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Accidents dus aux boîtes d'alimentation électrique

10e législature

Question écrite n° 20872 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 27/02/1997 - page 593

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre de l'industrie, de la poste et des télécommunications l'information parue dans le Figaro du 27 février 1997 selon laquelle deux accidents dus à la défaillance de boîtes d'alimentation électrique d'Electricité de France ont eu lieu en quelques jours à Paris. Il lui demande quelles mesures ont été prises pour vérifier la conformité des installations similaires à Paris mais aussi dans les grandes agglomérations du département du Rhône afin d'éviter que de tels accidents ne se reproduisent.



Réponse du ministère : Industrie

publiée dans le JO Sénat du 29/05/1997 - page 1583

Réponse. - Les accidents évoqués dans la question posée se sont produits les 9 et 17 janvier 1997 à Paris. Ils concernent tous les deux l'électrisation d'un chien par contact avec le couvercle en fonte d'une boîte électrique enfouie sous un trottoir. Ces boîtes ont pour fonction de connecter des câbles électriques entre eux. Le premier accident a eu lieu rue de Liège et un chien en a été victime. Le second accident s'est produit avenue George-V sans conséquence mortelle pour l'animal. Dans les deux cas, les techniciens dépêchés immédiatement sur place ont constaté une différence de potentiel de l'ordre de 200 volts entre le couvercle de la boîte et la terre, mettant ainsi en évidence un défaut d'isolement. Ces accidents résultent d'un concours de circonstances exceptionnel. En effet, ils se sont produits pendant le dégel après la période de froid intense qui a sévi sur la capitale et durant laquelle les trottoirs avaient été arrosés d'eau salée pour éviter le verglas. Les deux boîtes ont été retrouvées contenant de l'eau salée qui, particulièrement conductrice, a permis cette mise sous tension de l'enveloppe. EDF a entrepris par sondage de nombreux contrôles de ces boîtes. A ce jour aucun défaut n'a été détecté sur les matériels contrôlés. Ces contrôles se poursuivent. Il convient de préciser qu'il n'existe pas de boîtes identiques dans les grandes agglomérations du département du Rhône, évoquées par l'honorable parlementaire.