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Création d'une fourragère de l'ordre de la Libération

8e législature

Question écrite n° 08152 de M. Gérard Larcher (Yvelines - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 02/10/1987 - page 1662

M.Gérard Larcher attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le bien-fondé de la création d'une fourragère de l'ordre de la Libération. Dans le souci d'assurer la pérennité du port de l'ordre de la Libération qui pourrait disparaître au décès du dernier compagnon de l'ordre, il souhaiterait que les régiments décorés de cet ordre - pour lequel un musée et une chancellerie ont déjà été créés - se voient attribuer le port d'une fourragère spécifique. Il lui rappelle qu'il existe les fourragères : de la Légion d'honneur ; la médaille militaire ; la Croix de guerre 1914-1918 ; la Croix de guerre 1939-1945 ; la Croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures (T.O.E.). En conséquence, il lui demande quelles dispositions peuvent être prises pour perpétuer le souvenir des épisodes glorieux des régiments qui ont participé à la libération de notre pays.



Réponse du ministère : Justice

publiée dans le JO Sénat du 03/03/1988 - page 297

Réponse. -La croix de l'ordre de la Libération, créée par le général de Gaulle, a été décernée, non seulement à des membres de la Résistance intérieure et des Forces françaises libres, mais également à des unités des armées et à des villes. C'est ainsi que cette croix a été attribuée à dix unités de l'armée de terre, cinq unités de l'armée de l'air, à deux bâtiments et une unité de la marine. La création d'une fourragère aux couleurs de l'ordre de la Libération, qui répondrait vraiment aux voeux des membres de cet ordre et des officiers dont les unités ont été décorées de cette haute distinction par le général de Gaulle, a été évoquée, à différentes reprises, par les chanceliers successifs de l'ordre de la Libération. Pour assurer la pérennité du port de l'ordre de la Libération, appelé à disparaître avec le décès du dernier compagnon, il paraît, en effet, très souhaitable et légitime qu'une fourragère soit instaurée et remise aux régiments qui ont eu l'honneur de recevoir cette décoration. Soucieux de voir perpétuer le souvenir et les traditions qui s'attachent à l'ordre de la Libération, le garde des sceaux se propose, en conséquence, de saisir le Premier ministre de cette éventuelle création.