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Généralisation des fautes d'orthographe ou de grammaire sur les affiches publicitaires

9e législature

Question écrite n° 04908 de M. Marcel Vidal (Hérault - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 01/06/1989 - page 819

M. Marcel Vidal attire l'attention de M. le ministre de la culture, de la communication, des grands travaux et du Bicentenaire sur la généralisation des fautes d'orthographe ou grammaticales sur les affiches publicitaires. Même si l'on considère avec quelque malice et beaucoup de recul que les libertés prises avec la langue française peuvent faire partie intégrante d'une stratégie de communication, il n'en demeure pas moins que, volontaires ou non, ces erreurs diffusées par principe au plus large public semblent porter une contradiction flagrante à la volonté de maîtriser au mieux notre langue. Aussi, il lui demande quelle mesure pourrait être envisagée par ses services afin d'éviter ces dérives publicitaires qui constituent, en fait, des atteintes par accoutumance.



Réponse du ministère : Culture

publiée dans le JO Sénat du 14/09/1989 - page 1498

Réponse. - Les services du ministère de la culture, de la communication, des grands travaux et du Bicentenaire ne disposent pas d'éléments précis relatifs à la dérive signalée par l'honorable parlementaire. La profession publicitaire n'est soumise qu'à l'autocontrôle du bureau de vérification de la publicité (B.V.P.). Les slogans publicitaires ont toujours pris quelque liberté avec une conception académique de l'orthographe, comme on peut le vérifier en se rendant aux expositions consacrées régulièrement aux affiches publicitaires. La limite à cette liberté restera tout naturellement le comportement critique du consommateur.