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Transports : campagne d'information consacrée à la sécurité routière

10e législature

Question écrite n° 18937 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 21/11/1996 - page 3031

M. Emmanuel Hamel signale à l'attention de Mme le secrétaire d'Etat aux transports la campagne d'information de la sécurité routière diffusant sur les ondes depuis la fin du mois d'octobre une série de messages faisant appel à la vigilance et à la responsabilité des conducteurs. Il lui demande : 1o quel a été le nombre de minutes consacré les mois de septembre et d'octobre dernier par les chaînes publiques de radio et de télévision au rappel des règles de vigilance et de responsabilité à assumer par les conducteurs automobiles le long des routes et autoroutes le jour et la nuit ; 2o les raisons pour lesquelles cette campagne d'information s'est terminée le 11 novembre, alors qu'il est nécessaire tout au long de l'année de rappeler aux conducteurs les règles élémentaires de sécurité pour une conduite sans risque ; 3o combien de minutes en 1995 et au premier semestre 1996 ont été consacrées par les chaînes publiques de télévision à l'appel à la sécurité routière et à la prévention des accidents pour réduire le nombre de décès et des handicapés à vie à la suite de collisions provoquées par l'excès de vitesse ou l'état alcoolique des conducteurs. Pourquoi les chaînes publiques de télévision contribuent-elles si peu à la prévention des accidents de la route ? Cela va-t-il changer ?



Réponse du ministère : Transports

publiée dans le JO Sénat du 30/01/1997 - page 309

Réponse. - Les réponses précises aux trois questions posées sont les suivantes : sur les radios publiques, plus d'une heure a été consacrée en septembre-octobre 1996 au rappel des règles de vigilance et de responsabilité à assumer par les conducteurs automobiles : France Inter (63 messages de 35 secondes, soit 37 minutes) et France Info (46 messages de 35 secondes, soit 27 minutes), ainsi que 24 minutes sur les télévisions publiques (France 2). Cette campagne n'a pas été prolongée au-delà du 11 novembre pour des raisons principalement budgétaires. Toutefois, l'efficacité de cette communication ainsi limitée en durée a été prouvée : elle a permis de toucher 80 % des Français en moyenne 10 fois (radio) et 5 fois (TV). Cette action a été par ailleurs reprise et amplifiée par les relais de la sécurité routière sur les plans régional et local. En 1995, pour le thème " vitesse ", les interventions se sont faites uniquement en radio, pendant 2 heures 49 minutes (France Inter : 161 messages de 35 secondes, soit 94 minutes et France Info : 129 messages de 35 secondes, soit 75 minutes). Le thème " alcool " a été quant à lui traité en radio pendant 1 h 10 (France Inter : 72 messages de 35 secondes, soit 42 minutes, France Info : 49 messages de 35 secondes, soit 26 minutes). Il a été repris en télévision pendant 14 minutes 25 secondes (France 2 : 25 spots de 25 secondes, soit 10 minutes 40 secondes et France3 : 9 spots de 25 secondes, soit 3 minutes 45 secondes). Au premier semestre 1996, le thème " alcool " a été traité, toujours en télévision pendant 22 minutes (France 2 : 24 spots de 25 secondes, soit 10 minutes, France3 ; 29 spots de 25 secondes, soit 12 minutes). Il faut également rappeler que, en 1996, en plus de ces programmes, les chaînes publiques de télévision ont diffusé des séries de dessins animés destinés aux jeunes enfants (Max dans la rue, dans l'émission d'accueil " Bonjour Babar ", 40 fois 2 minutes) sur France 3, et une série de spots, ainsi que plusieurs émissions d'une heure produites par la Fédération française des sociétés d'assurances (sur France 2). Le bilan ainsi établi est donc loin d'être négligeable, même si l'effort pourrait encore être plus important. C'est en ce sens que des contacts sont actuellement en cours avec la présidence des chaînes de télévision et de radios publiques.