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Djibouti, Erythrée, Ethiopie : pour un renforcement de la présence française dans la Corne de l'Afrique

 

Compte rendu du déplacement effectué par une délégation du groupe interparlementaire

du 22 au 30 mai 2004

Annexe 3

Allocution finale de Louis Duvernois,

président du groupe interparlementaire France-Djibouti et Corne de l'Afrique

le 29 mai 2004, lors de la réception à la Résidence de France

offerte par M. Philippe Selz, ambassadeur de France à Djibouti,

en présence de nombreuses personnalités djiboutiennes,

françaises et étrangères.

« Messieurs les Présidents,

« Messieurs les Ministres,

« Monseigneur,

« Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

« Monsieur l'Ambassadeur de France,

« Messieurs les délégués au Conseil supérieur des Français de l'étranger,

« Messieurs les Officiers,

« Chers compatriotes et chers amis,

« Je suis heureux et honoré de vous exprimer quelques mots au terme d'un voyage qui a conduit notre délégation du groupe France-Djibouti et Corne de l'Afrique du Sénat dans trois pays de la Corne : l'Érythrée, l'Éthiopie et, bien sûr, Djibouti.

« Je vous transmets les meilleures salutations de l'ensemble des sénateurs membres de ce groupe et j'ajoute que notre délégation est porteuse d'un message de soutien et de fidèle amitié du Président du Sénat, M. Christian Poncelet, dont il m'a prié de vous faire part avant mon départ de France. C'est d'ailleurs avec son plein soutien et celui du Président de la commission des Affaires étrangères, M. André Dulait, que nous avons pu effectuer cette visite au programme bien chargé.

« A Djibouti, où nous avons passé au total quatre jours en deux étapes, j'ai pu vérifier une fois de plus l'intensité et la qualité de nos relations ; je n'ai pas besoin de dire combien elles sont anciennes, privilégiées, denses tant au plan militaire que civil, et je me réjouis du dialogue permanent et confiant qui s'est établi de longue date entre les plus hautes autorités de nos deux États.

« En fait, ce dialogue n'est pas simplement celui de deux Présidents de la République ou de deux Gouvernements, ni même celui de deux Parlements, mais c'est celui de deux populations amies, que facilitent le nombre et la qualité des Français établis à Djibouti.

« En témoignent tous les professeurs, assistants techniques, les hommes d'affaires et, naturellement, tous nos militaires que j'aperçois dans ce superbe parc - et je sais que tous n'ont pas pu répondre ce soir à l'invitation de M. Selz.

... / ...

« Nos entretiens avec les autorités djiboutiennes tout au long de notre séjour ont reflété cette confiance et cette amitié réciproques. Nous avons tour à tour rencontré le Président Ismaïl Omar Guelleh, le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et son ministre délégué à la coopération, ainsi que le Président de l'Assemblée nationale de Djibouti et nos amis du groupe Djibouti-France de cette assemblée. « Chaque fois nous avons eu des entretiens fructueux et chaleureux qui, j'en suis convaincu, renforceront encore le climat de confiance et d'amitié mutuelles entre la France et Djibouti.

« Nous avons également rencontré sur place beaucoup de Français, et demain encore, toute la journée, des entretiens sont prévus avec nos compatriotes civils et militaires. Ces contacts sont très précieux pour les sénateurs car ils leur permettent de saisir la réalité complexe, mouvante et vivante de ce magnifique pays francophone, au coeur de la Corne de l'Afrique. Les élus comprennent mieux, dans ces voyages, la réalité toujours compliquée de nos relations bilatérales dans tous les domaines.

« Nous avons reçu beaucoup de messages et beaucoup d'analyses, dont nous ferons un compte rendu précis, à notre retour, au Gouvernement français et, bien sûr, au Sénat.

« Et puisqu'il faut faire avancer les choses, nous nous efforcerons en liaison étroite avec M. l'Ambassadeur et tous ses sympathiques collaborateurs, de formuler des propositions constructives et concrètes pour que, dans le cadre de l'Europe élargie où la France évolue désormais, la République de Djibouti et, au-delà, tous nos partenaires privilégiés de cette région, continuent avec nous le dialogue constructif et la belle coopération qui nous unissent.

« Cette coopération n'est pas simplement politique ou diplomatique mais elle s'étend naturellement à beaucoup d'autres domaines. Je pense notamment aux relations économiques et commerciales et à la coopération culturelle qu'ensemble nous avons su mettre en place, sans compter la coopération décentralisée à laquelle les sénateurs sont attentifs puisque, vous le savez, ils représentent les collectivités territoriales au Parlement.

« Pour ce qui me concerne, je suis un sénateur « un peu particulier » puisque avec onze autres de mes collègues, je représente, non pas les collectivités territoriales, mais les Français de l'étranger. Aussi, permettez-moi d'adresser un amical salut et une pensée particulière aux deux délégués au Conseil supérieur des Français de l'étranger, que j'aperçois pas loin, et qui nous ont accompagnés avec une cordialité et une efficacité dont je les remercie chaleureusement.

« Je tiens enfin à remercier ce soir M. l'Ambassadeur de France, Philippe Selz, du précieux concours que lui-même et tous ses collaborateurs ont apporté à notre mission : sans eux, rien n'aurait pu se faire !

« Je le remercie aussi -lui et Mme Selz- de l'excellente idée qu'ils ont eue de nous avoir réunis tous ce soir à la Résidence de France.

« Chers amis, longue vie à nos compatriotes et à l'amitié franco-djiboutienne,

« Vive la République de Djibouti, vive la République française ! ».