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VOILQUIN Albert

Ancien sénateur des Vosges

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1977
  • Réélu le 28 septembre 1986
  • Fin de mandat le 1er octobre 1995 (ne se représente pas)

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe des Républicains et Indépendants

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

VOILQUIN (Albert)

Né le 17 février 1915 à Médonville (Vosges) Décédé le 2 août 1999 à Neufchâteau (Vosges)

Député des Vosges de 1962 à 1977

Sénateur des Vosges de 1977 à 1995

Bachelier de l'enseignement secondaire, Albert Voilquin poursuit des études supérieures de philosophie et de théologie pour se diriger vers la prêtrise. Au terme de son cycle d'études au petit séminaire de Mattaincourt, il entre au grand séminaire de Saint-Dié. Mobilisé en 1939 et fait prisonnier en Silésie, il est rapatrié en raison de son état de santé. Il entre dans la Résistance en 1943 au sein des FFI. Médaillé de la Résistance, il reçoit la Croix de guerre 1939-1945 et la Croix du combattant volontaire. Après guerre, il renonce à sa vocation première et entre dans la fonction publique. De 1945 à 1955, il est administrateur au contrôle des dépenses des engagés civils et militaires en Allemagne à Baden-Baden, puis à Berlin et en Autriche. De retour en France, il est nommé inspecteur central du Trésor à Vrécourt.

Très engagé dans le syndicalisme, il participe à la fondation de Force ouvrière (FO) en 1948. Membre du comité directeur du Mouvement républicain populaire (MRP) des Vosges de 1955 à 1960, il se présente, dès

1958, aux élections législatives dans la 4e circonscription de Neufchâteau. Il est élu député et conserve son

mandat jusqu'en 1977. Membre fondateur du Parti libéral européen en 1961, il s'apparente l'année suivante au groupe parlementaire de l'Entente démocratique puis, en 1967, il rejoint le groupe des Républicains indépendants du Palais Bourbon. Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées de 1959 à 1967, il est élu secrétaire de la commission des finances de l'économie et du Plan de 1967 et 1973, puis retrouve la commission de la défense nationale qu'il préside jusqu'en 1977. Egalement membre de l'assemblée consultative du Conseil de l'Europe et de l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale de 1962 à 1967, il est élu Questeur de l'Assemblée nationale de 1976 à 1977.

Bien implanté politiquement sur le plan local, il est maire de Neufchâteau de 1963 à 1977 et vice- président de l'association des maires de France de 1975 à 1977. Il occupe également les fonctions de conseiller général du canton de Neufchâteau de 1963 à 1979, puis du canton de Bulgnéville de 1982 à 1994. Il est enfin conseiller régional de Lorraine de 1974 à 1986. Investi dans les instances politiques vosgiennes, il assure la présidence régionale de l'Union pour la démocratie française (UDF).

Aux élections sénatoriales du 25 septembre 1977, il se présente avec Christian Poncelet, alors secrétaire d'Etat et président du Conseil général des Vosges. Sur la liste d'Union pour la Défense des collectivités locales vosgiennes, ils sont élus dès le premier tour : Christian Poncelet obtient 819 voix sur 1 212, et Albert Voilquin

755. Aux élections sénatoriales du 28 sept 1986, ils sont brillamment réélus dès le premier tour : Christian Poncelet (RPR) est élu avec 77,75% des voix, et Albert Voilquin (UDF) avec 75,69%. Ce résultat triomphal est toutefois sans surprise compte tenu de la composition d'un collège électoral vosgien au sein duquel la droite contrôle la très grande majorité des communes.

Membre du groupe sénatorial de l'Union des Républicains et indépendants jusqu'en 1992, puis des Républicains indépendants ensuite, Albert Voilquin siège, de 1977 à 1995, à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. Ses travaux parlementaires portent essentiellement sur les questions militaires. Tout au long de son mandat, il est rapporteur pour avis des budgets de l'armée de l'air dans

la discussion des projets de lois de finances. En tant que rapporteur, il évoque les efforts nécessaires en matière de dissuasion nucléaire, mais aussi de défense classique, et la revalorisation attendue de la carrière des personnels militaires. Il est nommé vice-président de deux groupes d'étude portant, l'un, sur les problèmes des militaires retraités (1979), à l'occasion duquel il évoque les difficultés des anciens combattants, notamment d'Afrique du nord et souhaite une revalorisation de leur rente mutualiste, et l'autre sur les problèmes de la gendarmerie et de la police (1980), qui lui permet de rendre hommage à plusieurs reprises à leur action.

Il rappelle également la nécessité d'accentuer les efforts budgétaires en direction de l'armée de l'air. Avec son groupe parlementaire, il vote, à plusieurs reprises, notamment entre 1982 et 1984, contre l'adoption de ce budget qu'il juge insuffisant. Il regrette le retard technique accumulé par manque de moyens. En 1990, il rédige un rapport d'information sur la force aérienne tactique (FATAC). En 1994, il dépose un rapport d'information sur les perspectives d'avenir du transport aérien militaire. Très attaché au maintien du service national et hostile à une armée de métier, il siège au conseil permanent du service militaire, et rappelle le rôle joué par le service militaire en termes d'instruction civique et de brassage social.

En séance publique, Albert Voilquin profite de ses interventions pour défendre les intérêts de son département. Il rappelle ainsi l'importance des postes et des télécommunications en zones rurales, et la nécessité d'y maintenir le service public. Il met en avant les difficultés rencontrées par l'industrie textile malgré un réel effort de soutien de la part des pouvoirs publics.

En 1981, il s'oppose à la loi portant abolition de la peine de mort. Il intervient au cours des débats pour critiquer l'absence de campagne d'information. Il décrit la peine de mort comme une protection nécessaire de la société. En revanche, il vote la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980, la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, et la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982, la loi relative au revenu minimum d'insertion en

1988, la loi constitutionnelle ajoutant à la constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992, et la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993.

Il met un terme à sa carrière politique en ne se représentant ni aux élections cantonales de 1994, ni aux élections sénatoriales de 1995. Celui que Georges Pompidou surnommait « la pie vosgienne » en raison de son éloquence, est élevé au grade de chevalier de la Légion d'honneur en 1997.

Il meurt à 84 ans dans la ville dont il fut maire.

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Photo de M. Albert VOILQUIN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe des Républicains et Indépendants
Etat-civil
Né le 17 février 1915
Décédé le 2 août 1999
Profession
Inspecteur Central du Trésor
Département
Vosges