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La structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la défense (SIMMAD), et le maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la défense

Rapport d'information de M. Yves FRÉVILLE, fait au nom de la commission des finances n° 352 (2007-2008) - 21 mai 2008

L'entretien des aéronefs militaires coûte 3,5 milliards d'euros par an, emploie 28 000 personnes et nécessite un stock de pièces de rechange de 16 milliards d'euros. Pourtant, après une amélioration en début de loi de programmation militaire, leur taux de disponibilité régresse et est redevenu inférieur à 60 %. Ce constat doit cependant être tempéré. Le taux de disponibilité des aéronefs militaires français ne paraît pas significativement différent de celui des principales armées. Par ailleurs, maintenir disponible la quasi-totalité du parc serait très coûteux, pour un gain opérationnel hypothétique. Enfin, les principaux matériels, âgés d'une trentaine d'années, et qui arrivent donc en « fin de vie », doivent être progressivement remplacés, ce qui sera un facteur d'augmentation de la disponibilité globale.

Le maintien en condition opérationnelle des flottes aériennes exige cependant un effort de réorganisation et d'amélioration de la productivité, qui a été entrepris avec la mise en place de la SIMMAD, qui exerce une fonction de maîtrise d'ouvrage déléguée commune aux trois armées, puis du SIAÉ, nouveau maître d'oeuvre industriel de l'État. La situation paraît cependant susceptible d'améliorations et la RGPP prévoit d'économiser environ 6 000 emplois pour l'entretien des aéronefs militaires.

On peut cependant s'interroger sur l'évolution future du coût de cet entretien puisque chaque génération d'aéronefs est plus coûteuse que la précédente.

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