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Groupe interparlementaire

 

France-Roumanie

 

Sommet d'affaires franco-roumain

 

Actes du colloque

 

du 17 octobre 2002

 

Sous l'égide du groupe interparlementaire France-Roumanie

 

- SERVICE DES RELATIONS INTERNATIONALES DU SÉNAT -

 

***

Sommet d'affaires franco-roumain

Ouverture

Luminita HOLBAN,
Directrice éditoriale, Bucharest Business Week

Mesdames, Messieurs,

 

Ce sommet réunit des personnes qui partagent un intérêt commun : la Roumanie. Certains participants veulent, peut-être, investir dans une usine de production en Roumanie, d'autres recherchent des partenaires locaux pour établir une relation commerciale ; d'autres encore souhaitent, peut-être, participer à un projet important d'infrastructure. Votre présence ici vous permettra d'obtenir des réponses à vos nombreuses questions.

 

Durant la première partie de la journée, nous aborderons la stratégie politique et économique de la Roumanie pour les années à venir, jusqu'à l'adhésion à l'Union européenne. Dans la partie suivante, les Français ayant travaillé en Roumanie donneront leur opinion. Avant la pause de midi, Bucharest Business Week décernera des prix spéciaux aux investisseurs français en Roumanie.

 

La première partie de l'après-midi traitera du contexte des affaires en Roumanie, c'est-à-dire des aspects législatifs et autres détails intéressant les investisseurs potentiels en Roumanie. Enfin, des représentants du gouvernement roumain vont présenter leur point de vue sur la privatisation, les infrastructures en Roumanie et sur d'autres domaines nous concernant.

 

Je vous rappelle que ce sommet est organisé en partenariat par le Sénat français et le Bucharest Business Week, l'unique journal d'affaires de Roumanie.

Introduction

Sean HILLEN
Directeur Général, Bucharest Business Week

Durant ces cinq années d'existence, Bucharest Business Week a toujours apprécié sa relation étroite avec les chefs d'entreprise et les diplomates français et roumains. Aujourd'hui, il entretient des liens avec des personnalités telles que Patrick Gelin, Dan Bedros et Didier Varlot. Ce sommet est le premier évènement organisé, à Paris, par un journal roumain. Il est le symbole de cette relation étroite. Nos buts sont communs : des investissements réussis et des relations bilatérales renforcées grâce à des informations claires et précises comme celles offertes par Bucharest Business Week.

 

La relation franco-roumaine est ancienne. On en trouve la marque, par exemple, dans la ressemblance des boulevards et des arcs de triomphe des deux capitales, mais le passé appartient au passé. L'avenir nous attend et il faut en détenir la clé. Aujourd'hui, nous allons avoir connaissance de succès dans différents domaines. En dépit des difficultés qui existent encore, le potentiel est immense.

 

De nombreuses sociétés et personnes méritent des remerciements pour leur soutien à Bucharest Business Week dans l'organisation de cet évènement. Une personne a accompli des miracles en nous réunissant aujourd'hui : une jeune femme dynamique qui a travaillé, parfois jusqu'à l'épuisement, depuis trois mois, pour donner une réalité à cette idée. Aussi, je vous prie de remercier chaleureusement Ingrid Vaileanu Paun.

Ingrid VAILEANU PAUN,
Représentante de Bucharest Business Week à Paris

Je remercie Sean Hillen pour ces belles paroles et je remercie tous les participants. Votre présence aujourd'hui justifie les efforts de Bucharest Business Week et fait de ce sommet le plus grand sommet d'affaires franco-roumain organisé depuis plusieurs années. Je suis honorée d'être la représentante à Paris de Bucharest Business Week, le leader de l'information d'affaires de la communauté internationale en Roumanie. Les publications du journal sont hebdomadaires, mensuelles et annuelles. Le journal participe aussi à l'organisation d'évènements dans toutes les grandes villes de Roumanie.

 

Je souhaite remercier nos partenaires et, en particulier, le groupe interparlementaire France-Roumanie du Sénat, son Président, Monsieur Henri Revol et toute l'équipe de nos hôtes. Je voudrais remercier aussi ceux qui nous ont soutenus dès le début : l'Ambassade de Roumanie à Paris, les Chambres de Commerce régionales de Toulouse, de Troyes, d'Alsace, de Colmar, de Lyon et d'autres, ainsi que Les Echos, trois grandes écoles françaises -l'Ecole Polytechnique, HEC et ESG- qui accueillent des étudiants roumains. Je remercie aussi nos partenaires traditionnels : Carrefour, Romtelecom, BRD-Groupe Société Générale, Alcatel, Vivendi Water, Alstom, Banca Tiriac, Altheimer and Gray, Cora et Europa FM.

 

Luminita Holban animera le débat.

Henri REVOL,
Président du Groupe Interparlementaire France-Roumanie
du Sénat français

Tout d'abord, je me félicite de votre présence en ce lieu et me permets de vous saluer au nom du Groupe d'Amitié France-Roumanie du Sénat. Monsieur Christian Poncelet, retenu par d'autres obligations, s'excuse et m'a demandé de vous donner lecture d'un message. Je me réjouis que ce colloque ait pu être organisé par Bucharest Business Week, sous le patronage de notre Groupe d'Amitié, avec le soutien de l'Ambassade de France en Roumanie et de l'Ambassade de Roumanie en France. Le message du Président du Sénat est le suivant.

 

« Le Sénat est heureux d'accueillir, aujourd'hui, ce Sommet d'Affaires franco-roumain organisé en partenariat avec Bucharest Business Week et placé sous l'égide du Groupe Interparlementaire France-Roumanie. Je tiens, avant toute chose, à rendre hommage à l'action persévérante de ce Groupe d'Amitié et de son président. C'est d'ailleurs le troisième colloque à caractère économique qu'il organise au Sénat. Il nous avait déjà réunis sur ce thème la deuxième fois, il y a un peu plus de deux ans, le 21 juin 2000. J'avais, à cette occasion, invité nos entreprises à nouer des liens et des accords de partenariat avec leurs homologues en Roumanie, pays ami et, largement, francophone, qui leur offre, entre autres atouts, une main d'oeuvre qualifiée et un savoir-faire appréciable. En parcourant les actes de ce colloque sur le site Internet du Sénat, on mesure le chemin accompli. En seulement deux ans, les échanges économiques et commerciaux franco-roumains n'ont cessé de progresser. La France est devenue le premier investisseur étranger en Roumanie, avec près d'un milliard d'euros investis en dix ans. Elle est devenue son troisième partenaire commercial, avec plus d'un milliard et demi d'échanges annuels. Les intervenants qui vont se succéder à la tribune vont, sans doute, vous préciser ces chiffres en détail. Mais d'avance, je sais qu'ils prêcheront des convertis.

 

Pour ma part, je m'en tiendrai à souligner combien cette rencontre se situe à un moment crucial et propice dans les relations entre la Roumanie, la France et l'Union Européenne. Trois faits marquants en fournissent une illustration de pleine actualité. Il y a eu, d'abord, au début d'octobre, la venue en France du Premier Ministre de la Roumanie, Monsieur Adrian Nastase. Sa visite et les entretiens très constructifs qu'il a eus avec le Premier Ministre, Monsieur Jean-Pierre Raffarin, et notre Ministre de l'Intérieur, Monsieur Nicolas Sarkozy, ont permis de clarifier un certain nombre de dossiers dont quelques-uns risquaient de ternir l'image roumaine dans une fraction des opinions publiques occidentales. Je pense, entre autres, à la délicate question des jeunes Roumains exploités dans nos capitales par des réseaux mafieux de mendicité, de vol et de prostitution. J'espère que les décisions énergiques prise en ce domaine vont permettre d'assainir une situation qui, de toute évidence, n'est plus tolérable. En second lieu, je dois saluer la fréquence et la qualité des relations interparlementaires entre la Roumanie et la France. Des membres des deux assemblées roumaines ont été reçus au Sénat et, en ce qui me concerne, j'accueillerai, la semaine prochaine, le Président du Sénat roumain, Monsieur Nicolae Vãcãroiu.

 

Enfin, et surtout, il faut replacer ce Sommet d'Affaires dans la perspective de la récente recommandation de la Commission européenne sur l'élargissement de l'Union à l'horizon 2004-2007. Depuis le Conseil de Copenhague, en 1993, les pays d'Europe Centrale et Orientale, candidats à l'accession, ont déployé des efforts considérables pour être à ce rendez-vous majeur. Le temps arrive, pour eux, d'en retirer les premiers dividendes. La Roumanie, il est vrai, ne sera pas dans le train des premières admissions, mais, elle devrait, en principe, nous rejoindre, dans les cinq ans à venir, en 2007. La France a appuyé activement sa candidature à l'Union Européenne et, plus généralement, elle soutient la pleine participation de la Roumanie aux structures euratlantiques et à l'OTAN, en particulier.

 

Tel est le contexte général de ce Sommet d'Affaires dont, je n'en doute pas, nos entreprises sauront tirer le meilleur parti. Les aléas du calendrier ne me permettent pas de me joindre à vos travaux, mais l'attention que j'y porte et mon soutien n'en sont pas moindres. J'y ajouterai mes compliments adressés aux lauréats que vous avez souhaité distinguer lors de la remise des Prix d'Amitié France-Roumanie. A tous, je souhaite un excellent et studieux sommet, en espérant que vous garderez de votre passage au Sénat, un bon souvenir et que vous y reviendrez. Je vous remercie. »

 

Je souhaite, à mon tour, plein succès à ce sommet, ainsi que de fructueux travaux. Je tiens, aussi, à remercier et à féliciter, particulièrement, la cheville ouvrière de l'organisation de ce colloque, Madame Ingrid Vaileanu Paun, qui s'est donné beaucoup de mal, depuis plusieurs mois, pour relever ce défi.

 

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