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Fichier informatique national des donneurs de moelle osseuse

11e législature

Question écrite n° 00170 de M. Bernard Barbier (Côte-d'Or - RI)

publiée dans le JO Sénat du 26/06/1997 - page 1722

M. Bernard Barbier attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé sur la nécessité de financer la mise au point d'un fichier informatique national des donneurs de moelle osseuse, sachant, d'une part, qu'une grande partie des donneurs volontaires est souvent rejetée sur des listes d'attente faute de moyen, de structuration, de coordination et, d'autre part, que les fichiers étrangers ne sont que des solutions provisoires. Il lui demande, en conséquence, s'il compte prendre des dispositions allant dans ce sens.



Réponse du ministère : Santé

publiée dans le JO Sénat du 08/01/1998 - page 112

Réponse. - Comme l'indique l'honorable parlementaire, il est tout à fait exact qu'un certain nombre de patients, atteints en majorité d'hémopathie maligne, ne peuvent accéder à l'allogreffe de moelle osseuse, en l'absence de donneur familial ou non apparenté. Au demeurant la greffe de moelle osseuse, qui constitue une des modalités thérapeutiques pour les malades atteints d'hémopathie maligne, et notamment celle réalisée à partir de donneurs non apparentés, qui représente 20 % des greffes, est loin d'assurer une certitude de guérison pour ces patients. Elle n'en demeure pas moins, pour certains d'entre eux, une ressource thérapeutique qu'il convient d'optimiser. La période actuelle est une période de transition, puisque la greffe de moelle osseuse avec donneur non apparenté n'est plus la seule méthode de greffe envisageable pour les malades concernés. La réflexion en cours actuellement va au-delà de la seule greffe de moelle osseuse, puisque maintenant d'autres techniques de greffes de cellules souches sont en passe d'être développées (cellules souches du sang périphérique ou cellules souches de sang placentaire). Trois objectifs peuvent être identifiés dans cette réflexion : améliorer les résultats de la greffe de cellules souches hématopoïétiques allogéniques non apparentées, améliorer la faisabilité de ces greffes non apparentées, notamment à travers la diversification des sources de cellules souches hématopoïétiques, réduire autant que possible le coût de ces greffes. L'établissement français des greffes et le ministère chargé de la santé s'attachent à développer autour de ces trois axes une stratégie de développement des allogreffes de cellules souches hématopoïétiques avec donneur non apparenté, en liaison étroite avec l'association France Greffe de Moelle, qui a en charge la gestion du fichier des donneurs volontaires. Cette stratégie est fondée, d'une part, sur le recrutement plus spécifique de donneurs volontaires, sur la base notamment de critères géographiques, d'autre part, sur le développement d'un réseau d'organismes de conservation de sang placentaire.