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Questions-débat

Allag SADEK, responsable de la zone Maghreb Moyen-Orient à la CCIP

 

Y a-t-il eu une évaluation du processus de reconversion de la dette marocaine ? A quelles entreprises et à quels secteurs cela a-t-il profité ?

 

Par ailleurs, dans le cadre des programmes européens, notamment pour la remise à niveau des entreprises, quel est le rôle de la CFCIM ?

 

Anthony BOUTHELIER, secrétaire général du Conseil français des investisseurs en Afrique

 

Qu'entend-on exactement par « arrimage du Maroc à l'euro » ?

 

Un représentant de Dalkia, groupe Vivendi Environnement

 

Dalkia est une entreprise de service : à ce titre, elle n'investit pas au Maroc simplement pour un projet, mais pour le très long terme. Nous rencontrons des problèmes pour recruter, non pas des cadres supérieurs, mais plutôt des cadres moyens et des techniciens supérieurs. Nous sommes convaincus que toute entreprise française qui s'implante au Maroc doit fournir des efforts de formation très importants.

 

Michel DERRAC

 

La reconversion de dettes en investissements a concerné 412 millions d'euros, soit 53 opérations, dont une trentaine de sociétés, qui ont ainsi pu rembourser leur dette non pas en devises mais en dirhams. Ces opérations ont concerné l'ensemble des secteurs. Nous ne pouvons pas faire davantage, mais notre exemple a été suivi par les Espagnols et les Italiens.

 

S'agissant de l'ancrage à l'euro, je voulais simplement dire que le dirham est assis sur un panier de monnaies : l'euro, le dollar, le yen, la livre sterling. Désormais, l'euro représente un poids très important.

 

La Mission économique française au Maroc, déjà présente à Rabat et à Casablanca, peut s'appuyer sur les consulats généraux pour organiser des réunions de présentation de nos outils, organiser des rencontres avec les entreprises françaises, nouer des contacts. De manière générale, nous ne négligeons pas les régions du Nord, même si Rabat et Casablanca concentrent près des deux tiers de l'activité économique marocaine.

 

Quant à la question de la formation professionnelle, elle est prise à bras-le-corps par les autorités marocaines et la Chambre française. Mais vous avez raison de souligner que les entreprises ont également un rôle à jouer dans ce domaine, qui ont tout intérêt à investir dans la formation pour disposer d'une main-d'oeuvre bien formée et, à terme, créer une véritable classe moyenne.

 

Jean-Claude BOUVEUR

 

C'est en effet un problème que nous rencontrons dans nos entreprises : nous manquons de cadres moyens, d'agents de maîtrise. Cela dit, permettez-moi de vous dire que je suis au Maroc depuis trente ans et que ce problème n'est pas le plus grave que le pays ait eu à surmonter... D'ailleurs, vous pouvez compter sur des aides financières très importantes pour vos programmes de formation professionnelle.

 

A propos de la question concernant la mise à niveau, il est certain que le démantèlement tarifaire, qui va prochainement toucher les produits fabriqués au Maroc, va sans doute mettre en difficulté un certain nombre de PME-PMI. La CFCIM a informé et sensibilisé ses adhérents, organisé des réunions d'information sur les moyens de financement des opérations de mise à niveau. Notre commission des relations avec l'Union européenne a recensé toutes les aides disponibles dans un guide.

 

Jean-Jacques SANTINI

 

Le niveau de formation des Marocains n'est pas un problème de la même ampleur selon l'endroit où vous vous trouvez : le problème est moins aigu à Casablanca ou à Rabat que dans des villes comme Oujda. Mais ce qui importe, c'est que la main-d'oeuvre soit rapidement adaptable.

 

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