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Projet de fermeture de la base aérienne 203 de Cenon (Gironde)

10e législature

Question écrite n° 12413 de M. Philippe Madrelle (Gironde - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 19/10/1995 - page 1959

M. Philippe Madrelle appelle l'attention de M. le ministre de la défense sur le projet de fermeture de la base 203 de Cenon en Gironde. Il lui rappelle que cette base, qui existe depuis 1964, est spécialisée dans les transmissions au sol de l'armée de l'air et accueille environ 400 militaires, dont une cinquantaine d'appelés et une trentaine de civils. Dotée d'infrastructures fort récentes et très modernes notamment d'un service informatisé qui fonctionne 24 heures sur 24, cette base militaire joue un rôle de relais téléphonique et télégraphique de premier plan. En effet, plusieurs stations hertziennes isolées sont rattachées à cette base qui assure en outre chaque année la formation de 350 spécialistes. Sur le plan local, les familles des militaires participent activement à la vie associative ; les commerçants expriment une légitime inquiétude face à ce projet de fermeture. En conséquence, il lui demande de bien vouloir prendre les mesures relatives au nécessaire maintien de cette unité militaire qui a toujours fait partie de la ville de Cenon.



Réponse du ministère : Défense

publiée dans le JO Sénat du 07/12/1995 - page 2267

Réponse. - Composée d'environ quatre cents personnes, la base aérienne 203 de Cenon est une unité de faible dimension qui soutient un ensemble technique d'instruction spécialisée (ETIS) et un groupe de télécommunication (GT). Un réseau d'antennes de transmissions " hertziennes " est, par ailleurs, implanté sur son site. Face au changement de technologie opéré dans les transmissions de l'armée de l'air et à l'arrivée du réseau interarmées " Socrate ", l'ETIS de Cenon, équipé de matériel d'ancienne génération, disparaîtra naturellement en 1998, et ses fonctions seront reprises par l'ETIS " Socrate " installé sur la base aérienne 123 d'Orléans. Par ailleurs, dans le cadre des nécessaires mesures d'adaptation de l'outil de défense liées aux contraintes budgétaires imposées par la loi de programmation militaire 1995-2000, l'armée de l'air doit notamment rationaliser le domaine du soutien. Le GT, dont la seule présence ne justice plus le maintien d'une structure de base aérienne, sera donc logiquement transféré vers la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac. Toutefois, le réseau d'antennes installées sur une partie de la base de Cenon sera conservé pour des impératifs inhérents à la technique des transmissions. Ce point " air " sera rattaché à la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac. Enfin, il est à souligner que l'impact de cette restructuration, sur la plan de l'économie locale, ne devrait pas être gravement ressenti puisque le transfert du GT s'effectue à l'intérieur de la garnison, et n'implique donc pas nécessairement un changement de résidence des personnels.