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Colloque sur la Hongrie



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La baguette et le croissant au pays du paprika

Rodolphe RODET

Gérant et créateur de Royal Croissant Hongrie

La société Royal Croissant Hongrie a été créée en 1993, à partir de soutiens familiaux pour l'investissement de départ. L'entreprise réalisait, au bout de trois ans, un chiffre d'affaires d'environ 500 000 euros, à la suite de quoi de nouveaux développements ont pu être envisagés en ajoutant la baguette au croissant. La grande distribution nous soutient. Aujourd'hui, l'entreprise compte 45 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 1,5 million d'euros. La Banque hongroise du développement devrait prochainement prendre une participation dans le capital de l'entreprise, en contrepartie du financement d'une usine moderne que nous souhaitons créer à l'Est de Budapest.

Le développement de Royal Croissant s'est articulé autour de trois axes principaux :

· les hôtels (avec le groupe Accor) ;

· les grandes et moyennes surfaces (en partenariat avec Cora) ;

· un réseau de magasins détenus en propre (sept magasins à ce jour, deux projets de développement pour 2005), sous le nom de Royal Croissant.

La priorité de l'entreprise, pour la période 2005-2006, est tournée vers le développement de nouveaux produits et l'exportation. Des partenariats avec des entreprises françaises souhaitant trouver des débouchés sur le marché hongrois pourraient également voir le jour. Nous y travaillons actuellement.

En matière de fiscalité, des réformes sont prévues mais tardent à se dessiner. D'autres pays de la zone, tels que la Slovaquie, la Roumanie ou la République tchèque, pratiquent une réduction beaucoup plus drastique de leur fiscalité. Il y a là un dossier que le gouvernement hongrois devrait certainement considérer comme prioritaire. De façon générale, la Hongrie présente de nombreuses opportunités pour les sociétés françaises, pourvu que l'on ait pris connaissance des caractéristiques du marché au préalable.

Allocution à l'ouverture du déjeuner

dans les salons de Boffrand de

M. Christian PONCELET, Président du Sénat,

Paris, le 24 mars 2005

***

Monsieur le Président,
Messieurs les Ministres,
Messieurs les Ambassadeurs,
Madame la représentante d'UbiFrance,
Mesdames et Messieurs,

Rassurez-vous, après cette matinée studieuse, mon propos sera particulièrement bref !

Je tenais simplement à remercier, au nom de tous, le ministre délégué à l'Industrie, notre ami Patrick Devedjian, qui nous fait l'honneur d'être parmi nous ce midi.

Je suis certain que nos partenaires hongrois, nombreux dans cette salle, y verront la marque de l'intérêt sincère que les autorités françaises portent à leur pays.

Pour ce qui me concerne, je dirai simplement à notre ministre combien les travaux de ce matin ont confirmé la chaleur et l'excellence des relations franco-hongroises, même si, dans bien des domaines, nous pourrions faire encore beaucoup mieux.

Je ne doute pas un instant que tous ici présents allons nous y employer, en particulier le groupe d'amitié France-Hongrie du Sénat, que préside activement le sénateur Robert Del Picchia.

Mais avant de donner la parole à M. Devedjian, je la cèderai au ministre hongrois de l'économie et des transports, M. Koka, qui a souhaité dire quelques mots.

M. Koka, vous avez la parole.

M. Janos KÓKA, Ministre de l'Economie

et des Transports hongrois

Monsieur le Président,
Messieurs les Sénateurs et Députés,
Monsieur le Ministre,
Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,

Si je m'adresse à vous en français aujourd'hui, même si ce n'est pas la langue en laquelle je m'exprime avec le plus de facilité, ce n'est pas uniquement par politesse envers nos hôtes. Vous savez peut-être que la Hongrie vient d'être admise au sein de l'Organisation Internationale de la Francophonie, et je voudrais ainsi donner une preuve supplémentaire que pour nous, cet acte d'admission n'est pas qu'une simple formalité vide de sens.

Tout d'abord, je voudrais remercier nos hôtes de nous avoir honorés de leur hospitalité, nous permettant d'inaugurer cette Année de l'Économie Hongroise en France dans ces murs prestigieux. Le Palais du Luxembourg nous avait déjà accueilli à plusieurs reprises à l'occasion d'événements importants. Il suffit de rappeler la commémoration solennelle ici même du 40e anniversaire d'un tournant qui a marqué notre histoire contemporaine : celui de la révolution de 1956.

Cette fois, nous nous sommes réunis dans un but non moins important pour ce qui est de l'approfondissement des liens qui unissent nos deux pays. Il s'agit de donner un nouvel élan aux relations économiques franco-hongroises qui ont évolué à un rythme sans précédent ces 15 dernières années.

Et il y a aussi les rapports humains entre Français et Hongrois. Quand on se promène dans les rues de Paris, on peut voir dans plusieurs endroits des plaques commémoratives évoquant le souvenir de mes compatriotes. A Budapest ou dans d'autres régions hongroises, - pensons aux villes historiques, aux bains thermaux, au plus grand lac d'Europe Centrale, aux hauts lieux de la musique et de la culture et, last but not least, aux établissements gastronomiques - on entend du français à chaque coin de rue, à chaque site touristique.

J'ai l'impression que nous nous sommes toujours sentis dans notre milieu chez l'autre, et cela sera peut-être vrai encore davantage avec l'adhésion de la Hongrie à l'Union européenne. Cet événement a valeur de retrouvailles historiques pour les peuples d'Europe et a aussi ouvert un nouveau chapitre dans le quotidien de nos deux nations et nos citoyens après l'histoire politique et diplomatique - admettons-le - assez mouvementée des relations franco-hongroises du XXe siècle.

L'Année de l'Économie Hongroise en France a comme objectif de resserrer davantage à travers de nombreuses manifestations, expositions et conférences à Paris et aux quatre coins de la France, les liens économiques, commerciaux - mais aussi culturels et touristiques - qui se développent si heureusement entre nos deux pays, ainsi que d'enrichir par la même les contacts entre nos sociétés civiles.

C'est dans cette perspective, Monsieur le Ministre, que j'ai le plaisir de vous inviter à vous rendre en Hongrie dès que possible, en compagnie des responsables économiques qui vous sembleraient avoir leur place à vos côtés.

Dans cet esprit, je lève mon verre à la santé de tous nos illustres personnalités réunies ici aujourd'hui, à la santé de tous les participants qui nous ont honoré de leur présence à l'inauguration de l'Année de l'Économie Hongroise, en souhaitant un avenir radieux aux relations d'amitié, de coopération et de solidarité entre la France et la Hongrie et pleine réussite dans la grande entreprise dans laquelle Paris et Budapest sont engagés main dans la main, celle de la construction européenne!

M. Patrick DEVEDJIAN,

Ministre délégué à l'industrie

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Monsieur le Sénateur,
Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,

Je suis particulièrement heureux d'être présent à l'inauguration de l'année économique de la Hongrie en France dans cette enceinte prestigieuse du Sénat. Je tiens tout d'abord à remercier de son accueil le Président Poncelet qui a accepté d'accueillir cette manifestation. De plus, je me réjouis de rencontrer M. Janos KÓKA, Ministre de l'Économie et des Transports de Hongrie.

Permettez-moi également de vous féliciter pour la dynamique dans laquelle vous avez inscrit la modernisation de l'économie hongroise au cours des quinze dernières années qui ont permis à votre pays d'accomplir des progrès tout à fait impressionnants et qui placent aujourd'hui la Hongrie au tout premier rang des nouveaux États Membres.

Je sais la difficulté dans laquelle se trouvent placés ces nouveaux États Membres, qui doivent à la fois satisfaire aux critères de Maastricht et moderniser ou créer les infrastructures nécessaires à leur développement.

La France est pour sa part attachée à faire jouer la solidarité européenne ; c'est pourquoi elle est favorable à ce que, dans le cadre des nouvelles perspectives financières 2007-2013, les fonds européens soient en priorité versés aux nouveaux États Membres.

Avec plus de 350 entreprises françaises implantées en Hongrie, les investissement français continuent de progresser fortement et permettent à la France de conserver son rang de 4ème investisseur étranger. De plus, ils s'inscrivent aujourd'hui dans une démarche régionale et dans la durée.

Désormais, la Hongrie est devenue pour certaines entreprises françaises la plaque tournante de leur stratégie européenne.

Ce constat assez positif, vous en conviendrez, ne peut pas cacher une légère déception. En effet, les échanges France-Hongrie restent encore trop modestes au regard des perspectives réelles et des coopérations industrielles envisageables.

Il faut que, tous ensemble, à travers un projet ambitieux et des actions concrètes, nous relevions ce défi.

C'est pour toutes ces raisons que je voudrais profiter de cette année économique de la Hongrie en France pour relancer une dynamique d'échanges entre nos deux pays ; dans cet esprit, je suis heureux, M. le Ministre, de répondre à votre invitation et je me rendrai donc avec une délégation d'industriels français à Budapest les 28 et 29 avril prochain.

Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Monsieur le Sénateur, Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs, je vous remercie de m'avoir invité à ce déjeuner et par la même, de m'avoir donné l'occasion d'affirmer toute l'importance que j'attache au renforcement des liens entre nos deux pays.

Synthèse réalisée en temps réel par Ubiqus Reporting

www.ubiqus-reporting.com

01 44 14 15 00

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