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Privatisation de Paribas: publicité mensongère

8e législature

Question écrite n° 04601 de M. Paul Loridant (Essonne - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 12/02/1987 - page 192

M. Paul Loridant, ayant suivi avec intérêt les campagnes publicitaires en vue de la privatisation de Paribas, demande à M. le ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et de la privatisation, s'il n'y a pas lieu de saisir les autorités compétentes pour publicité mensongère. En effet, les messages publicitaires visaient à inciter les souscripteurs éventuels à devenir actionnaires et donc copropriétaires de Paribas. N'y a-t-il pas lieu de considérer que, dans la mesure où ils avaient la nationalité française, ces souscripteurs étaient déjà propriétaires de cette banque nationalisée.



Réponse du ministère : Économie

publiée dans le JO Sénat du 23/04/1987 - page 632

Réponse. -La privatisation a pour effet de transférer la propriété des entreprises à leurs salariés et à plusieurs millions de Français. Elle permet le développement d'un véritable actionnariat salarié et populaire. En effet, les deux premières opérations de privatisation ont permis de doubler le nombre des actionnaires directs dans notre pays. Les actions de Saint-Gobain et de Paribas sont réparties respectivement entre 1 540 000 et 3 800 000 actionnaires. Ainsi, la politique de privatisation contribue à la création d'une véritable démocratie économique.