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La hausse des prix du pétrole : une fatalité ou le retour du politique

Rapport d'information de MM. Joseph KERGUERIS et Claude SAUNIER, fait au nom de la délégation du Sénat pour la planification n° 105 (2005-2006) - 24 novembre 2005

Après une relative période de stabilité pendant les années 90, les prix du pétrole ont explosé depuis 4 ans : entre décembre 2001 et la fin de l'été 2005, ils ont ainsi été multipliés par 3,4, soit autant que lors du premier choc pétrolier en 1973.

Pour la France, les enjeux liés à l'augmentation des prix du pétrole sont de taille. En 2004, notre facture pétrolière globale (pétrole brut et produits raffinés) a augmenté de 26,9 % pour atteindre 23,14 milliards d'euros. La facture énergétique de notre pays représente désormais 1,75 % du PIB, un niveau jamais atteint depuis 1986.

Il est donc indispensable de comprendre les raisons de cette hausse des prix du pétrole et de savoir si elle n'est que transitoire ou si, au contraire, elle a vocation à perdurer.

Les perspectives d'évolution des prix du pétrole et des produits raffinés sont plutôt sombres : à court terme, de fortes tensions sur les prix sont à prévoir, sauf retournement de la conjoncture économique. A moyen et long terme, les prix du pétrole devraient, au mieux, évoluer dans une fourchette de 40 à 50 dollars tout en pouvant, au moins de manière temporaire, augmenter brutalement et dépasser les 100 dollars.

Néanmoins, la hausse des prix du pétrole n'est pas une fatalité : puisque les incertitudes sont grandes sur la possibilité de l'offre à satisfaire la demande, il convient de jouer sur la demande. Les pouvoirs publics peuvent donc exercer une réelle influence à travers une politique volontariste de diminution de la consommation de pétrole.

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