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Enseignement des sciences biologiques et géologiques

8e législature

Question écrite n° 06844 de M. Michel Rufin (Meuse - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 25/06/1987 - page 990

M.Michel Rufin attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'importance à accorder aux sciences et techniques biologiques et géologiques (sciences naturelles) dans l'enseignement public. Les sciences naturelles ont, pendant toute la scolarité, une fonction essentielle à jouer dans l'éducation et la formation des enfants et des adolescents et cela particulièrement à un moment où les recherches fondamentales et appliquées dans les domaines de la biologie et de la géologie prennent une importance croissante. En effet, pour l'agro-alimentaire, les biotechnologies, les énergies nouvelles, la médecine, l'hydrologie..., le rôle de l'enseignement de la biologie-géologie est fondamental. C'est la raison pour laquelle il lui demande, dans le cadre de la préparation du projet de loi de finances pour 1988, quelles actions le Gouvernement entend conduire pour promouvoir et assurer dans les lycées et collèges l'enseignement des sciences naturelles, le respect des horaires réglementaires, notamment dans les classes de seconde et première pour les lycées, et la mise en place dans les collèges de groupes restreints de travaux pratiques de biologie-géologie.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 08/10/1987 - page 1598

Réponse. -La politique du ministère de l'éducation nationale est caractérisée par la volonté de développer l'enseignement des sciences et techniques biologiques et géologiques à tous les niveaux d'enseignement. Au collège, le souci de conférer aux établissements une plus grande responsabilité a conduit à leur attribuer une dotation horaire globale pour la mise en oeuvre des enseignements. C'est donc chaque établissement qui arrête sa propre organisation en fonction des horaires et des programmes prescrits. Néanmoins, les établissements ne sauraient négliger les exigences propres et les contraintes de l'enseignement des sciences expérimentales. Ils doivent, en particulier, composer les classes en fonction des capacités d'accueil des salles de travaux pratiques. Au lycée, la réforme du second cycle amorcée en 1980 s'est traduite par un développement important de l'enseignement des sciences et techniques biologiques et géologiques dans les trois filières d'enseignement général, en seconde, première et terminale. En seconde, la mise en place de cet enseignement décidée par l'arrêté du 31 octobre 1980 a été progressive. Actuellement, les programmes réservent à cet enseignement une durée variant de 1 heure à 2 h 30 par semaine. En première, l'enseignement de la biologie-géologie a été étendu aux classes A et B à la rentrée 1982. La même mesure a été prise pour les terminales A et B à la rentrée 1983 sous la forme d'une option. Sur le plan budgétaire, en dépit d'un contexte économique difficile, l'effort sera maintenu en 1988 au profit des lycées qui connaîtront encore une nette progression de leurs effectifs correspondant notamment aux perspectives d'accroissement du taux de scolarisation dans le second cycle. Mais il n'est pas possible de fixer a priori la part des emplois supplémentaires qui devra être affectée à l'enseignement de la biologie-géologie. Les autorités académiques en décideront à leur niveau, en fonction des priorités qu'elles seront amenées à fixer à l'occasion des travaux de préparation de la rentrée scolaire et des besoins qui se dégageront dans chaque établissement.