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Enseignement des sciences et techniques biologiques et géologiques

8e législature

Question écrite n° 08045 de M. Guy Male (Pyrénées-Orientales - UC)

publiée dans le JO Sénat du 15/10/1987 - page 1617

M.Guy Malé attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les moyens octroyés à l'enseignement des sciences et techniques biologiques et géologiques. Il lui rappelle qu'une forte distorsion demeure entre l'importance de ces sciences dans notre société, comme dans la formation des citoyens, et la place qu'elles occupent dans le système éducatif. Il lui demande quels efforts entend faire le Gouvernement pour l'enseignement de ces sciences et techniques, notamment dans le budget 1988. Il lui demande en outre si toutes dispositions ont d'ores et déjà été prises pour que l'enseignement obligatoire de la biologie-géologie soit assuré dans les classes de seconde, à la rentrée 1988.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 26/11/1987 - page 1876

Réponse. -La politique du ministère de l'éducation nationale est caractérisée par la volonté de développer l'enseignement des sciences et techniques biologiques et géologiques à tous les niveaux d'enseignement. Au collège, le souci de conférer aux établissements une plus grande responsabilité a conduit à leur attribuer une dotation horaire globale pour la mise en oeuvre des enseignements. C'est donc chaque établissement qui arrête sa propre organisation, en fonction des horaires et des programmes prescrits. Néanmoins, les établissements ne sauraient négliger les exigences propres et les contraintes de l'enseignement des sciences expérimentales. Ils doivent en particulier composer les classes en fonction des capacités d'accueil des salles de travaux pratiques. Au lycée, la réforme du second cycle amorcée en 1980 s'est traduite par un développement important de l'enseignement des sciences et techniques biologiques et géologiques dans les trois filières d'enseignement général, en seconde, première et terminale. En seconde, la mise en place de cet enseignement, décidée par l'arrêté du 31 octobre 1980, a été progressive. Actuellement, les programmes réservent à cet enseignement une durée variant de 1 heure à 2 heures et demie par semaine. En première, l'enseignement de la biologie-géologie a été étendu aux classes A et B, à la rentrée 1982. La même mesure a été prise pour les terminales A et B, à la rentrée 1983, sous la forme d'une option. Sur le plan budgétaire, en dépit d'un contexte économique difficile, l'effort sera maintenu en 1988 au profit des lycées, qui connaîtront encore une nette progression de leurs effectifs, correspondant notamment aux perspectives d'accroissement du taux de scolarisation dans le second cycle. Mais il n'est pas possible de fixer a priori la part des emplois supplémentaires qui devra être affectée à l'enseignement de la biologie-géologie. Les autorités académiques en décideront à leur niveau, en fonction des priorités qu'elles seront amenées à fixer à l'occasion des travaux de préparation de la rentrée scolaire et des besoins qui se dégageront dans chaque établissement.