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Evolution des exportations de viande bovine

10e législature

Question écrite n° 19822 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 02/01/1997 - page 9

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de la pêche et de l'alimentation sur l'information parue dans le Bulletin quotidien du 4 juillet dernier selon laquelle les exportations françaises de viande bovine ont chuté de 55 % en avril par rapport au même mois de 1995, selon les statistiques publiées par son ministère. Il lui demande de quel pourcentage de mai à décembre 1996 les exportations de viandes bovines ont chuté, progressé ou se sont stabilisées par rapport aux mêmes mois de l'année 1995, et quelles conclusions il en tire pour l'avenir des exportations françaises de viande bovine.



Réponse du ministère : Agriculture

publiée dans le JO Sénat du 27/03/1997 - page 949

Réponse. - En 1996, les importations de viandes et d'animaux finis en provenance de pays tiers dans l'Union européenne ont diminué de 6 %. Elles s'établissent à 396 000 tonnes équivalent carcasse (tec). La chute de la consommation de viande bovine dans la Communauté est à l'origine de cette évolution. Le repli est particulièrement notable pour les animaux vivants, qui ont chuté de 30 %. Toutefois, les importations de viandes fraîches et congelées ont augmenté respectivement de 7,8 % et 5 %. En tout état de cause, l'évolution des importations communautaires est inscrite dans les limites des contingents consolidés lors des accords de Marrakech du 15 avril 1994, relatifs au GATT. Ces accords garantissent, grâce au niveau élevé des équivalents tarifaires, une protection efficace contre les importations en provenance de pays tiers. Il en résulte que le total des importations de viande bovine ne dépasse pas 7 % de la consommation communautaire de viande bovine. Les exportations communautaires (1 030 000 tec en 1996) ont subi une baisse significative de 14 %. Les exportations d'animaux vivants, notamment, ont fortement chuté (- 30 %). Les tendances sur le marché français sont similaires à celles enregistrées dans la Communauté. A compter de la fin mars 1996, les importations de viandes, conserves et animaux vivants ont fortement diminué. Pour l'ensemble de l'année, elles s'établissent à 268 000 tec, soit - 36,5 % par rapport à 1995. Tous les produits sont en repli. Les importations d'animaux vivants ont fortement baissé ; elles s'établissent à 19 000 tec (- 20,8 %). Les importations de viandes fraîches ont atteint 220 000 tec, en baisse de 40 % (- 150 000 tec). Elles se situent à leur plus bas niveau depuis vingt ans. Les viandes congelées sont en baisse de 22 % (19 000 tec au total). L'absence d'importations en provenance de Grande-Bretagne et la contraction de celles en provenance d'Irlande expliquent cette chute spectaculaire. Les exportations françaises ont connu une baisse sensible (450 000 tec au total et - 13 % par rapport à 1995), mais moins prononcée que celle des importations. Il en résulte un solde du commerce extérieur bovin particulièrement favorable en 1996. Les exportations d'animaux vivants sont en forte progression sur les pays tiers (44 500 tec, en hausse de 20 % par rapport à 1995). En revanche, les exportations de viandes fraîches enregistrent une forte baisse en 1996 (235 000 tec, soit - 26,6 % par rapport à 1996). Les exportations de viandes congelées restent quasiment stables (160 000 tec).