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Ecole française de Séoul

10e législature

Question écrite n° 18703 de M. Xavier de Villepin (Français établis hors de France - UC)

publiée dans le JO Sénat du 14/11/1996 - page 2944

M. Xavier de Villepin attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur le dossier de l'école française de Séoul. L'acquisition d'un terrain et la construction d'un immeuble à Séoul permettrait d'assurer le développement de l'école sur place et de garder le statut d'établissement d'ambassade. Une subvention de l'Agence nationale pour l'enseignement français à l'étranger de 10 millions de francs apparaît souhaitable pour aboutir à la réalisation du projet d'un coût total de 30 millions de francs. Pour assurer le financement, il est également prévu une participation importante des parents et un prêt bancaire pour lequel la garantie de l'ANEFE serait sollicitée. Plus d'une centaine d'entreprises françaises sont implantées dans le pays et l'on peut prévoir un développement de notre présence compte tenu de l'essor de la Corée du Sud notamment à la suite de la montée en puissance du contrat TGV et de l'implantation réussie de la grande distribution. Il lui demande son avis sur ce dossier.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 30/01/1997 - page 274

Réponse. - L'Agence pour l'enseignement français à l'étranger est actuellement très sollicitée par de nombreux établissements scolaires qui ont des projets d'extension, notamment dans les zones du monde où nos écoles doivent accompagner le développement de notre commerce extérieur. Pour la seule Asie du Sud-Est, vers laquelle les orientations de l'Agence la portent aujourd'hui en priorité, les écoles de Hong Kong, Singapour, Taipeh, Pékin, Kuala Lumpur, Vientiane, doivent ainsi gérer leur expansion. Or, les capacités financières de l'Agence ne lui permettent pas de faire face simultanément à toutes les demandes, aussi justifiées soient-elles. Le projet de l'école française de Séoul retient cependant toute son attention, notamment les avantages qui s'attachent à ce que, avec des capacités d'accueil accrues, elle puisse être maintenue sur place et conserver son statut d'établissement d'ambassade. Une subvention de 1 MF a été programmée en 1997 pour la réalisation d'une première tranche de travaux d'agrandissement des bâtiments actuels. Par ailleurs, l'Agence et le ministère des affaires étrangères s'emploient à rechercher les voies d'un cofinancement entre l'Etat, l'école et les familles pour l'achat d'un terrain adjacent et la construction d'un immeuble, l'ensemble étant destiné à revenir dans le patrimoine de l'Etat.