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Maintien de l'usine CIT Alcatel de Querqueville (Manche)

8e législature

Question écrite n° 09285 de M. René Travert (Manche - U.R.E.I.)

publiée dans le JO Sénat du 14/01/1988 - page 32

M. René Travert expose à M. le ministre de l'industrie, des P. et T. et du tourisme que le plan de restructuration envisagé par Alcatel N.V. est susceptible de mettre en péril l'existence même de l'usine C.I.T. Alcatel de Querqueville déjà durement touchée par la suppression de plus de 200 emplois en 1987. Il lui demande si des mesures sont envisagées pour empêcher la disparition de cette unité industrielle.



Réponse du ministère : Industrie

publiée dans le JO Sénat du 14/04/1988 - page 513

Réponse. -L'avenir de l'usine C.I.T. Alcatel de Querqueville s'inscrit dans celui plus général du développement de l'industrie des télécommunications ; celle-ci passe en ce moment par de profondes restructurations en raison d'évolutions technologiques entraînant des gains de productivité rapides. De nombreux rapprochements conduisant à des fusions et à des coopérations s'effectuent partout pour faire face à un marché de plus en plus compétitif et mondial. Dans ce contexte très évolutif, l'usine de Querqueville est l'un des deux pivots de la production des commutateurs téléphoniques numériques E. 10/M.T. qui équipent la France et de nombreux pays étrangers où la compétition est devenue plus vive. Or, le maintien de l'emploi passe nécessairement par la conquête de marchés à l'exportation. Des efforts en ce sens sont faits par C.I.T. Alcatel et reçoivent de la part du ministère de l'industrie, des P.et T. et du tourisme et de celle du ministère délégué chargé des P. et T. tout l'appui possible. Par ailleurs, le maintien des deux gammes de produits, E. 10/M.T. d'origine Alcatel et S. 12 de l'ex-I.T.T., a un effet stabilisateur sur la charge des usines françaises travaillant en commutation publique. Dans les circonstances présentes, C.I.T. Alcatel n'envisage pas d'imposer des réductions d'effectifs en 1988, mais recherche des gains de compétitivité en rationalisant certains services généraux sur les deux sites d'Eu et de Cherbourg. A moyen terme, l'avenir du site de Querqueville dépendra au premier chef du niveau des commandes qu'obtiendra C.I.T. Alcatel.