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MALE Guy

Ancien sénateur des Pyrénées-Orientales

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1983
  • Fin de mandat le 3 décembre 1987 (décédé)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

MALE (Guy)

Né le 1er juillet 1930 à Rigarda (Pyrénées Orientales)

Décédé le 3 décembre 1987 à Paris

Sénateur des Pyrénées-Orientales de 1983 à 1987

Originaire de la région de Banyuls-dels-Aspres, Guy Malé fait ses études primaires et secondaires dans les Pyrénées Orientales. Il fréquente l'école communale de Latour-de-France, le lycée Arago de Perpignan puis le collège technique de Prades. Il poursuit sa scolarité à Paris et se spécialise dans les techniques du bâtiment. De 1957 à 1983, il occupe le poste de directeur technique à la Mutualité sociale agricole du département des Pyrénées-Orientales.

Il milite au syndicat Force ouvrière puis adhère au Parti socialiste en 1973. Conseiller municipal depuis 1965 puis adjoint au maire du petit village de Bolquère, il se présente aux élections cantonales en mars 1976. Il est exclu du Parti socialiste à l'issue du second tour pour ne pas avoir respecté les consignes de désistement en faveur du Parti communiste. Il devient alors conseiller général du canton de Montlouis. Vice-président du conseil général depuis 1979, il en est élu président en mars 1982. Il s'inscrit au Mouvement des radicaux de gauche (MRG) en 1981 mais en démissionne en mars 1982. Maire de Bolquère depuis 1977, il est élu conseiller municipal de Prades puis maire (sans étiquette) en mars 1983. Il conserve son siège de conseiller général du canton de Prades au premier tour des élections cantonales du 10 mars 1985 : candidat de l'Union pour la démocratie française (UDF), il est réélu président du conseil général le 22 mars 1985. A partir de 1983, il préside également l'Association départementale des maires et le Syndicat de communes pour le personnel. Il dirige en outre la Société mixte pour l'équipement du Roussillon et l'Union départementale des syndicats intercommunaux scolaires et de transport.

Au niveau local, il oeuvre jusqu'à son décès à la rénovation de la ville de Prades : remise en état du palais de justice, réhabilitation de la maison de retraite, mise en place de nouvelles infrastructures routières. Il contribue également au rayonnement culturel et régional de sa ville grâce à la promotion du festival de musique de chambre Pablo Casals (instauré en 1950), d'un festival de cinéma, de l'Université catalane et de la foire-exposition de Prades. Il est également très actif au niveau départemental. Il se rend ainsi en juin 1984 en visite officielle à Barcelone où il rencontre Jordi Pujol, président de la généralité de Catalogne, pour mettre en place différentes formes de collaboration transfrontalière dans les domaines linguistique, culturel et économique.

Il est élu sénateur des Pyrénées-Orientales le 25 septembre 1983 : dès le premier tour, il obtient la majorité absolue, soit 492 voix sur les 861 suffrages exprimés. Cet ancien socialiste se présente en tant que candidat isolé. Il rejoint le groupe de l'Union centriste des démocrates de progrès (UCDP) au Palais du Luxembourg dont il occupe jusqu'à sa mort la fonction de vice-président. La trajectoire politique de Guy Malé est similaire à celle de son prédécesseur, Léon-Jean Gregory, ami de son père, en rupture avec le Parti socialiste depuis le congrès d'Epinay, et depuis l'alliance avec le Parti communiste. Guy Malé le seconde d'ailleurs en tant que président délégué du Conseil général et hérite au Palais du Luxembourg du siège que le sénateur détenait depuis 1948. Paul Alduy, deuxième candidat élu en 1983, suit également le même parcours politique.

Membre de la commission des affaires économiques de 1983 à 1986, il siège, à partir d'octobre 1986, à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale. Il est également nommé en 1986 et 1987 membre titulaire du conseil d'administration du Conservatoire du littoral et des rivages lacustres.

Pendant ses quatre années de mandat, il intervient souvent en séance publique. Ses prises de parole concernent notamment la politique de décentralisation. En 1983, au cours de la discussion du projet de loi de finances pour 1984, il exprime ses inquiétudes face à une répartition inéquitable des dotations allouées au titre de la décentralisation et de l'équipement en direction des communes rurales et de certains départements. Il déplore notamment le désengagement financier de l'Etat qui se traduit par une diminution du taux des subventions versées aux communes, et qui oblige celles-ci à recourir à des emprunts à taux élevés pour financer les travaux d'équipement. Il intervient également au titre de rapporteur de la commission des lois dans les discussions sur la réforme des compétences des chambres régionales des comptes, et lors des débats sur l'organisation des conseils généraux et régionaux.

Il profite de son mandat national pour alerter le Gouvernement sur les besoins de son département. Il évoque notamment les menaces pesant sur l'agriculture, liées à la sécheresse de l'été 1985, le manque de moyens en matière scolaire, et la nécessité d'une coopération financière entre l'Etat et la région pour mettre en place de nouvelles infrastructures routières et ferroviaires. Il défend les intérêts de sa région face à la concurrence de l'Espagne, admise au sein de la Communauté économique européenne (CEE) le 1er janvier 1986. Il évoque ainsi ses inquiétudes quant à l'avenir des exportations agro-alimentaires et la perte de compétitivité de l'industrie française sur les marchés extérieurs. En décembre 1983, il est d'ailleurs élu vice-président du groupe sénatorial d'étude de l'économie des régions méridionales, chargé d'examiner les problèmes posés par l'élargissement de la CEE, en particulier dans les Pyrénées Orientales.

Ses sujets de préoccupation sont variés. Il s'intéresse notamment aux questions relatives à la liberté de la presse (problèmes posés par le monopole de gestion des réseaux herztiens, et par le financement par l'Etat de l'agence France presse, AFP). Il évoque à plusieurs reprises les difficultés économiques rencontrées par les artisans, notamment dans le secteur du bâtiment, mais aussi par les commerçants, face à l'accroissement de la part de marché des grandes surfaces et à des mesures gouvernementales peu incitatives. Il souhaite un soutien plus important aux associations de consommateurs et à l'Institut national de la consommation en période de crise économique. Il s'intéresse enfin aux problèmes de financement des stages de formation économique, sociale et syndicale.

Il disparaît brutalement, terrassé à l'âge de cinquante-sept ans par une crise cardiaque. Lors de son éloge funèbre, le président du Sénat, Alain Poher, met en avant « son sens inné de la fidélité en amitié, sa simplicité, son ouverture permanente au dialogue [qui] lui attiraient la sympathie de tous ». Suite à son décès, son suppléant André Daugnac, conseiller général du canton de Millas et maire du Soler lui succède au Palais du Luxembourg.

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Photo de M. Guy MALE, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 1er juillet 1930
Décédé le 3 décembre 1987
Profession
Directeur technique
Département
Pyrénées-Orientales