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Les opérateurs de l'agriculture française : une modernisation inachevée ?

Rapport d'information de MM. Yannick BOTREL et Joël BOURDIN, fait au nom de la commission des finances n° 66 (2011-2012) - 26 octobre 2011

Deux réformes conduites en 2006, dans le cadre de la loi d'orientation agricole, et en 2009, dans celui de la révision générale des politiques publiques (RGPP), ont rationalisé le dispositif national de gestion des aides publiques à l'agriculture, en procédant notamment à la fusion des offices agricoles. Des treize organismes qui existaient avant 2006, il ne subsiste ainsi que quatre structures : l'agence de services et de paiement (ASP), l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer), l'Office de développement de l´économie agricole des départements d'outre-mer (ODEADOM) et l'Office du développement agricole et rural de la Corse (ODARC).

Dans ce contexte, la commission des finances, à l'initiative de Joël Bourdin et Yannick Botrel, rapporteurs spéciaux de la mission « Agriculture, pêche, alimentation, forêt et affaires rurales », a demandé à la Cour des comptes, en application de l'article 58-2° de la LOLF, une enquête sur le bilan de la réforme des offices agricoles et de la création de l'ASP.

Le présent rapport restitue les résultats de ce travail et estime, au total, que ce bilan reste nuancé et difficile à dresser en raison d'un recul encore insuffisant. En s'appuyant sur le diagnostic et les recommandations de la Cour et sans aller jusqu'à proposer, à ce stade, la fusion entre l'ODEADOM et FranceAgriMer ou un rapprochement entre ce dernier et l'ASP, plusieurs propositions sont formulées, parmi lesquelles : le regroupement du paiement des aides agricoles au sein de l'ASP, à l'exception des aides d'urgence et des interventions sur les marchés, la poursuite de la démarche de simplification, de rationalisation et de réduction des coûts engagée lors des réformes de 2006 et de 2009, la recherche d'une cohérence accrue dans le partage des compétences entre l'ASP et FAM ou, encore, un plus grand respect des règles en vigueur afin de réduire les refus d'apurement communautaire.

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