Question de M. VOILQUIN Albert (Vosges - RI) publiée le 03/06/1993

M. Albert Voilquin attire l'attention de M. le Premier ministre sur la décision prise de suspendre les expériences nucléaires. Il semble que le but recherché de faire échec à la prolifération nucléaire et de faire procéder à une réduction de ces armements ne soit pas suivi d'effet par les Etats-Unis et par d'autres. S'il ne s'agit pas de remettre en cause la priorité de la dissuasion nucléaire en matière de défense, il ne faut pas perdre de vue qu'il s'agit d'un domaine où nous devons être à la pointe du progrès, et que ces essais nucléaires servent à voir si on ne peut pas appliquer les progrès techniques aux têtes nucléaires en matière d'application pacifique. Il serait heureux d'avoir tout apaisement à ce sujet

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Réponse du ministère : Premier ministre publiée le 02/02/1995

Réponse. - Ainsi que le rappelle l'honorable parlementaire, la dissuasion nucléaire demeure un des piliers de notre défense. Notre pays a pris l'initiative d'interrompre ses essais nucléaires et appelé les autres puissances à faire de même, tout en souhaitant préserver sa capacité de dissuasion pour faire face à toute menace. Le rapport annexé à la loi no 94-507 du 23 juin 1994 relative à la programmation militaire pour les années 1995 à 2000 précise notamment que le Livre blanc prévoit le renouvellement des forces nucléaires, sans rechercher nécessairement l'amélioration immédiate des performances techniques que la situation mondiale ne justifie pas et que l'un des axes de la programmation des forces nucléaires est constitué par un effort déterminé dans le domaine de la simulation et de la modélisation des expérimentations nucléaires.

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