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Libération de détenus d'Afrique du Nord

8e législature

Question écrite n° 04951 de M. Maurice Charretier (Vaucluse - U.R.E.I.)

publiée dans le JO Sénat du 05/03/1987 - page 317

M. Maurice Charretier appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur l'émotion et l'incertitude qui étreignent la communauté des Français d'Afrique du Nord. En effet, après le 19 mars 1962, date du cessez-le-feu en Algérie, des milliers de nos compatriotes, hommes et femmes, ont été enlevés par le F.L.N. Or, aujourd'hui, les familles de ces soi-disant " disparus " ont recueilli des témoignages selon lesquels ces êtres qui leur sont chers seraient encore vivants et détenus. C'est pourquoi il lui demande quelles mesures il entend prendre pour assurer la sauvegarde et obtenir la libération de ces détenus, où qu'ils soient.

Transmise au ministère : Affaires étrangères



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 21/05/1987 - page 794

Réponse. -Les informations selon lesquelles des Français seraient retenus captifs en Algérie depuis vingt-cinq ans sont sans fondement. Les vérifications faites auprès du comité international de la Croix-Rouge à Genève concernant la lettre adressée par une prétendue antenne de cet organisme à Paris et faisant état de plusieurs centaines de nos ressortissants détenus, ont montré qu'il s'agissait d'un faux. S'il est malheureusement exact que des Français aient disparu au moment de l'accession à l'indépendance de l'Algérie, les enquêtes menées dès 1963, notamment par le C.I.C.R., ont permis de conclure dans la très grande majorité des cas à leur décès. Toutes les investigations ultérieures ont confirmé cette conclusion. Rien, aujourd'hui, ne permet d'affirmer que certains de nos compatriotes disparus demeurent en vie ou, a fortiori, détenus en Algérie. On ne peut que regretter qu'en diffusant ces contrevérités, les auteurs de la lettre évoquée ci-dessus portent gravement atteinte à la mémoire des victimes de ces événements douloureux et au respect dû à leur famille.