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Médicaments pour les pays pauvres

11e législature

Question écrite n° 01383 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 17/07/1997 - page 1950

M. Emmanuel Hamel signale à l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé l'article paru dans la Croix du 5 juin 1996 sous le titre : " Des médicaments hors de portée des pays pauvres " selon lequel seuls les pays riches peuvent accéder aux innovations thérapeutiques. Il lui demande quelle va être l'action du gouvernement français pour que les pays pauvres puissent disposer de nouveaux médicaments à moindre coût et en proportion de leurs besoins.

Transmise au ministère : Emploi



Réponse du ministère : Santé

publiée dans le JO Sénat du 25/09/1997 - page 2567

Réponse. - Le principal problème soulevé par cette question est celui du coût très élevé des médicaments innovants. C'est un sujet qui relève principalement des organisations internationales telles que les Nations unies, l'OMS ou la Banque mondiale. La France contribue à cette coopération multilatérale par une action menée par le ministère des affaires étrangères, secrétariat d'Etat à la coopération, et par le ministère de l'emploi et de la solidarité, secrétariat d'Etat à la santé. Par le biais d'une contribution financière et scientifique, la France soutient des programmes tels que ONUSIDA (Nations unies) ou le programme d'action pour les médicaments essentiels (Organisation mondiale de la santé), chargés d'aider les pays pauvres à mettre en place des stratégies nationales pharmaceutiques et plus particulièrement de lutte contre les maladies. Les différents programmes mènent leurs actions en liaison avec l'industrie pharmaceutique afin d'obtenir des dons ou des différentiels de prix selon les pays. Par ailleurs, différentes organisations caritatives oeuvrent également dans ce sens avec le soutien des pouvoirs publics.