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Lutte contre le sida en Europe centrale et en Europe de l'Est

10e législature

Question écrite n° 00028 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 15/04/1993 - page 632

M. Emmanuel Hamel signale à l'attention de M. le ministre délédué à la santé la déclaration rendue publique le 2 avril à Riga par les représentants des pays d'Europe centrale et orientale sur le risque de propagation de l'épidémie de sida. Il lui demande quelles observations ce texte appelle de sa part et quelle coopération il va promouvoir avec les gouvernements d'Europe centrale et d'Europe de l'Est pour combattre cette épidémie.



Réponse du ministère : Santé

publiée dans le JO Sénat du 22/07/1993 - page 1213

Réponse. - Le ministère de la santé a participé avec beaucoup d'intérêt à la conférence organisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Riga (Lettonie) au début du mois d'avril 1993. Cette conférence avait pour but premier de sensibiliser les ministres de la santé et les ministres des finances des pays d'Europe centrale et orientale à la nécessité de lancer dès à présent une action de prévention du sida dans leur pays. La plupart de ces pays sont encore peu touchés par l'épidémie de sida et les pouvoirs considèrent bien souvent que la lutte contre le sida ne fait pas partie, pour le moment, de leurs principales priorités. Le thème de la conférence était : Investir dans la santé. Il s'agissait de montrer qu'investir aujourd'hui un peu dans la prévention permettrait d'économiser beaucoup demain dans le domaine des soins. Dans son préambule, la déclaration de Riga, adoptée par tous les participants, déclare : " Il nous faut agir maintenant, en tirant partie des enseignements acquis dans le monde entier, sans attendre que l'épidémie s'installe. " Le ministère de la santé approuve pleinement les principes d'action inclus dans la déclaration de Riga : investir dans la santé, promouvoir une réelle mobilisation sociale et politique, reconnaître que la promotion de la santé est l'instrument principal de toute action pour enrayer l'épidémie, respecter les droits de l'homme, veiller à la sécurité des environnements de soins, établir des systèmes de sérosurveillance, coordonner les investissements, mettre en oeuvre la solidarité internationale. La France, pays européen le plus touché par l'épidémie de sida, doit être solidaire des pays d'Europe de l'Est dans ce combat qui nous concerne tous. Il convient maintenant de définir les modalités de notre coopération et les moyens publics et privés, que nous pourrons dégager pour cela. Le ministère de la santé envisage de prendre des initiatives dès l'automne 1993 en liaison avec tous les acteurs français de la lutte contre le sida ainsi qu'avec les organismes de financement en vue de définir les moyens qu'il est possible de mettre en oeuvre pour soutenir l'action des pays d'Europe centrale et orientale dans leur lutte contre la pandémie.