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Politique en faveur de la sauvegarde des oliviers en France

11e législature

Question écrite n° 01768 de M. Marcel Vidal (Hérault - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 24/07/1997 - page 1975

M. Marcel Vidal attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur l'importance de sauver les derniers oliviers français, menacés d'inculture. Jadis, le sud de la France était couvert d'oliviers. On comptait 26 millions d'arbres en production plantés sur 168 000 hectares il y a à peine 150 ans. Actuellement la France produit 0,5 % de la production mondiale d'oliviers, soit 3 000 tonnes. L'objectif est d'atteindre une production de 5 000 tonnes par an, l'huile d'olive étant une alternative utile à la vigne. Les producteurs français sont tous des artisans qui ont l'amour du métier et ne lésinent pas sur la qualité. L'Union européenne a, depuis quelques années déjà lancé un programme d'incitation à la culture. L'encouragement à la replantation en France doit être soutenu, afin non seulement de préserver des emplois mais, aussi, de participer à une politique d'aménagement de l'espace rural. Il souhaiterait connaître sa position sur cette perspective.



Réponse du ministère : Agriculture

publiée dans le JO Sénat du 26/02/1998 - page 644

Réponse. - L'honorable parlementaire attire l'attention de monsieur le ministre de l'agriculture et de la pêche sur la nécessité de sauvegarder les derniers oliviers français menacés d'inculture. Ses préoccupations sont effectivement prises en compte puisqu'un plan de rénovation de l'olivier existe en France depuis 1995 et doit se poursuivre jusqu'en 1999. Doté d'un budget de 10,5 millions de francs sur les cinq ans, il est mis en oeuvre par la Société interrégionale pour le développement des oléagineux (SIDO) et s'articule autour de quatre priorités : développement et modernisation des vergers ; recherche et expérimentation ; renforcement de la compétitivité des entreprises ; promotion et qualité des produits. Le premier volet de ce programme a déjà concerné plus de 250 ha et les demandes des producteurs ont très nettement augmenté en 1997. Ce plan doit permettre d'augmenter la part de la production nationale dans la consommation française d'huile d'olive de qualité ; il a également un effet tout à fait positif sur le plan de l'aménagement de l'espace rural du sud de la France.