Allez au contenu, Allez à la navigation

Cursus universitaires en environnement

11e législature

Question écrite n° 01412 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 17/07/1997 - page 1928

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur l'information parue dans Le Monde du 22 octobre 1996 selon laquelle " les cursus universitaires en environnement sont mal adaptés au marché de l'emploi ". Il lui demande quelle a été sa réaction face à cette constatation et si des mesures sont envisagées pour mieux orienter les étudiants désireux de se spécialiser en environnement vers des filières adaptées au marché de l'emploi.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 18/09/1997 - page 2462

Réponse. - L'information parue dans l'article du Monde du 22 octobre 1996 selon laquelle " les cursus universitaires en environnement sont mal adaptés au marché de l'emploi " pose le problème de la relation formation-emploi dans l'enseignement supérieur, sur lequel le ministère de l'éducation nationale s'est penché depuis les journées de la Sorbonne de 1991. A cet effet, dans le cadre des efforts visant à une meilleure insertion des étudiants, le ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie et différents partenaires professionnels ont engagé une réflexion sur l'articulation emploi-formation dans les plus grands secteurs professionnels et notamment celui de l'environnement. En ce qui concerne ce secteur, un rapport a été diffusé en septembre 1996 qui fait part des conclusions suivantes : au niveau BAC p 2, les formations qui comprennent une solide formation générale accompagnée d'une sensibilisation sur tel ou tel aspect de l'environnement répondent bien aux conditions du marché. En revanche, celles dont l'option concerne la gestion des milieux naturels ont des débouchés en voie de saturation ; au niveau BAC p4 où l'on trouve une majorité de formations s'appuyant sur les secteurs des sciences naturelles ou de la géographie, les débouchés sont loin de répondre aux attentes des sortants de l'université ; les écoles d'ingénieurs, qui offrent à la fin de leur cursus une solide formation de base assortie d'un complément à l'environnement, paraissent mieux adaptées, notamment aux besoins des milieux industriels ; si les formations de niveau BAC p 5 (DESS, etc.) permettent d'acquérir une double compétence, telles que le demandent les employeurs, les débouchés semblent peu nombreux et vite saturés. Par ailleurs, l'intérêt de poursuivre les réflexions sur un tel sujet s'est concrétisé par une rencontre entre les professionnels du secteur et les universitaires concernés par les disciplines de l'environnement. Ce colloque qui a eu lieu en décembre 1996 a rassemblé environ 200 personnes. Ses travaux ont confirmé l'intérêt pour les milieux professionnels comme pour l'enseignement supérieur d'entretenir un dialogue sur ce sujet.