élus au suffrage universel direct, au titre des circonscriptions et 125 sont élus au suffrage indirect, par " promotion " dans la pyramide des congrès populaires. 12 membres appartiennent à l'Assemblée en qualité de ministres du Gouvernement. Néanmoins, 36 membres de l'Assemblée ont été démis de leurs mandats pour des raisons diverses (absentéisme, poursuites judiciaires, etc...). Il n'y a donc actuellement plus que 376 députés en fonction dont 19 femmes.

25 Voir
Les Frères musulmans au Soudan in Le Soudan contemporain, op. cit., page 369.

26 Il existe au Soudan 394 églises, 222 écoles et 82 hôpitaux et dispensaires appartenant à l'Eglise, selon les statistiques fournies par les autorités.

27 En avril 1994, Oussama Ben Laden s'est vu confisquer ses biens et déchoir de sa nationalité par les autorités saoudiennes qui l'ont accusé de " comportement irresponsable portant préjudice aux relations entre l'Arabie Saoudite et les nations soeurs ".

28 Dans un Livre Blanc du Conseil National des Informations Extérieures publié en février 1996, on peut ainsi lire :
" Le Soudan réaffirme sa ferme condamnation de toute forme de terrorisme en quelque lieu que ce soit. Le Soudan déclare une fois encore sa totale disponibilité à coopérer avec tout pays ou organisme concerné afin de rechercher activement les trois suspects égyptiens supposés s'être cachés au Soudan. Une fois localisés, le Soudan s'engage à mettre tout en oeuvre afin de les poursuivre, de les appréhender et de les extrader vers l'Ethiopie en vue de poursuites judiciaires. "

29 Le livre blanc précité donne un exemple de description fournie par l'Ethiopie : " Il s'agit d'un Egyptien d'environ 34 ans, au teint moyennement basané, aux cheveux noirs et courts, glabre, sans signe particulier, ne portant pas de lunettes, ayant au poignet gauche une montre métallique digitale de marque Casio ; marié ".

30 Ce bombardement est intervenu à la suite des attentats commis contre les ambassades des Etats-Unis à Nairobi et à Dar es-Salaam.

31 Voir " 
Exploiter l'esclavage : droits de l'homme et enjeux politiques ", in Politique africaine n° 66, op. cit.

32 Selon Alex de Waal, Christian Solidarity International (CSI) a ainsi organisé le rachat de plusieurs " esclaves " sur les marchés contrôlés par l'APLS et notamment celui des deux journalistes du
Baltimore Sun.

33 L'essentiel du phénomène est concentré dans une zone relativement limitée : les milices issues des Arabes Baggara du Sud-Kordofan et du Sud-Darfour (pour l'essentiel des Misseriya et des Rizeigat) ont attaqué des villages Dinka du Nord Bahr el-Ghazal, kidnappé des femmes et des enfants gardés depuis en captivité


34 Voir " Exploiter l'esclavage : droits de l'homme et enjeux politiques ", art. cité.

35 Le massacre d'Al-Daeïn est ainsi tristement célèbre : à la fin de mars 1987, un groupe de Murahilin accroché par l'APLS à Sahafa et ayant perdu 70 hommes se vengea sur des civils dinka à Al-Daeïn, tuant plus de mille personnes.

36 Créée en 1986 pour promouvoir la paix dans la région, l'IGAD est constituée du Kenya, de l'Ouganda, de l'Erythrée, de l'Ethiopie, de Djibouti, de la Somalie et du Soudan.

37 Le canal de Jonglei, sur le Nil blanc, tranchant à travers 400 kilomètres de terres inondables, devrait réduire de moitié l'évaporation du Nil durant sa traversée des marais, augmentant le débit du fleuve en aval de 4 milliards de mètres cubes par an, tout en facilitant la circulation fluviale.

38 La raffinerie de Kosti, construite avec le concours de Chevron, fut achevée le 2 février 1985. Le projet d'oléoduc destiné à acheminer la production d'alors à Port-Soudan fut abandonné à la suite des troubles qui éclatèrent sur les sites d'exploitation et de la situation d'insécurité chronique, toutes conditions qui conduisirent Chevron à quitter le pays.

39 En juin 1995, le groupe BRGM s'est entendu avec le groupe australien Normandy pour créer une société commune, LaSource, à laquelle étaient apportés respectivement :

- par le BRGM, ses actifs miniers, à savoir ses participations dans l'exploitation de la mine de Yanacocha (Pérou), des mines d'Ity (Côte d'Ivoire), des mines de Léro (Guinée), des mines d'Hassaï (Soudan), son portefeuille français de gisements (kaolins d'Arvor, de Beauvoir, de Valence) ainsi que toutes les données de base du BRGM sur l'Afrique.

- par Normandy, ses actifs miniers en Europe et en Asie mineure, à savoir le domaine minier d'Eurogold qui se situe principalement en Turquie et en Grèce et qui n'était pas encore en activité à l'époque.

Alors que le BRGM détenait initialement la majorité du capital avec une part de 55 %, Normandy est devenu majoritaire (65 %) après deux augmentations du capital en juin 1997 et février 1998.Or, pendant ces deux ans, Normandy s'est servi des profits engendrés par les actifs miniers français pour financer la mise en exploitation du projet turque Ovacik qui s'est révélé inopérant. A la suite de ces événements, La société La Source a du déposer un plan social et a licencié la moitié de son personnel, dont une majorité de Français...

40 Le parti Umma est dirigé par Sadeq el-Mahdi, arrière petit-fils du Mahdi qui prit la tête du soulèvement contre la colonisation ottomane (en fait égyptienne) en 1882. Le DUP est favorable au rapprochement avec l'Egypte. Son leader, Mohammed Osman al-Mirghani est aujourd'hui réfugié au Caire. Ces deux partis, de loin les plus importants, sont qualifiés de " traditionnels " parce qu'ils ont dominé la vie politique soudanaise depuis l'émergence du nationalisme soudanais. Ils sont fondés sur des allégeances plus religieuses que politiques.

41 Voir " Le gouvernail islamique ", entretien avec Hassan al-Tourabi, conduit par Roland Marchal, Politique internationale n° 64, juin 1994, p. 281.

42 Voir Gérard Prunier, " Le Sud-Soudan depuis l'indépendance ", op. cit.

43 Voir " Le Sud-Soudan depuis l'indépendance ", op. cit.

44 Aux distinctions tribales, il faut ajouter les distinctions claniques. Chez les Dinka par exemple, les clans (Aliab, Agar, Bor, Twic, etc.) jouent un rôle de " sous-tribus ". Un Dinka Bor est considéré comme un étranger par les Dinka du Bahr al-Ghazal.

45 Comme pour l'élection du Parlement national soudanais, le système électoral était mixte. La moitié des 60 sièges était pourvue au suffrage direct. L'autre moitié était réservée à des groupes socioprofessionnels particuliers et élue par une variété de collèges restreints ; il y avait 3 sièges réservés aux femmes, 3 pour les fermiers, 3 pour les intellectuels, 9 pour les fonctionnaires, 3 pour les commerçants, etc.

46 Les " enfants du pays ", nom donné aux familles " arabes " de la province Centrale (région de Khartoum-Wad Medani) qui, depuis un siècle et demi, ont eu sous tous les régimes un accès privilégié à l'éducation et aux richesses. Etroitement lié par des alliances matrimoniales, ce groupe restreint contrôle tous les partis politiques, l'état-major, les banques, les principales entreprises, etc.

47 " Le nouveau système politique soudanais ou la démocratie en trompe-l'oeil ", article cité.

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