Question de M. MADRELLE Philippe (Gironde - SOC) publiée le 16/10/1986

M. Philippe Madrelle appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur sa récente décision concernant la suppression à partir de 1987 de tous les postes mis à disposition par son ministère auprès d'associations scolaires. Il lui rappelle le rôle essentiel joué par ces multiples associations aux activités multiples et qui tiennent auprès des enfants des fonctions d'éveil irremplaçables. Chacun s'accorde à souligner le caractère complémentaire de ces activités éducatives qui remplissent non seulement des fonctions d'éducation mais également de prévention. Au moment précis où l'avenir de notre jeunesse se trouve menacé par les problèmes de délinquance et de chômage, ces associations doivent continuer à bénéficier de l'expérience et du savoir-faire pédagogique des enseignants. En conséquence, il lui demande de bien vouloir revenir sur cette grave décision en maintenant des postes d'enseignants au sein de ces associations périscolaires.

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Réponse du ministère : Éducation publiée le 27/11/1986

Réponse. -La mesure figurant au projet de budget 1987 de l'éducation nationale, qui vise à remplacer l'aide apportée à diverses associations périscolaires sous forme de personnels " mis à disposition " par une subvention d'un montant équivalent, a été proposée pour aller dans le sens de la simplification et de la clarté. L'utilité de l'action conduite par les associations concernées n'est en aucune façon contestée, mais il faut bien constater que l'extension continue, depuis de nombreuses années, de la pratique des mises à la disposition a créé une situation incompatible avec les impératifs d'une saine gestion des moyens budgétaires. Il est de règle que les fonctionnaires se voient confier des missions imparties à l'administration dont ils relèvent. Perdre cette exigence de vue aboutit, en fait, à éloigner un certain nombre d'instituteurs et de professeurs de leur mission première, qui est d'enseigner. Les associations n'auront donc plus des emplois mis à disposition mais recevront des subventions couvrant les frais de rémunération et de charges sociales qu'elles devront désormais assumer. Cette procédure leur donnera plus de liberté puisqu'elles auront le choix entre garder l'enseignant précédemment mis à disposition, qui sera alors " détaché " - libérant ainsi l'emploi qu'il occupait - ou bien recruter un collaborateur d'une autre origine. Les crédits qui figurent au budget de 1987 ont été calculés sur la base des mises à disposition prononcées au titre de l'année scolaire en cours. Ils représentent quatre mois de salaire, puisque la mesure prend effet à la rentrée 1987 ; le montant de ces subventions sera bien entendu calculé en année pleine pour le budget de 1988. Ainsi les associations périscolaires sont-elles assurées, sur ces bases nouvelles, d'avoir les moyens de continuer à bénéficier de l'aide qui leur était précédemment consentie.

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