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Statut des personnels administratifs, techniciens et ouvriers de l'enseignement supérieur

8e législature

Question écrite n° 05332 de M. Philippe Madrelle (Gironde - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 02/04/1987 - page 480

M.Philippe Madrelle appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'éducation nationale, chargé de la recherche et de l'enseignement supérieur, sur la situation des agents des établissements d'enseignement supérieur faisant partie du personnel non enseignant. Il lui rappelle le rôle fondamental exercé par ces personnels ingénieurs, techniciens, administratifs, ouvriers et agents de service dont les emplois s'étendent sur toute la grille de la fonction publique, de la catégorie A à la catégorie D. Le décret n° 85- 1534 du 15 janvier 1986 fixant dispositions statutaires des ingénieurs et personnels techniques et administratifs de recherche et de formation a permis de répondre en partie au besoin d'unification statutaire ; cependant, les agents de service des services extérieurs ainsi que les agents et ouvriers professionnels qui exercent des fonctions techniques et administratives similaires restent pénalisés en ne bénéficiant pas de l'intégration dans le décret précité ; il souligne qu'un nombre trop important de personnels reste encore hors statut. Si le procédé d'unification statutaire est en cours, de graves lacunes subsistent notamment au niveau des textes relatifs aux conditions de recrutement et à la nécessaire modification du pyramidage des corps. Il lui rappelle qu'au cours des deux dernières années, la suppression de quatre-vingts postes pour les quatre établissements de l'université de Bordeaux risque d'entraîner la disparition de certains services au détriment d'une tradition de qualité et d'efficacité. Seule, la définition d'objectifs précis en fonction de l'évolution des techniques permettra de mener une gestion des personnels adaptée aux besoins de formation continue, d'action sociale, d'hygiène et de sécurité actuellement financé sur les ressources des établissements de l'enseignement supérieur. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures qu'il compte prendrepour doter les personnels A.T.O.S. d'un statut identique sur l'ensemble du territoire.



Réponse du ministère : Recherche et enseignement supérieur

publiée dans le JO Sénat du 19/11/1987 - page 1839

Réponse. -Le décret n° 85-1534 du 31 décembre 1985 - qui a fixé les dispositions statutaires applicables aux ingénieurs et aux personnels techniques et administratifs de recherche et de formation du ministère de l'éducation nationale - s'est directement inspiré du statut cadre des personnels de recherche défini par le décret n° 83-1260 du 30 décembre 1983 auquel certaines adaptations ont été apportées pour tenir compte des particularités de l'éducation nationale. Le choix de se référer aux mesures adoptées par le C.N.R.S. pour l'intégration des agents contractuels de type C.N.R.S. s'est trouvé justifié par la totale similitude de statut existant jusqu'alors entre eux et leurs homologues des établissements publics scientifiques et technologiques, dont ceux du Centre national de la recherche scientifique. Il a pris en compte également la nature des missions confiées aux intéressés qui, pour la plupart, exercent dans l'enseignement supérieur où les activités de recherche tiennent une très grande place. En dépit de la création de nouveaux corps spécifiques à l'enseignement supérieur, l'unité fonctionnelle de l'ensemble des A.T.O.S. a été préservée - voire accentuée - avec l'aménagement de nombreuses passerelles. La mobilité entre les corps de fonctionnaires préexistants et ceux du nouveau statut doit être facilitée en effet par l'organisation de concours internes ouverts aux fonctionnaires concernés, ainsi que par le jeu des détachements éventuels, statutairement autorisés et assortis d'une possibilité de titularisation après avis des commissions administratives paritaires compétentes. Les mesures de titularisation actuellement en cours ne sauraient être considérées comme pouvant porter préjudice à la situation des agents de service des services extérieurs régis par le décret n° 71-986 du 13 décembre 1971 et des agents de service et ouvriers professionnels régis par le décret n° 65-923 du 2 novembre 1965. Même si l'accès dans chacun des corps a été réalisé selon des modalités différentes, l'organisation de la carrière des personnels techniques de recherche et de formation des catégories C et D est statutairement comparable à celle des autres personnels ouvriers et de service du ministère de l'éducation nationale. Par ailleurs, les établissements d'enseignement supérieur ont constamment fait appel à un ensemble diversifié de personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service qui appartiennent soit aux corps à vocation générale du ministère de l'éducation nationale (notamment ceux de l'administration scolaire et universitaire et des personnels ouvriers et de service), soit aux catégories spécifiques de l'enseignement supérieur (agents contractuels de type C.N.R.S. et personnels techniques titulaires de laboratoire concourant à la constitution initiale des corps de recherche et de formation créés par le décret du 31 décembre 1985). Il n'est pas envisagé, à cet égard, de prendre de nouvelles dispositions statutaires. La persistance d'un système diversifié, offrant de réelles possibilités de mobilité, correspond en effet aux besoins du service en personnels de profils différents selon les fonctions à exercer et à l'intérêt des personnels qui ont accès, sous des formes variées, à divers types d'établissements ou de services.