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Dépôt de gerbe sur la tombe de Dick Ukeiwé
Mercredi 24 février - 17h30


Mesdames, Messieurs,

Chers amis,

Je suis très ému de m’exprimer en ce lieu où repose notre ancien collègue Dick Ukeiwé.

Élu au Sénat en 1986, j’ai eu la grande chance, dès mon arrivée au Palais du Luxembourg, de rencontrer Dick Ukeiwé et de siéger avec lui au groupe gaulliste de la Haute assemblée.

À son contact, j’ai appris à mesure la complexité de la société calédonienne, à appréhender son aspiration identitaire, mais aussi son attachement aux valeurs fondatrices de notre République, Liberté, Égalité, Fraternité.

Les interventions de Dick Ukeiwé, toujours empreintes de sincérité, de simplicité et d’une grande hauteur de vue, ont permis à notre assemblée d’être pleinement informés sur les déchirements de la population, sur la recherche d’une issue pacifique aux affrontements, puis sur la réconciliation, avec la signature des accords de Matignon en 1988 et enfin sur la construction d’un destin commun à toutes les composantes de la communauté calédonienne.

Aussi, ai-je souhaité, lors de ce déplacement, rappeler à sa famille et à ses amis, toute l’estime que le Sénat conserve de son engagement politique pour une meilleure reconnaissance de la communauté kanak, de son rôle déterminant dans la construction de l’autonomie de la Nouvelle-Calédonie et pour son attachement indéfectible à la France.
Une phrase extraite d’un de ses discours et qui témoigne d’une profonde sagesse résume parfaitement son engagement politique.

« Nous ne méritons pas l’estime de nos fils, si chacun d’eux ne peut trouver sa place en Calédonie, si chacun d’eux ne peut, en paix, en savourer les fruits et contempler le ciel. »
Je souhaiterais, à travers Dick Ukeiwé, gaulliste authentique, rendre également hommage à tous les ultramarins dont l’attachement aux valeurs de notre République inspire et légitimise son discours universaliste et conforte dans le monde sa place de grande puissance.

Nous ne serons jamais assez reconnaissants à Dick Ukeiwé d’avoir suivi ce que le Général de Gaulle déclarait à Nouméa et s’adressant aux Calédoniens le 4 septembre 1966 : « Vous devez dans la paix, comme vous l’avez fait dans la guerre, être pour toute notre communauté nationale un exemple de fraternité et de progrès ».