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Conséquences de la réduction du taux du Livret A

10e législature

Question écrite n° 15169 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 25/04/1996 - page 979

M. Emmanuel Hamel signale à l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances l'information parue dans Les Echos du 5 mars 1996 selon laquelle " le lundi 4 mars 1996 la Caisse des dépôts et consignations a confirmé que les retraits du Livret A atteignaient 11 milliards de francs sur la première quinzaine de février ". Il lui demande : 1o quel a été le montant des retraits du Livret A : pour la deuxième quinzaine de février ; pour le mois de mars ; pour la première quinzaine du mois d'avril ; 2o quelle a été l'affectation des milliards retirés du Livret A et les conséquences de ce retrait sur l'économie française et notamment l'emploi.



Réponse du ministère : Économie

publiée dans le JO Sénat du 08/08/1996 - page 2064

Réponse. - La décollecte sur livret A s'est élevée à 24,8 milliards de francs en février, 25,5 milliards en mars et 8,5 milliards en avril. Ces retraits sur livrets A sont significatifs mais doivent s'apprécier au regard de l'augmentation de l'encours des dépôts de 52,8 milliards de francs en 1995. Cette décollecte est, en partie, liée à des transferts sur d'autres produits d'épargne et notamment ceux mis en place ou améliorés par le Gouvernement pour favoriser l'épargne des jeunes ou des plus modestes. Elle a également contribué à alimenter la consommation des ménages. Elle n'a absolument pas remis en cause le financement du logement locatif social, la liquidité des fonds d'épargne restant excellente. Par ailleurs, la baisse du taux du livret A a grandement facilité le montage d'opérations nouvelles et apportera un allégement important des charges financières supportées par les organismes d'habitations à loyer modéré.