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Prévention des maladies cardio-vasculaires

8e législature

Question écrite n° 08318 de M. Marcel Vidal (Hérault - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 29/10/1987 - page 1711

M.Marcel Vidal attire l'attention de Mme le ministre délégué auprès du ministre des affaires sociales et de l'emploi, chargé de la santé et de la famille, sur les maladies cardio-vasculaires, maladies les plus coûteuses en France : elles tuent chaque année près de 200 000 personnes. Il apparaît que, d'une part, la recherche et, d'autre part, les moyens de prévention ne soient pas privilégiés en France, contrairement à d'autres pays comme les Etats-Unis ou la Finlande qui ont vu en dix ans la mortalité cardio-vasculaire diminuer de près de 25 p. 100. Aussi il lui demande de bien vouloir examiner quelles mesures il est nécessaire de prendre afin de réduire les conséquences de ces maladies.



Réponse du ministère : Santé et famille

publiée dans le JO Sénat du 28/01/1988 - page 127

Réponse. -Les maladies cardio-vasculaires représentent effectivement 200 000 décès par an, dont un tiers est dû aux accidents aigüs coronariens, un tiers aux décès par insuffisance cardiaque quelle qu'en soit l'origine le dernier tiers et aux accidents vasculaires cérébraux. C'est la première cause de mortalité en France. C'est la raison pour laquelle a été mise en place en 1985 une Commission nationale des maladies cardio-vasculaires, chargée de formuler des propositions pour lutter contre ces maladies. La prévention doit être privilégiée. Elle consiste notamment à lutter contre le tabagisme, contre l'hypertension artérielle, et à prendre en compte les problèmes relatifs à la nutrition. Des campagnes d'information concernant les dangers du tabac ont déjà été réalisées. Une grande campagne nationale d'information a commencé le 14 janvier 1988. Une campagne d'information concernant les dangers de l'hypertension artérielle a été réalisée récemment par la fédération de cardiologie sous le slogan " Hypertension, attention . " Un groupe de travail de la commission nationale des maladies cardio-vasculaires étudie les problèmes relatifs à la nutrition ; dès qu'il aura remis son rapport, une information sera donnée auprès des médecins et de la population.