Allez au contenu, Allez à la navigation

Recherche Recherche avancée

Discours du Président du Sénat
Réception des femmes Maires des Yvelines
Salons de la Présidence
9 mars 2016


Mesdames les Sénatrices,
Messieurs les Sénateurs,
Mesdames les Maires,
Mes chers collègues,

Nous sommes particulièrement heureux d’accueillir aujourd’hui, dans les Salons de la Présidence du Sénat, une très large délégation des femmes maires des Yvelines, et de le faire avec Catherine Tasca, Alain Gournac, Marie-Annick Duchêne, Philippe Esnol et Sophie Primas qui est à l’initiative de cette rencontre. Je dois dire que vous avez répondu très nombreuses à cette invitation que je nous vous avons adressée à l’occasion de la Journée internationale de la Femme 2016, et ce malgré les difficultés que certaines d’entre vous ont dû rencontrer à cause des mouvements sociaux du jour.

Hier, à l’occasion de la Journée internationale de la Femme, nous partagions un déjeuner avec nos collègues sénatrices et les hommes de la délégation. Ce sont elles également qui ont posé l’ensemble des questions d’actualité au Gouvernement de ce mardi 8 mars. Les sénatrices représentent 26 % des élus de la Haute Assemblée. C’est le chiffre le plus élevé depuis le début de la Cinquième République, même s’il reste à faire.

À travers ce déjeuner, j’ai souhaité relancer ce projet que nous avions amorcé en 2013 à l’initiative de notre collègue Sophie Primas. Si le nombre de femmes maires n’a guère évolué au plan national, il a continué à croitre en Yvelines en 2014.

« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants ». C’est l’article 3 de la Constitution de 1958.

La première conquête des droits politiques des femmes a été celle de leur participation pleine et entière à l’exercice de la souveraineté nationale.

Nul besoin d’évoquer les combats de celles que certains, avec une pointe de condescendance d’un autre temps, ont appelé les « suffragettes ».

Je soulignerais simplement que l’exercice des responsabilités politiques par les femmes a suivi le droit de suffrage.

Ce droit, dont tout a découlé, il a fallu attendre la Libération pour que le Gouvernement d’Union Nationale constitué par le Général de Gaulle le reconnaisse aux Françaises.

Quoi de plus normal ? Les années noires de la guerre avaient souligné l’égalité des femmes et des hommes face à l’Occupation, ces femmes et ces hommes qui se sont levés et ont combattu jusqu’au sacrifice suprême pour les mêmes idéaux : la Liberté, l’Égalité, la Fraternité.

Mais c’est d’abord dans les fonctions électives locales que la parité s’est traduite de manière effective. Je dois reconnaître que les lois votées au Parlement en faveur de la parité ont eu un effet réel sur la composition des différentes assemblées d’élus.

Aujourd’hui, près de la moitié des conseillers municipaux sont des femmes. Cette progression se retrouve également dans les intercommunalités.

Bien sûr, ce n’est pas suffisant au regard de la proportion de femmes dans la société.
Bien sûr, ce n’est pas suffisant au regard de l’objectif constitutionnel de parité.
Bien sûr, il y a encore du chemin à faire.

La promotion de la parité reste un objectif que je fais mien et c’est aussi votre influence et votre action à la tête de vos communes, dans nos territoires, qui la feront progresser.

À la fin du mois, le 31 mars, j’aurai le plaisir d’ouvrir le colloque organisé par la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes sur l’engagement citoyen des femmes qui mettra en valeur les services qu’elles accomplissent dans le monde associatif.

Avec mes collègues sénateurs nous avons souhaité solliciter certaines responsables associatives yvelinoises à cette occasion.

En vous redisant mon plaisir de vous accueillir ici, je vous souhaite à toutes et à tous un excellent moment de partage et d’échanges.