Question de M. LORIDANT Paul (Essonne - SOC) publiée le 02/07/1987

M.Paul Loridant attire l'attention de M. le Premier ministre sur la décision du Gouvernement de commémorer le 21 juin le souvenir des victimes de la guerre d'Algérie. Il s'étonne notamment que cette décision ait été prise de façon arbitraire sans concertation avec les fédérations d'anciens combattants. La commémoration le 21 juin n'a aucune signification historique et apparaît, aux yeux du monde combattant, comme une initiative de division des anciens d'Afrique du Nord.

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Réponse du ministère : Premier ministre publiée le 16/07/1987

Réponse. -Soucieux de rassembler les Français dans le souvenir d'une épreuve, au-delà des divisions qu'ils ont pu connaître à l'époque, le Gouvernement a choisi la date du dimanche 21 juin à dessein. Cette date n'est, en effet, symbolique d'aucun événement politique ou militaire et vise donc à célébrer le 25e anniversaire de la fin des combats dans l'unité et dans le souvenir des morts en Algérie. Dès lors, le Gouvernement ne saurait logiquement s'associer à d'autres cérémonies organisées par telle ou telle association à la date de leur choix, auxquelles les autorités civiles et militaires ont pour consigne de limiter leur participation, dans un esprit de stricte équité. Loin d'être un geste hostile à l'égard des anciens combattants, cette position procède du souci de renforcer leur cohésion et leur prestige.

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